Aujourd’hui, nous allons plonger dans le monde fascinant de la mélatonine, cette hormone souvent méconnue mais pourtant essentielle à notre bien-être. Si vous avez déjà entendu parler de la « hormone du sommeil », sachez que c’est bien plus que cela. La mélatonine est une véritable hormone de régénération cellulaire, jouant un rôle crucial dans notre santé globale.
Qu’est-ce que la mélatonine ?
Commençons par le commencement. La mélatonine est une hormone naturellement produite par notre corps, plus précisément par la glande pinéale située dans notre cerveau. Sa production est intimement liée à notre cycle jour-nuit, également appelé rythme circadien.
Lorsque la luminosité baisse en fin de journée, nos yeux captent ce changement et envoient un signal à notre cerveau. C’est alors que la production de mélatonine commence, généralement vers 18h-20h, et augmente progressivement au cours de la nuit pour atteindre son pic entre 2h et 4h du matin.
Les multiples rôles de la mélatonine
Vous pensez peut-être que la mélatonine ne sert qu’à nous faire dormir ? Détrompez-vous ! Cette hormone de régénération cellulaire a bien plus d’un tour dans son sac :
Régulation du sommeil : Oui, c’est sa fonction la plus connue. La mélatonine nous aide à nous endormir et à maintenir un sommeil de qualité.
Réparation et récupération des tissus : Pendant notre sommeil, la mélatonine travaille d’arrache-pied pour réparer et régénérer nos cellules. C’est pourquoi on l’appelle « hormone de régénération cellulaire ».
Action anti-inflammatoire : Des études ont montré que la mélatonine peut aider à réduire l’inflammation dans notre corps.
Propriétés antioxydantes : La mélatonine est un puissant antioxydant, luttant contre les radicaux libres responsables du vieillissement cellulaire.
Régulation du système immunitaire : Elle joue un rôle dans le renforcement de notre système immunitaire.
Equilibre hormonal : La mélatonine interagit avec d’autres hormones, notamment le cortisol (l’hormone du stress), pour maintenir un équilibre hormonal optimal.
La mélatonine et le cortisol : un duo complémentaire
Il est intéressant de noter que la mélatonine travaille en tandem avec le cortisol, souvent appelé « l’hormone du stress ». Alors que la mélatonine atteint son pic pendant la nuit, le cortisol est à son plus haut niveau le matin, nous aidant à nous réveiller et à être actifs pendant la journée.
Ce ballet hormonal est essentiel pour notre bien-être quotidien. Un déséquilibre entre ces deux hormones peut entraîner des problèmes de sommeil, de stress chronique et même contribuer à long terme à des conditions comme le burn-out ou la fatigue chronique.
Les signes d’un manque de mélatonine
Comment savoir si votre corps ne produit pas assez de cette précieuse hormone de régénération cellulaire ? Voici quelques signes à surveiller :
Difficultés d’endormissement
Sommeil agité ou réveils nocturnes fréquents
Réveil matinal difficile avec une sensation de fatigue persistante
Humeur instable ou irritabilité
Compulsions alimentaires, particulièrement en fin de journée
Si vous reconnaissez plusieurs de ces symptômes, il est possible que votre production de mélatonine soit perturbée.
Les causes d’une carence en mélatonine
Dans notre monde moderne, de nombreux facteurs peuvent affecter notre production naturelle de mélatonine. En voici les principaux :
L’exposition aux écrans : La lumière bleue émise par nos smartphones, tablettes et ordinateurs perturbe la production de mélatonine. C’est particulièrement problématique lorsque nous utilisons ces appareils tard le soir.
La lumière artificielle : Nos maisons bien éclairées le soir peuvent tromper notre cerveau et retarder la production de mélatonine.
Les horaires de travail irréguliers : Le travail de nuit ou les horaires décalés perturbent considérablement notre rythme circadien et donc notre production de mélatonine.
L’alimentation : La consommation d’excitants comme le café, le thé, l’alcool ou même le chocolat en fin de journée peut affecter la production de mélatonine.
Le déséquilibre du microbiote intestinal : Notre intestin joue un rôle crucial dans la production de sérotonine, précurseur de la mélatonine. Un microbiote déséquilibré peut donc indirectement affecter notre production de mélatonine.
L’exposition aux champs électromagnétiques : Les ondes émises par nos appareils électroniques, le Wi-Fi, les téléphones portables, peuvent perturber notre production hormonale, y compris celle de la mélatonine.
Comment favoriser naturellement la production de mélatonine ?
Heureusement, il existe de nombreuses façons d’aider notre corps à produire cette précieuse hormone de régénération cellulaire. Voici quelques conseils :
Créez un environnement propice au sommeil :
Diminuez progressivement la luminosité de votre maison en soirée.
Utilisez des ampoules à lumière chaude plutôt que froide.
Evitez les écrans au moins 1h avant le coucher ou utilisez des lunettes anti-lumière bleue.
Adoptez une routine de sommeil régulière :
Couchez-vous et levez-vous à des heures fixes, même le week-end.
Visez 7 à 9 heures de sommeil par nuit.
Optimisez votre alimentation :
Privilégiez les aliments riches en tryptophane, précurseur de la mélatonine (dinde, œufs, fromage, noix, graines de citrouille).
Consommez des aliments naturellement riches en mélatonine (cerises, bananes, ananas, avoine).
Evitez les excitants après 16h.
Prenez soin de votre microbiote intestinal :
Consommez des aliments fermentés (yaourt, kéfir, choucroute).
Mangez varié et privilégiez les fibres.
Evitez les aliments ultra-transformés.
Réduisez votre exposition aux champs électromagnétiques :
Eteignez le Wi-Fi la nuit.
Eloignez les appareils électroniques de votre chambre.
Privilégiez les connexions filaires quand c’est possible.
Pratiquez une activité physique régulière :
L’exercice favorise un sommeil de qualité et régule la production hormonale.
Evitez cependant le sport intense en soirée.
Gérez votre stress :
Pratiquez la méditation, le yoga ou la respiration profonde.
Accordez-vous des moments de détente avant le coucher.
Les compléments alimentaires pour booster la mélatonine
Si malgré ces conseils, vous ressentez toujours un manque de mélatonine, il existe des compléments alimentaires qui peuvent vous aider. Voici une sélection des plus efficaces et recherchés :
Mélatonine pure :
[Lien vers un complément de mélatonine pure]
A utiliser avec précaution et de préférence sous surveillance médicale.
Tryptophane :
[Lien vers un complément de tryptophane]
Précurseur naturel de la sérotonine et de la mélatonine.
5-HTP :
[Lien vers un complément de 5-HTP]
Forme intermédiaire entre le tryptophane et la sérotonine.
Rhodiola :
[Lien vers un complément de rhodiola]
Plante adaptogène qui aide à réguler le système nerveux et la production hormonale.
Safran :
[Lien vers un complément de safran]
Connu pour son action positive sur l’humeur et le sommeil.
Magnésium :
[Lien vers un complément de magnésium]
Essentiel pour la production de mélatonine et la qualité du sommeil.
Vitamine B6 :
[Lien vers un complément de vitamine B6]
Nécessaire à la conversion du tryptophane en sérotonine.
Attention : Avant de prendre tout complément, il est recommandé de consulter un professionnel de santé, surtout si vous suivez déjà un traitement médical.
La mélatonine au-delà du sommeil
Pour conclure, j’aimerais insister sur l’importance de la mélatonine au-delà de son rôle dans le sommeil. En tant qu’hormone de régénération cellulaire, elle joue un rôle crucial dans notre santé globale.
Des recherches prometteuses sont en cours sur son potentiel dans la prévention et le traitement de diverses conditions, notamment certains cancers, les maladies neurodégénératives et les troubles de l’humeur.
De plus, son action antioxydante puissante en fait un allié de choix dans la lutte contre le vieillissement cellulaire. Prendre soin de notre production de mélatonine, c’est donc investir dans notre santé à long terme. N’oubliez pas que chaque petit changement compte. Que ce soit en modifiant votre environnement lumineux, en ajustant votre alimentation ou en adoptant de meilleures habitudes de sommeil, vous pouvez progressivement améliorer votre production de mélatonine et, par conséquent, votre bien-être général.
Alors, êtes-vous prêt à donner à votre corps toute l’attention qu’il mérite ? Commencez dès aujourd’hui à prendre soin de votre mélatonine, cette précieuse hormone de régénération cellulaire, et vous pourriez bien être surpris des bienfaits que vous en retirerez !
N’hésitez pas à partager cet article avec vos proches. La santé est notre bien le plus précieux, et la connaissance est le premier pas vers une vie plus saine et équilibrée.
Prenez soin de vous et à bientôt pour de nouveaux conseils santé !
Aujourd’hui, nous allons plonger dans le monde fascinant de la mélatonine, cette hormone souvent méconnue mais pourtant essentielle à notre bien-être. Si vous avez déjà entendu parler de « l’hormone du sommeil », sachez que c’est bien plus que cela. La mélatonine est une véritable hormone de régénération cellulaire, jouant un rôle crucial dans notre santé globale.
Qu’est-ce que la mélatonine ?
Commençons par le commencement. La mélatonine est une hormone naturellement produite par notre corps, plus précisément par la glande pinéale située dans notre cerveau. Sa production est intimement liée à notre cycle jour-nuit, également appelé rythme circadien.
Lorsque la luminosité baisse en fin de journée, nos yeux captent ce changement et envoient un signal à notre cerveau. C’est alors que la production de mélatonine commence, généralement vers 18h-20h, et augmente progressivement au cours de la nuit pour atteindre son pic entre 2h et 4h du matin.
Les multiples rôles de la mélatonine
Vous pensez peut-être que la mélatonine ne sert qu’à nous faire dormir ? Détrompez-vous ! Cette hormone de régénération cellulaire a bien plus d’un tour dans son sac :
Régulation du sommeil : Oui, c’est sa fonction la plus connue. La mélatonine nous aide à nous endormir et à maintenir un sommeil de qualité.
Réparation et récupération des tissus : Pendant notre sommeil, la mélatonine travaille d’arrache-pied pour réparer et régénérer nos cellules. C’est pourquoi on l’appelle « hormone de régénération cellulaire ».
Action anti-inflammatoire : Des études ont montré que la mélatonine peut aider à réduire l’inflammation dans notre corps.
Propriétés antioxydantes : La mélatonine est un puissant antioxydant, luttant contre les radicaux libres responsables du vieillissement cellulaire.
Régulation du système immunitaire : Elle joue un rôle dans le renforcement de notre système immunitaire.
Equilibre hormonal : La mélatonine interagit avec d’autres hormones, notamment le cortisol (l’hormone du stress), pour maintenir un équilibre hormonal optimal.
La mélatonine et le cortisol : un duo complémentaire
Il est intéressant de noter que la mélatonine travaille en tandem avec le cortisol, souvent appelé « l’hormone du stress ». Alors que la mélatonine atteint son pic pendant la nuit, le cortisol est à son plus haut niveau le matin, nous aidant à nous réveiller et à être actifs pendant la journée.
Ce ballet hormonal est essentiel pour notre bien-être quotidien. Un déséquilibre entre ces deux hormones peut entraîner des problèmes de sommeil, de stress chronique et même contribuer à long terme, à des conditions comme le burn-out ou la fatigue chronique.
Les signes d’un manque de mélatonine
Comment savoir si votre corps ne produit pas assez de cette précieuse hormone de régénération cellulaire ? Voici quelques signes à surveiller :
Difficultés d’endormissement
Sommeil agité ou réveils nocturnes fréquents
Réveil matinal difficile avec une sensation de fatigue persistante
Humeur instable ou irritabilité
Compulsions alimentaires, particulièrement en fin de journée
Si vous reconnaissez plusieurs de ces symptômes, il est possible que votre production de mélatonine soit perturbée.
Les causes d’une carence en mélatonine
Dans notre monde moderne, de nombreux facteurs peuvent affecter notre production naturelle de mélatonine. En voici les principaux :
L’exposition aux écrans : La lumière bleue émise par nos smartphones, tablettes et ordinateurs perturbe la production de mélatonine. C’est particulièrement problématique lorsque nous utilisons ces appareils tard le soir.
La lumière artificielle : Nos maisons bien éclairées le soir peuvent tromper notre cerveau et retarder la production de mélatonine.
Les horaires de travail irréguliers : Le travail de nuit ou les horaires décalés perturbent considérablement notre rythme circadien et donc notre production de mélatonine.
L’alimentation : La consommation d’excitants comme le café, le thé, l’alcool ou même le chocolat en fin de journée peut affecter la production de mélatonine.
Le déséquilibre du microbiote intestinal : Notre intestin joue un rôle crucial dans la production de sérotonine, précurseur de la mélatonine. Un microbiote déséquilibré peut donc indirectement affecter notre production de mélatonine.
L’exposition aux champs électromagnétiques : Les ondes émises par nos appareils électroniques, le Wi-Fi, les téléphones portables, peuvent perturber notre production hormonale, y compris celle de la mélatonine.
Comment favoriser naturellement la production de mélatonine ?
Heureusement, il existe de nombreuses façons d’aider notre corps à produire cette précieuse hormone de régénération cellulaire. Voici quelques conseils :
Créez un environnement propice au sommeil
Diminuez progressivement la luminosité de votre maison en soirée.
Utilisez des ampoules à lumière chaude plutôt que froide.
Evitez les écrans au moins 1h avant le coucher ou utilisez des lunettes anti-lumière bleue.
Adoptez une routine de sommeil régulière
Couchez-vous et levez-vous à des heures fixes, même le week-end.
Visez 7 à 9 heures de sommeil par nuit.
Optimisez votre alimentation
Privilégiez les aliments riches en tryptophane, précurseur de la mélatonine (dinde, œufs, fromage, noix, graines de citrouille).
Consommez des aliments naturellement riches en mélatonine (cerises, bananes, ananas, avoine).
Evitez les excitants après 16h.
Prenez soin de votre microbiote intestinal
Consommez des aliments fermentés (yaourt, kéfir, choucroute).
Mangez varié et privilégiez les fibres.
Evitez les aliments ultra-transformés.
Réduisez votre exposition aux champs électromagnétiques
Eteignez le Wi-Fi la nuit.
Eloignez les appareils électroniques de votre chambre.
Privilégiez les connexions filaires quand c’est possible.
Pratiquez une activité physique régulière
L’exercice favorise un sommeil de qualité et régule la production hormonale.
Evitez cependant le sport intense en soirée.
Gérez votre stress
Pratiquez la méditation, le yoga ou la respiration profonde.
Accordez-vous des moments de détente avant le coucher.
Les compléments alimentaires pour booster la mélatonine
Si malgré ces conseils, vous ressentez toujours un manque de mélatonine, il existe des compléments alimentaires qui peuvent vous aider. Voici une sélection des plus efficaces et recherchés :
Attention: Avant de prendre tout complément, il est recommandé de consulter un praticien de santé, surtout si vous suivez déjà un traitement médical.
La mélatonine au-delà du sommeil
Pour conclure, j’aimerais insister sur l’importance de la mélatonine au-delà de son rôle dans le sommeil. En tant qu’hormone de régénération cellulaire, elle joue un rôle crucial dans notre santé globale.
Des recherches prometteuses sont en cours sur son potentiel dans la prévention et le traitement de diverses conditions, notamment certains cancers, les maladies neurodégénératives et les troubles de l’humeur.
De plus, son action antioxydante puissante en fait un allié de choix dans la lutte contre le vieillissement cellulaire. Prendre soin de notre production de mélatonine, c’est donc investir dans notre santé à long terme. N’oubliez pas que chaque petit changement compte. Que ce soit en modifiant votre environnement lumineux, en ajustant votre alimentation ou en adoptant de meilleures habitudes de sommeil, vous pouvez progressivement améliorer votre production de mélatonine et, par conséquent, votre bien-être général.
Alors, êtes-vous prêt à donner à votre corps toute l’attention qu’il mérite ? Commencez dès aujourd’hui à prendre soin de votre mélatonine, cette précieuse hormone de régénération cellulaire, et vous pourriez bien être surpris des bienfaits que vous en retirerez !
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Avez-vous déjà entendu parler du nerf vague ? Si ce n’est pas le cas, ne vous inquiétez pas ! Vous n’êtes pas seul. Pourtant, ce petit héros méconnu de notre corps joue un rôle crucial dans notre bien-être quotidien. Imaginez un instant un chef d’orchestre invisible, dirigeant en silence la symphonie complexe de nos organes. C’est exactement ce que fait le nerf vague, jour après jour, sans que nous nous en rendions compte.
Dans cet article, nous allons plonger dans l’univers fascinant du nerf vague. Nous découvrirons ensemble comment ce nerf, souvent ignoré, est en réalité notre meilleur allié anti-stress naturel. Que vous soyez curieux d’en apprendre davantage sur votre corps ou à la recherche de moyens naturels pour améliorer votre bien-être, cet article est fait pour vous !
Alors, attachez vos ceintures et préparez-vous à un voyage passionnant au cœur de votre système nerveux. Vous ne verrez plus jamais votre corps de la même façon !
Le nerf vague : un mystérieux chef d’orchestre
Commençons par le commencement : qu’est-ce que le nerf vague exactement ? Pour faire simple, imaginez-le comme une autoroute de l’information qui relie votre cerveau à presque tous vos organes. C’est le plus long des nerfs crâniens, ces nerfs qui partent directement du cerveau. Et quand on dit long, on ne plaisante pas : il s’étend de votre cerveau jusqu’à vos intestins !
Mais ce qui rend le nerf vague vraiment spécial, c’est son rôle de chef d’orchestre. Il ne se contente pas de transmettre des informations dans un sens. Non, il fonctionne comme un véritable réseau de communication bidirectionnel. Imaginez-le comme un téléphone avec haut-parleur intégré : il peut à la fois parler et écouter.
Et savez-vous ce qui est encore plus incroyable ? La majorité des informations qui circulent sur cette autoroute nerveuse vont du corps au cerveau, et non l’inverse. En fait, environ 80% des fibres du nerf vague sont dédiées à envoyer des informations de vos organes vers votre cerveau. C’est comme si votre corps avait son propre système de surveillance interne, constamment en train de faire remonter des informations à votre cerveau sur l’état de vos organes.
Mais à quoi sert toute cette communication, me direz-vous ? Eh bien, c’est là que les choses deviennent vraiment intéressantes. Le nerf vague joue un rôle crucial dans ce qu’on appelle le système nerveux autonome (SNA). Ne vous laissez pas impressionner par ce terme un peu barbare. En réalité, c’est simplement la partie de notre système nerveux qui gère toutes les fonctions automatiques de notre corps. Vous savez, ces choses que nous faisons sans y penser, comme respirer, digérer ou faire battre notre cœur.
Le système nerveux autonome est divisé en deux branches principales : la branche sympathique et la branche parasympathique. La branche sympathique, c’est un peu comme l’accélérateur de votre voiture. Elle nous prépare à l’action, augmente notre rythme cardiaque, notre tension artérielle, et nous met en état d’alerte. C’est elle qui est responsable de la fameuse réaction « fight or flight » (combattre ou fuir) face au danger.
La branche parasympathique, quant à elle, c’est plutôt le frein de la voiture. Elle nous aide à nous détendre, à digérer, à récupérer. C’est elle qui nous permet de nous reposer et de recharger nos batteries. Et devinez quoi ? Le nerf vague est le principal acteur de cette branche parasympathique. C’est lui qui nous aide à retrouver notre calme après un moment de stress, qui ralentit notre cœur quand nous nous reposons, qui stimule notre digestion après un bon repas.
En d’autres termes, le nerf vague est notre allié anti-stress naturel. Il est constamment à l’œuvre pour maintenir l’équilibre dans notre corps, nous aidant à passer de l’état d’alerte à l’état de repos et de récupération. Sans lui, nous serions constamment sur les nerfs, incapables de nous détendre vraiment.
Les multiples talents du nerf vague
Maintenant que nous avons une idée générale de ce qu’est le nerf vague et de son rôle dans notre système nerveux autonome, plongeons un peu plus dans le détail de ses nombreuses fonctions. Croyez-moi, ce nerf est un véritable couteau suisse de notre corps !
Commençons par le haut du corps. Le nerf vague joue un rôle crucial dans de nombreuses fonctions que nous tenons pour acquises. Par exemple, vous savez cette sensation de nœud dans la gorge quand vous êtes stressé ? Eh bien, c’est en partie lié au nerf vague. Il contrôle les muscles de votre gorge et de votre larynx, ce qui explique pourquoi le stress peut parfois affecter votre voix ou votre capacité à avaler.
En parlant d’avaler, savez-vous que sans le nerf vague, nous aurions beaucoup de mal à le faire ? C’est lui qui coordonne le mécanisme complexe de la déglutition. La prochaine fois que vous avalez votre salive, pensez à remercier votre nerf vague !
Mais ce n’est pas tout. Le nerf vague joue également un rôle important dans notre respiration. Il envoie des signaux à nos poumons pour réguler notre rythme respiratoire. C’est pour cela que des exercices de respiration profonde peuvent avoir un effet calmant : ils stimulent le nerf vague et activent notre réponse parasympathique, nous aidant à nous détendre.
Descendons maintenant un peu plus bas dans le corps. Le nerf vague a une influence majeure sur notre cœur. Il agit comme un frein naturel, ralentissant notre rythme cardiaque quand nous sommes au repos. C’est grâce à lui que notre cœur ne bat pas constamment à 100 à l’heure ! Il aide également à maintenir une pression artérielle optimale.
Mais le talent du nerf vague ne s’arrête pas là. Il joue un rôle crucial dans notre système digestif. Il stimule la production d’enzymes digestives, régule les mouvements de notre estomac et de nos intestins, et même influence notre sensation de faim et de satiété. Vous savez cette sensation de papillons dans le ventre quand vous êtes nerveux ? C’est encore une fois lié au nerf vague et à son influence sur notre système digestif.
Le nerf vague a également un impact sur notre foie et notre vésicule biliaire. Il aide à réguler la production et la libération de bile, ce qui est essentiel pour une bonne digestion des graisses.
Mais attendez, ce n’est pas fini ! Des recherches récentes ont montré que le nerf vague joue également un rôle important dans notre système immunitaire. Il semble avoir un effet anti-inflammatoire, aidant à réduire l’inflammation chronique dans notre corps. C’est une découverte passionnante, car l’inflammation chronique est impliquée dans de nombreuses maladies, du diabète aux maladies cardiaques en passant par certains types de cancer.
Enfin, le nerf vague semble avoir un lien étroit avec notre microbiote intestinal, ces milliards de bactéries qui vivent dans nos intestins et jouent un rôle crucial dans notre santé. Bien que nous ne comprenions pas encore tous les détails de cette relation, il semble que le nerf vague serve de voie de communication entre notre cerveau et notre « deuxième cerveau » dans nos intestins.
Comme vous pouvez le voir, le nerf vague est impliqué dans une incroyable variété de fonctions dans notre corps. C’est un véritable chef d’orchestre, coordonnant l’activité de nombreux organes pour maintenir l’harmonie dans notre corps. Et le plus beau dans tout ça ? Il fait tout ce travail sans que nous ayons besoin d’y penser !
Le tonus vagal : la clé de votre bien-être ?
Maintenant que nous avons exploré les nombreuses fonctions du nerf vague, vous vous demandez peut-être : « Comment savoir si mon nerf vague fonctionne bien ? ». C’est là qu’entre en jeu la notion de tonus vagal.
Le tonus vagal, c’est un peu comme la forme physique de votre nerf vague. Il représente la capacité de votre nerf vague à s’activer de manière appropriée en fonction de votre environnement et des stress auxquels vous êtes confronté. Un bon tonus vagal, c’est comme avoir un nerf vague en pleine forme, capable de vous aider à vous détendre rapidement après un stress, à maintenir votre calme dans des situations difficiles, et à récupérer efficacement.
Mais comment mesure-t-on ce fameux tonus vagal ? Eh bien, c’est là que les choses deviennent un peu plus techniques. On ne peut pas mesurer directement l’activité du nerf vague, mais on peut la mesurer indirectement grâce à ce qu’on appelle la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC).
La VFC, c’est la variation du temps entre chaque battement de cœur. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, un cœur en bonne santé ne bat pas comme un métronome. Il y a de petites variations dans le temps entre chaque battement, et ces variations sont en grande partie contrôlées par le nerf vague.
Une VFC élevée est généralement considérée comme un bon signe. Elle indique que votre système nerveux autonome est flexible et capable de s’adapter rapidement aux changements de votre environnement. En d’autres termes, elle suggère un bon tonus vagal.
Et pourquoi est-ce important ? Eh bien, de nombreuses études ont montré qu’un bon tonus vagal est associé à une meilleure santé globale. Les personnes ayant un bon tonus vagal ont tendance à être plus résistantes au stress, à avoir une meilleure santé cardiovasculaire, un système immunitaire plus fort, et même une meilleure santé mentale.
En fait, certaines recherches suggèrent même que le tonus vagal pourrait être un indicateur de longévité. Des études ont montré que les personnes ayant une VFC plus élevée (et donc probablement un meilleur tonus vagal) ont tendance à vivre plus longtemps.
Mais ne vous inquiétez pas si vous pensez que votre tonus vagal n’est pas optimal. La bonne nouvelle, c’est qu’il est possible de l’améliorer ! Il existe de nombreuses façons naturelles de stimuler votre nerf vague et d’améliorer votre tonus vagal. Nous en parlerons plus en détail dans la prochaine section.
Le nerf vague et les maladies chroniques : un lien surprenant
Vous vous demandez peut-être quel rapport tout cela peut avoir avec les maladies chroniques. Eh bien, la réponse pourrait vous surprendre. De plus en plus de recherches suggèrent que le nerf vague pourrait jouer un rôle important dans de nombreuses maladies chroniques.
Pensez-y un instant. Le nerf vague est impliqué dans tellement de fonctions de notre corps, du contrôle de notre rythme cardiaque à la régulation de notre système immunitaire en passant par notre digestion. Il n’est donc pas étonnant que son dysfonctionnement puisse être lié à une variété de problèmes de santé.
Par exemple, des études ont montré que les personnes souffrant de maladies inflammatoires chroniques, comme la polyarthrite rhumatoïde ou les maladies inflammatoires de l’intestin, ont souvent un tonus vagal réduit. Cela pourrait expliquer en partie pourquoi ces maladies sont associées à une inflammation chronique (le nerf vague, qui a normalement un effet anti-inflammatoire, ne fonctionne pas de manière optimale).
De même, on a constaté que les personnes souffrant de dépression ou d’anxiété chronique ont souvent un tonus vagal plus faible. Cela pourrait expliquer pourquoi ces conditions sont souvent associées à des symptômes physiques, comme des problèmes digestifs ou des palpitations cardiaques.
Mais la bonne nouvelle, c’est que cette compréhension ouvre de nouvelles pistes thérapeutiques passionnantes. Par exemple, la stimulation du nerf vague est en train d’émerger comme une approche prometteuse pour traiter diverses conditions, de l’épilepsie résistante aux médicaments à la dépression sévère.
Des dispositifs de stimulation du nerf vague, implantés chirurgicalement, sont déjà utilisés pour traiter certaines formes d’épilepsie et de dépression. Et des recherches sont en cours pour explorer leur potentiel dans le traitement d’autres conditions, comme les migraines chroniques, la fibromyalgie, et même certains troubles du spectre autistique.
Mais ne vous inquiétez pas, vous n’avez pas besoin d’un dispositif implanté pour bénéficier des effets positifs de la stimulation du nerf vague. Il existe de nombreuses méthodes naturelles pour stimuler votre nerf vague et améliorer votre tonus vagal. C’est ce dont nous allons parler dans la prochaine section.
Comment stimuler naturellement votre nerf vague ?
Maintenant que nous avons vu l’importance du nerf vague pour notre santé et notre bien-être, vous vous demandez peut-être comment vous pouvez prendre soin de ce précieux allié. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe de nombreuses façons naturelles de stimuler votre nerf vague et d’améliorer votre tonus vagal. Voici quelques suggestions :
La respiration profonde : C’est probablement la méthode la plus simple et la plus accessible pour stimuler votre nerf vague. Des exercices de respiration lente et profonde, en particulier ceux qui impliquent une expiration prolongée, peuvent activer votre réponse parasympathique. Essayez de respirer profondément en comptant jusqu’à 4 à l’inspiration, retenez votre souffle pendant 4 secondes, puis expirez lentement en comptant jusqu’à 6 ou plus.
Le chant et la vocalisation : Vous aimez chanter sous la douche ? Continuez ! Le chant, le fredonnement et même le gargarisme, stimulent les muscles de votre gorge qui sont connectés au nerf vague. C’est une excellente excuse pour pousser la chansonnette plus souvent !
L’exercice régulier : L’activité physique régulière est excellente pour votre tonus vagal. Elle aide à réduire le stress, améliore votre condition physique globale et stimule votre système nerveux parasympathique. Vous n’avez pas besoin de devenir un athlète olympique, même une marche quotidienne peut faire une grande différence.
La méditation et la pleine conscience : Ces pratiques ont montré leur efficacité pour améliorer le tonus vagal. Elles aident à réduire le stress et à activer votre système nerveux parasympathique. Même quelques minutes de méditation par jour peuvent avoir des effets bénéfiques.
L’exposition au froid : Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’exposition au froid peut stimuler votre nerf vague. Une douche froide le matin ou simplement se laver le visage à l’eau froide, peut avoir un effet stimulant sur votre système nerveux parasympathique.
Le yoga : Certaines postures de yoga, en particulier celles qui impliquent des flexions vers l’avant ou des inversions douces, peuvent stimuler le nerf vague. Le yoga combine également respiration profonde, méditation et exercice, ce qui en fait une excellente pratique pour améliorer votre tonus vagal.
Le rire : On dit souvent que le rire est le meilleur des remèdes, et il y a une raison à cela ! Le rire stimule le nerf vague et active votre réponse parasympathique. Alors n’hésitez pas à regarder votre comédie préférée ou à passer du temps avec des amis qui vous font rire.
Une alimentation équilibrée : Ce que vous mangez peut avoir un impact sur votre tonus vagal. Une alimentation riche en oméga-3, en fibres et en aliments fermentés, peut aider à maintenir un bon tonus vagal. N’oubliez pas que votre nerf vague est étroitement lié à votre système digestif !
La connexion sociale : Les interactions sociales positives, en particulier celles qui impliquent un contact physique comme les câlins, peuvent stimuler votre nerf vague. C’est une excellente raison de passer du temps de qualité avec vos proches.
Le massage : Certains types de massage, en particulier ceux qui se concentrent sur le cou et les épaules, peuvent stimuler le nerf vague. C’est une bonne excuse pour vous offrir une séance de massage de temps en temps !
Il est important de noter que ces méthodes ne sont pas des solutions miracles et ne remplacent en aucun cas un avis médical professionnel. Si vous souffrez d’une maladie chronique ou si vous avez des préoccupations concernant votre santé, il est toujours préférable de consulter votre praticien de santé avant d’apporter des changements significatifs à votre mode de vie.
Conclusion : Votre nerf vague, votre allié santé
Nous voilà arrivés au terme de notre exploration du fascinant monde du nerf vague. Qui aurait cru qu’un simple nerf pouvait jouer un rôle si crucial dans notre santé et notre bien-être ?
De son rôle de chef d’orchestre de notre système nerveux autonome à son influence sur notre digestion, notre rythme cardiaque et même notre système immunitaire, le nerf vague est véritablement un héros méconnu de notre corps. C’est notre allié anti-stress naturel, toujours à l’œuvre pour maintenir l’équilibre et l’harmonie dans notre organisme.
Nous avons découvert comment le tonus vagal peut être un indicateur important de notre santé globale, et comment un dysfonctionnement du nerf vague peut être lié à diverses maladies chroniques. Mais nous avons également vu qu’il existe de nombreuses façons simples et naturelles de prendre soin de notre nerf vague et d’améliorer notre tonus vagal.
Alors, que pouvez-vous retenir de tout cela ? Eh bien, la prochaine fois que vous prendrez une grande respiration pour vous calmer, que vous rirez aux éclats avec vos amis, ou que vous vous détendrez dans un bain chaud, rappelez-vous que vous êtes en train de faire du bien à votre nerf vague. Ces petits gestes du quotidien, que nous tenons souvent pour acquis, sont en réalité de puissants moyens de prendre soin de notre santé.
N’oubliez pas que, prendre soin de votre nerf vague, c’est prendre soin de vous dans votre globalité. C’est nourrir cette connexion profonde entre votre corps et votre esprit, cette harmonie intérieure qui est à la base d’une bonne santé et d’un bien-être durable.
Alors, la prochaine fois que vous vous sentirez stressé ou dépassé par les événements, prenez un moment pour vous reconnecter avec votre corps. Respirez profondément, étirez-vous, ou faites simplement une pause pour apprécier le moment présent. Votre nerf vague vous en remerciera, et vous pourriez être surpris de constater à quel point ces petits gestes peuvent faire une grande différence dans votre bien-être quotidien.
En fin de compte, comprendre le rôle du nerf vague nous rappelle à quel point notre corps est une machine merveilleuse et complexe. Chaque partie de notre organisme travaille en harmonie avec les autres pour nous maintenir en bonne santé. En prenant soin de notre nerf vague, nous prenons soin de l’ensemble de notre être.
Alors, êtes-vous prêt à devenir le meilleur ami de votre nerf vague ? Commencez dès aujourd’hui à intégrer certaines des pratiques dont nous avons discutées dans votre routine quotidienne. Que ce soit par la respiration profonde, la méditation, l’exercice ou simplement en prenant le temps de rire et de vous détendre, vous pouvez commencer à cultiver un meilleur tonus vagal et à améliorer votre santé globale.
N’oubliez pas, prendre soin de votre nerf vague, c’est faire un pas de plus vers une vie plus équilibrée, plus sereine et en meilleure santé. Alors, respirez profondément, souriez, et appréciez le voyage. Votre nerf vague et vous-même méritez toute cette attention !
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L’ablation de la thyroïde est un choix lourd de conséquences. Cette petite glande endocrine régule de nombreuses fonctions au sein de notre organisme, c’est notre chef d’orchestre. Cependant, certaines problématiques de santé telles que des nodules, une hyperthyroïdie persistante ou un cancer, amènent à se poser la question de l’ablation de la glande thyroïde.
Je vous propose de vous partager mon expertise dans le domaine des troubles hormonaux afin de vous aider à y voir plus clair. Cet article a pour but de vous donner des informations factuelles et scientifiques afin de pouvoir prendre votre décision en connaissance des causes et conséquences.
Naturellement, il ne dispense pas d’une consultation chez votre médecin et de l’avis de ce dernier.
Pourquoi se faire retirer la thyroïde ?
Il existe de multiples raisons médicales pouvant justifier de l’ablation de la thyroïde.
Le cancer de la thyroïde
Nodules toxiques
Goitre empêchant la déglutition correcte, ou provoquant des douleurs
Goitre multinodulaires : un goitre présentant des nodules dans les deux lobes de la thyroïde
Hyperthyroïdie persistante
Maladie de Basedow résistante aux traitements.
Veuillez noter qu’en fonction des problématiques, l’ablation n’est pas toujours systématique. Bien souvent, seulement une partie de la thyroïde est retirée.
Les enjeux de l’ablation de la thyroïde
Si l’ablation est recommandée, dans la plupart des cas, c’est pour améliorer votre santé. Elle peut même vous sauver la vie. Cependant, il arrive que cette recommandation ne soit pas totalement justifiée. En effet, il y a quelques années de cela, la Fédération Hospitalière de France mettait en avant un nombre record d’actes chirurgicaux injustifiés. Environ 1 acte sur 5 ne serait pas indispensable… de quoi se poser pas mal de questions…
En cas de doute sur la pertinence de l’ablation de votre thyroïde, je vous recommande chaudement de prendre un deuxième avis médical. Les médecins sont humains, ils peuvent aussi faire des erreurs. En tout cas, la décision finale peut être délicate et amène, bien souvent, à de nombreuses questions. En effet, elle n’est pas sans conséquence. C’est pourquoi il est impératif de prendre en compte les implications qu’engendre cette opération.
Est-ce que l’on vit mieux après une ablation de la thyroïde ?
La question est légitime. Pourquoi se faire opérer sinon ?
Après une ablation de la thyroïde, de nombreuses personnes connaissent une amélioration significative de leur santé. Selon les statistiques, un pourcentage important de patients se sentent mieux après l’opération, constatant une diminution des symptômes qui ont motivé la décision chirurgicale.
Cependant, il est indispensable de noter que chaque personne est unique. Certaines personnes seront sujettes à complications post-opératoires, tandis que d’autres n’en auront pas.
L’espérance de vie est-elle diminuée ?
L’espérance de vie n’est pas diminuée à la suite d’une ablation de la thyroïde. Certes, cet organe est impliqué dans énormément de fonctions métaboliques, ce qui en fait un organe essentiel pour notre survie. Mais, fort heureusement, la science évolue vite. Il existe aujourd’hui des solutions permettant de très bien vivre sans thyroïde.
Ce qui m’amène au point suivant : le traitement substitutif.
Un impératif après l’ablation : le traitement substitutif
Vous aurez compris que nous ne pouvons pas vivre sans cette merveilleuse thyroïde. Elle régule énormément de fonctions au sein de notre organisme, ce qui lui confère le prestigieux titre « d’organe indispensable ».
La thyroïde produit certaines hormones appelées hormones thyroïdiennes. Leur rôle est d’aller communiquer certains signaux à d’autres organes, afin de les stimuler. Sans ces hormones, impossible de survivre.
Aujourd’hui, il existe des traitements médicamenteux permettant de remplacer complètement le rôle de la thyroïde. On peut les retrouver sous différents noms :
Levothyrox
L-Thyroxin
Thyrofix
Tcaps
Euthyral
Etc…
Les effets d’un traitement à un autre peuvent différer en fonction des cas. Bien que la molécule principale soit la même, ou les mêmes, quelques différences au niveau des compositions peuvent modifier leur mode de fonctionnement.
On notera que le traitement est plus ou moins long à stabiliser, allant de 6 à 18 mois. Durant cette période, des symptômes d’hypothyroïdie ou d’hyperthyroïdie peuvent apparaître. Ils seront transitoires et disparaitront quand le traitement sera adapté.
Les troubles post-opératoires
La thyroïde étant petite, son opération est délicate. Bien que les techniques opératoires aient bien évoluées, il reste quelques petits risques lors de cette opération.
Certaines lésions comme celles des nerfs pharyngés est un risque connu. Il concerne environ 5% des personnes opérées. En résulte une voix éraillée et une fatigue chronique.
Autres troubles relativement fréquents : l’atteinte aux glandes parathyroïdes. Ce sont des petites glandes situées de part et d’autre de la thyroïde. Entre autres, elles permettent de réguler le taux de calcium dans le sang. Lors de certaines opérations, nous observons une ablation involontaire de ces glandes, ou encore des lésions. Si ablation il y a, un traitement substitutif à vie sera alors nécessaire : aucun risque avec ce traitement. Si elles subissent de simples lésions, leur rôle reprendra doucement au gré de leurs cicatrisations.
L’ablation de la thyroïde provoque t-elle des troubles sur le long terme ?
À l’heure actuelle, il n’existe pas de maladie liée à l’ablation de la thyroïde. Donc pas d’inquiétude. Cependant, il est bon de noter que, dans certains cas, l‘ablation de cette glande peut entraîner des troubles. Chez certaines personnes, le traitement substitutif ne fonctionne pas. Les symptômes ne s’améliorent pas ou très peu. Surviennent alors tous les symptômes d’une hypothyroïdie.
Bien souvent incomprises, ces personnes ne trouvent pas d’explications à la non-amélioration de leurs symptômes. Dans bien des cas, cette situation s’explique par l’incapacité du corps à utiliser le traitement substitutif.
Différents facteurs peuvent expliquer ce trouble :
Stress
Mauvaise digestion
Mauvaise assimilation des aliments
Inflammation de bas grade
Carences en micronutriments
Etc…
En effet, il est scientifiquement prouvé que ces différents facteurs troublent le fonctionnement des traitements thyroïdiens (et de la thyroïde aussi, en passant).
Que faire dans ce cas ?
Tout d’abord, en parler avec votre endocrinologue afin de savoir si votre traitement est réellement bien adapté. Ensuite, il faut travailler sur les différents facteurs intervenant dans la bonne utilisation de votre traitement par le corps.
En tant que praticien en santé fonctionnelle, je peux vous aider à travailler sur la nutrition en priorité, afin d’apporter tous les micronutriments indispensables au rééquilibrage hormonal. Il est également capital d’avoir une vision globale du corps afin de pouvoir travailler sur les différentes causes de l’échec du traitement thyroïdien.
Pour ma part, je travaille avec des endocrinologues et des médecins généralistes pour accompagner les troubles endocriniens auto-immuns ou non. Tous mes conseils sont basés sur des études scientifiques afin de garantir l’innocuité du conseil et d’augmenter les chances de résultats.
N’hésitez pas à me contacter par mail, téléphone, ou via le bouton ci-dessous en m’expliquant votre problématique, afin que nous puissions échanger. Je vous garantis confidentialité et bienveillance.
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L’hyperthyroïdie, problématique caractérisée par une surproduction d’hormones thyroïdiennes, peut avoir un impact significatif sur la qualité de vie. La fatigue extrême, la nervosité, la perte de poids rapide et fonte musculaire, les palpitations cardiaques et les troubles du sommeil rendent souvent le quotidien difficile à gérer. Cela peut aussi être dangereux, notamment pour le cœur. Il est absolument nécessaire d’être suivi par son docteur.
En complément, mais également en prévention, la naturopathie propose un panel de conseils naturels pour l’hyperthyroïdie. Nous allons voir plusieurs de ces conseils dans cet article, ainsi que la stratégie à adopter pour agir au niveau de la cause des troubles en cas de maladie de Basedow.
Brièvement, qu’est-ce que l’hyperthyroïdie ?
La thyroïde est une glande située à la base du cou, dont la fonction est absolument nécessaire à la vie (sans thyroïde, les personnes sont médicamentées à vie). On parle d’hyperthyroïdie lorsqu’elle produit une quantité excessive d’hormones thyroïdiennes, notamment la thyroxine (T4) et la triiodothyronine (T3).
Il peut y avoir plusieurs formes, dont :
La maladie auto-immune de Basedow (ou Graves) est le type d’hyperthyroïdie le plus fréquente, résultant d’une stimulation excessive de la thyroïde par le système immunitaire.
Certaines personnes ont des nodules thyroïdiens chauds, qui deviennent autonomes et produisent des hormones en excès.
La maladie auto-immune de Hashimoto commence souvent par une hyperthyroïdie, même si ensuite les personnes passent en hypothyroïdie.
Il y aussi l’hyperthyroïdie de De Quervain, qui ressemble à une grosse angine avec beaucoup de signes d’hyperthyroïdie (urgence médicale).
Certains médicaments peuvent aussi provoquer une hyperthyroïdie.
Il est important de savoir que l’hyperthyroïdie peut avoir des conséquences significatives sur la santé si elle n’est pas adressée adéquatement. Les symptômes courants incluent la perte de poids non intentionnelle, la nervosité, l’irritabilité, les troubles du sommeil, les palpitations cardiaques / tachycardie, les tremblements, la faiblesse musculaire, et des cycles menstruels irréguliers chez les femmes. Il est donc absolument nécessaire de consulter votre docteur dès l’apparition de ces signes de l’hyperthyroïdie.
Dans l’attente d’un traitement médical, en début de diagnostic, en prévention ou en complément, plusieurs conseils et traitements naturels peuvent participer à soulager les signes. Dans tous les cas, il ne faut pas laisser traîner.
Les trois premiers conseils naturels en cas d’hyperthyroïdie
Ils se basent sur les 3 premières techniques de la naturopathie..
L’alimentation
L’alimentation joue un rôle capital dans la gestion de l’hyperthyroïdie.
Les excitants comme le café, et un excès de viande rouge, sont à éviter.
Parmi les aliments à favoriser, il y aura les légumes crus, basifiants et antioxydants, synonymes de vitamines et de reminéralisation. Pensez aussi aux aliments goitrogènes crus (sauf si votre niveau d’iode est déjà trop bas), comme tous les choux, les navets, les radis.
Garder en tête qu’il sera important d’avoir une glycémie la plus stable possible (et à un bon niveau).
Favoriser une alimentation anti-inflammatoire est fondamental, ainsi qu’apporter des nutriments qui permettent de prendre soin des intestins.
L’activité physique
Elle permet de se détendre et de conserver les muscles (et en prévention, une bonne ossature). Cependant, il peut être difficile d’en faire quand on est très fatiguée, essouflée, et que l’on perd du muscle. Dans tous les cas, il est conseillé d’en discuter avec votre médecin pour être sûr que vous pouvez faire l’activité de votre choix.
La gestion du stress
Le stress exacerbe les symptômes de l’hyperthyroïdie. Il existe de nombreuses techniques de gestion du stress, telles que la méditation, le yoga, la respiration ventrale et la relaxation musculaire progressive (méthode Jacobson) pour aider à rester zen autant que possible, et à réduire les effets néfastes du stress sur votre thyroïde.
Agir au niveau des causes, notamment en cas de Basedow
Avec Basedow, la problématique initiale provient du système immunitaire. Il est donc nécessaire d’agir à ce niveau-là.
La perméabilité intestinale (leaky gut) engendre un passage de molécules étrangères (que le corps ne reconnaît pas) dans le sang, favorisant ainsi les réactions inflammatoires et immunitaires non contrôlées. Ce n’est pas le seul facteur (les maladies auto-immunes sont généralement multi-factorielles) : facteur génétique et facteurs déclenchants : on peut citer par exemple, un gros choc émotionnel, certains virus et bactéries, … Le tabac est un facteur déclenchant et aggravant, notamment de l’exophtalmie.
S’occuper de rétablir une bonne barrière intestinale, réduire l’inflammation, gérer le stress oxydatif, feront partie des choses à mettre en place lors d’un accompagnement en naturopathie. Très souvent, il y a également d’autres aspects collatéraux à accompagner, comme les glandes surrénales (donc le stress et la fatigue), les carences en vitamines et minéraux, l’insulino-résistance,…
Les plantes et les compléments alimentaires, traitements naturels de l’hyperthyroïdie
Certaines vitamines, minéraux, certains compléments, peuvent aussi participer au soutien de la fonction thyroïdienne, notamment les antioxydants comme le co-enzyme Q10, et la vitamine D (immuno-modulatrice). Tout ce qui permet de restaurer la barrière intestinale sera aussi nécessaire. Pour cela, il est recommandé de vous faire accompagner par un naturopathe, car il s’agit vraiment d’individualiser. Il n’est pas possible de conseiller les mêmes choses à tout le monde.
Concernant les plantes, celles qui ont une action apaisante seront utilisées.
La mélisse : cette plante est connue pour ses propriétés apaisantes. Elle peut aider à réduire l’anxiété et l’excitabilité associées à l’hyperthyroïdie. La mélisse freine la production des hormones T3 et T4 et calme le système nerveux. En tisane : 3 cuillères à soupe de feuilles séchées dans 75 cl d’eau. Laissez infuser 10 minutes à couvert et boire dans la journée (hors repas), 5 jours par semaine (2 jours de pause). Elle est contre-indiquée aux femmes enceintes et allaitantes.
La lycope (d’Europe ou de Virginie) : cette plante est traditionnellement utilisée pour réduire la production d’hormones thyroïdiennes. Elle est contre-indiquée aux femmes enceintes et allaitantes.
L’aubépine (en bourgeons) aide à réguler le rythme cardiaque et à apaiser le système nerveux. En gemmothérapie, prendre 5 gouttes de bourgeons d’aubépine, 3 fois par jour (hors repas), 5 jours par semaine (2 jours de pause).
L’huile essentielle de myrrhe (à ne pas confondre avec le myrte vert qui aura l’effet inverse !): elle est à diluer à 10% dans une huile végétale et à appliquer 2 fois par jour sur le cou durant 3 semaines. Elle est contre-indiquée aux femmes enceintes et allaitantes, et est réservée aux adultes pour cette utilisation.
Certains champignons médicinaux comme le reishi, sont indiqués en cas de maladie de Basedow. Le reishi a une action régulatrice du cortisol, participe à apaiser l’anxiété, il est immuno-modulateur grâce à ses bêta-glucanes, et antioxydant.
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Qu’est-ce que la méthylation ? Très peu de gens le savent, alors que c’est la clé de voûte d’une multitude d’actions vitales au sein de notre organisme. Ce processus essentiel, notamment pour le cerveau et la santé mentale et qui peut être la cause de nombreux symptômes et pathologies, peut faire défaut aux végétariens et aux vegans (mais aussi aux omnivores). Je vous explique tout ça en détail dans cet article complet.
Qu’est-ce que la méthylation ?
La méthylation est un processus métabolique vital qui assure une multitude de fonctions dans le corps. Il a lieu en permanence dans toutes les cellules de notre organisme à un rythme effréné (jusqu’à un milliard de fois par seconde). Biochimiquement, il s’agit d’un processus extrêmement simple qui consiste en la transmission d’un groupe méthyle (un atome de carbone lié à 3 atomes d’hydrogènes, ou CH3) d’une molécule à une autre.
Mais ce procédé, simple en apparence permet à lui seul d’assurer une multitude de fonctions dans le corps humain, comme la production et la régulation de très nombreuses molécules, dont des neurotransmetteurs et hormones dans le cerveau, la détoxification du corps via la production de glutathion (qui n’est autre que l’antioxydant le plus puissant du corps humain), la dégradation de l’histamine dans l’intestin.
Mais aussi et surtout, selon l’une des grandes découvertes de ces dernières années, il permet la modulation de l’expression de certains gènes de notre ADN, via des processus épigénétiques.
L’épigénétique, qu’est-ce que c’est ?
Comme on peut le lire sur le site de l’INSERM1 : « Alors que la génétique correspond à l’étude des gènes, l’épigénétique s’intéresse à une « couche » d’informations complémentaires qui définit comment ces gènes vont être utilisés par une cellule ou… ne pas l’être ».
Dit autrement (et en simplifiant la chose), nous héritons d’un patrimoine génétique de nos parents. Ces gènes nous prédisposent à certaines choses, qu’elles soient positives (comme certaines capacités physiques) ou négatives (comme certaines pathologies). Jusqu’à récemment, nous pensions que nous ne pouvions pas échapper à cet héritage et que nous subissions l’influence de nos gènes quoi qu’il advienne.
L’épigénétique est une science nouvelle, elle montre au contraire, que les gènes ne sont que des prédispositions, mais que leur influence dépendra entièrement de notre mode de vie : l’alimentation, le stress, les pensées, la pollution environnante, etc…
La capacité des gènes à s’exprimer ou non, en fonction du mode de vie, dépendra ainsi entièrement de la méthylation.
Un défaut de méthylation à l’origine de nombreuses pathologies
La méthylation est donc indispensable pour l’entretien, la réparation et la fabrication de nos cellules, la communication intracellulaire, et plus particulièrement l’héritage d’informations épigénétiques d’une cellule mère aux cellules filles lors de la division cellulaire (qui est le mode de reproduction des cellules).
On soupçonne les défauts de méthylation d’être à l’origine d’une grande quantité de pathologies très variées, allant de l’autisme à Alzheimer, en passant par les troubles de l’anxiété, les crises d’angoisses, les troubles déficitaires d’attention avec ou sans hyperactivité, et bien d’autres. Il est donc primordial de maintenir un bon niveau de méthylation dans le corps.
Ce processus essentiel est fonction de deux paramètres principaux :
Les facteurs environnementaux, en particulier l’alimentation
Les facteurs génétiques.
En bref
La méthylation est un processus clé de notre corps, qui a lieu de manière naturelle tout le temps et partout dans notre organisme. Un défaut dans ses rouages, et cela peut être la cause d’innombrables symptômes et pathologies sérieuses. Il est donc important de comprendre comment tout ceci fonctionne, et de savoir si l’on est concerné par un mauvais fonctionnement, qu’il soit hérité ou induit.
Comment fonctionne la méthylation ?
La méthionine, un acide aminé essentiel au cœur de la méthylation
Au cœur de la méthylation se trouve un acide aminé essentiel : la méthionine. Sans elle, pas de méthylation possible ! La méthionine est présente dans toutes les sources de protéines, mais particulièrement abondante dans les protéines animales. Comme son nom l’indique, la méthionine comporte donc ce fameux élément essentiel : un groupe méthyle (qui comme expliqué en introduction, n’est ni plus ni moins qu’un atome de carbone lié à 3 atomes d’hydrogènes).
La transformation de la méthionine en SAM
Cependant en l’état, la méthionine ne peut céder son groupe méthyle à une autre molécule. Il faudra avant cela qu’elle se transforme (en se combinant avec une molécule d’ATP) en sa forme métaboliquement active appelée S-adénosyl-L-méthionine, ou SAM.
Pour rappel, l’ATP (pour Adénosine TriPhosphate) est une molécule clef qui fournit l’énergie nécessaire à toutes les cellules de notre corps (métabolisme, locomotion, division cellulaire, transport, etc…). C’est donc en quelque sorte, la particule énergétique élémentaire et universelle, sans laquelle rien n’est possible dans le corps humain.
La SAM ainsi formée va alors devenir l’un des principaux donneurs de groupes méthyles du corps humain :
On estime qu’environ 80% des processus de méthylation auxquels elle participe ne servent qu’à la fabrication de deux composants (ou familles) indispensables et essentiels pour le cerveau : la créatine et la phosphatidylcholine.
Les 20% restants représentent donc des centaines de réactions, parmi lesquelles celles que nous avons évoquées en introduction.
La dégradation de la SAM en homocystéine
Une fois son groupe méthyle cédé, la SAM, devenue alors SAH (pour S-adénosyl-L-homocystéine), se dégradera en homocystéine (en libérant sa molécule d’ATP précédemment acquise).
Si l’homocystéine ainsi créée peut s’avérer dangereuse en excès (nous le verrons dans la partie suivante), c’est également le cas de la méthionine. En effet, trop de méthionine donnera trop de SAM, et il y a alors risque d’hyper-méthylation.
Le rôle de la glycine pour éviter l’hyper-méthylation
Pour éviter cela, la glycine (un acide aminé présent essentiellement dans la peau et les os) sera utilisée au gré des besoins, pour dégrader la SAM en SAH également, et ainsi éviter une méthylation excessive non souhaitable. La glycine est donc particulièrement importante pour son rôle tampon dans ce processus.
On voit donc déjà ici que plus nous consommons de méthionine, plus nous allons fabriquer de SAM, et plus nous avons besoin de glycine pour tamponner l’excès de SAM.
Méthylation : la fin du cycle de la méthionine et l’excès d’homocystéine
L’homocystéine est connue pour être un marqueur du risque cardiovasculaire, mais également (et plus récemment) neuro-psychiatrique. De fait, bien que nécessaire au déroulement de certains processus, son accumulation n’est pas souhaitable, car elle pourrait provoquer des lésions des cellules endothéliales (les cellules qui constituent l’endothélium, la couche intérieure des veines, qui est en contact avec le sang).
Ainsi, un taux trop élevé d’homocystéine doit immédiatement alerter, non seulement car en soi, l’accumulation de cette molécule pourrait s’avérer dangereuse, mais surtout car il est signe d’un dérèglement du cycle de méthylation, et peut donc entraîner des conséquences pathologiques sérieuses.
Heureusement, l’homocystéine a 3 voies biologiques pour se reconvertir :
Deux de ces voies vont servir à recycler l’homocystéine en méthionine, car l’homocystéine n’est ni plus ni moins qu’une molécule de méthionine sans son groupe méthyle. Il suffit donc de lui rajouter un groupe méthyle pour « re-fabriquer » la méthionine d’origine, et le cycle repart.
La troisième voie servira à fabriquer du glutathion à partir de l’homocystéine.
En bref
La méthylation commence par la méthionine, un acide aminé essentiel présent dans la viande, le poisson, les œufs, les laitages, le soja, etc… Après quelques transformations, la méthionine est donc utilisée dans le processus de méthylation pour fabriquer de nombreux composés essentiels pour le cerveau.
Elle sera alors dégradée en homocystéine, un composé qui, lorsqu’il s’accumule, peut devenir extrêmement toxique pour l’organisme, mais surtout qui indique un problème dans le cycle de méthylation. En ce sens, l’excès d’homocystéine est donc un premier indicateur qui alerte sur une méthylation problématique.
Une fois l’homocystéine créée, l’organisme va donc devoir la recycler d’urgence à travers divers processus. Deux de ces processus vont régénérer de la méthionine à partir de l’homocystéine ; un dernier processus se servira de l’homocystéine pour fabriquer le gluthation.
Méthylation : les 3 voies de recyclage de l’homocystéine
Comment alors se procurer un groupe méthyle, puisqu’il vient d’être cédé ?
La 1ère voie de recyclage via le cycle des folates
La voie royale passe par ce qu’on appelle le cycle des folates. Lorsque l’on ingère des folates (communément regroupées dans la vitamine B9) via notre alimentation, ou de l’acide folique synthétique dans certains compléments, ceux-ci vont subir de multiples transformations enzymatiques dans le but de recevoir un groupe méthyle.
La forme finale et métaboliquement active s’appelle 5-méthyltétrahydrofolate, ou plus simplement 5-MTHF.
Le 5-MTHF devient alors donneur de groupe méthyle pour la vitamine B12, qui de simple cobalamine (= forme de base), passe alors à l’état de méthylcobalamine (= cobalamine + groupe méthyle).
Cette forme peut enfin transmettre à son tour son groupe méthyle tout juste acquis, à l’homocystéine, ce qui permettra donc de recycler la méthionine.
La cobalamine résultante attendra, elle, un nouveau groupe méthyle provenant du cycle des folates. Le 5-MTHF, devenu lui, simple tétrahydrofolate (THF), retournera également dans le cycle pour pouvoir à nouveau recevoir un groupe méthyle. Et ainsi de suite, là encore.
Evidemment, ce cycle ne fonctionne pas en vase clos, et les nutriments (folates, vitamine B12, etc…) finissent tôt ou tard par être dégradés, ou utilisés dans d’autres processus, d’où l’importance d’en apporter suffisamment et continuellement.
La 2ème voie de recyclage via la choline
La deuxième voie de recyclage utilise elle, de la choline, un autre nutriment que l’on classe souvent parmi les vitamines B.
La choline possède déjà un groupe méthyle, mais devra elle aussi être convertie dans une forme « active » appelée triméthylglycine (ou TMG), avant de pouvoir le transmettre (la TMG est parfois abusivement appelée bétaïne, les bétaïnes représentant en réalité un ensemble de composés).
La TMG cèdera alors l’un de ses 3 groupes méthyles à l’homocystéine, et le cycle de la méthionine pourra ainsi continuer.
La 3ème voie de recyclage ou voie de trans-sulfuration
La dernière voie de reconversion de l’homocystéine est aussi la plus importante. Nommée voie de trans-sulfuration (il ne s’agit plus de cycle ici), elle est utilisée pour créer des composants vitaux comme la taurine, mais aussi et surtout, le principal antioxydant du corps humain : le glutathion (aussi appelé GSH).
L’homocystéine va d’abord être catabolisée (= dégradée) via plusieurs transformations nécessitant de la vitamine B6, ainsi que de la sérine (un acide aminé très abondant dans les protéines), pour donner de la cystéine.
Cette dernière va alors s’adjoindre d’abord à l’acide glutamique (ou glutamate sous sa forme ionique, un autre acide aminé), puis à de la glycine, pour former le fameux glutathion. La taurine quant à elle sera fabriquée plus tard dans le cycle.
En bref
Il existe donc 3 voies pour recycler l’homocystéine :
La première repose sur les folates et la vitamine B12, qui après de multiples transformations enzymatiques, vont pouvoir retransformer l’homocystéine en méthionine, et le cycle initial de repartir.
La deuxième repose sur la choline, un nutriment essentiel généralement rangé dans la classe des vitamines B, qui lui aussi subira quelques transformations avant de pouvoir régénérer l’homocystéine en méthionine à nouveau.
Enfin, la dernière voie va transformer l’homocystéine en composés essentiels comme la taurine ou le glutathion, le plus puissant antioxydant du corps humain, grâce à l’intervention de multiples nutriments, en particulier la glycine.
Le fonctionnement du processus de méthylation en résumé
Pour clarifier tout ce que nous venons d’expliquer, la méthylation n’est rien de plus que la transmission d’un groupe d’atomes CH3 (appelé groupe méthyle) d’une molécule à une autre.
Bien que de nombreuses molécules possèdent un ou plusieurs groupes méthyles, elles ne peuvent pas le céder à n’importe quelle autre molécule et souvent, une molécule donnée fournira son groupe méthyle à une autre molécule donnée, qui le fournira à son tour à une autre, etc… Un peu comme une chaîne humaine se passant de main en main le fameux Graal, chaque donneur ayant un receveur attitré, qui devient à son tour donneur pour un autre receveur attitré, etc… Si une personne manque dans le cycle, c’est tout le cycle qui s’effondre.
Ainsi par exemple, les folates vont devenir methyl-folates pour pouvoir donner leur groupe méthyle à la vitamine B12, qui à son tour le donnera à l’homocystéine, qui deviendra alors méthionine, puis cette dernière donnera son groupe méthyle pour de nombreuses réactions (sous sa forme SAM) avant de redevenir homocystéine, qui pourra à nouveau accepter un groupe méthyle de la part de la vitamine B12, et ainsi de suite.
Ce mécanisme indique l’étroite imbrication entre les différents cycles et voies de méthylation, et les nutriments desquels ils dépendent. Bien qu’indispensable à l’ensemble de ces processus, la méthionine subit une conversion en homocystéine qui, si elle s’accumule en excès, peut devenir délétère.
Il est donc indispensable qu’elle soit recyclée par des voies métaboliques qui font appel à d’autres nutriments essentiels : folates, vitamines B12 et B6, choline ou TMG (ou triméthylglycine) et glycine en particulier.
Quels sont les facteurs qui influencent la méthylation ?
Les carences dans notre alimentation : quelles conséquences sur la méthylation ?
A ce stade, il est aisé de comprendre que si l’un de ces nutriments vient à manquer, c’est tout le cycle qui en subit les répercussions, conduisant potentiellement à une augmentation de l’homocystéine, et à tous les effets délétères qu’elle peut engendrer.
La carence en vitamine B12 chez les végétariens et vegans
En particulier, une carence en vitamine B12 empêche le recyclage de l’homocystéine, bloquant ainsi le bon déroulement des processus de méthylation.
Les végétariens (et a fortiori les végétaliens) chez qui ce type de carence peut régulièrement être constatée devraient donc être particulièrement vigilants sur cet aspect.
La carence en folates et glycine chez les omnivores
Mais les omnivores ne sont pas en reste, car leurs diètes habituelles sont souvent déficitaires en deux nutriments essentiels à ce processus : les folates, mais aussi et surtout la glycine. En effet, le rôle de la glycine est de transformer l’excès d’homocystéine en glutathion, ainsi que de tamponner l’excès de méthionine. De ce fait, plus on consomme de la viande, et surtout de la viande maigre, plus nos besoins en glycine augmentent (car étant donné que la viande contient beaucoup de méthionine, l’essentiel de la glycine va être utilisée pour tamponner l’excès qui provient de cette consommation).
Or, la glycine se trouvant essentiellement sous forme de collagène dans la peau et les os (qui ne sont plus tellement consommés de nos jours), les carences en glycine ne sont pas rares.
Les facteurs génétiques qui influencent la méthylation
La méthylation est liée à notre patrimoine génétique
En plus de l’alimentation, la méthylation est étroitement liée à notre patrimoine génétique. En effet, des dizaines et des dizaines de gènes codent pour autant d’enzymes qui sont impliqués dans les divers cycles et voies de méthylation. Ces gènes peuvent présenter de nombreuses variations que l’on appelle « mutations ».
Lorsque la mutation ne touche qu’une seule des deux allèles (ou “versions”) codant pour le gène en question (puisque nous héritons de deux versions de chaque gène provenant de chacun de nos parents), la mutation est dite hétérozygote, et l’enzyme concernée ne verra son activité que partiellement réduite (ou accélérée).
Mais lorsque la mutation touche les deux allèles, elle est dite homozygote, et l’enzyme impactée peut alors voir son activité drastiquement atteinte.
La mutation du gène MTHFR et son impact sur la méthylation
L’un des exemples les plus connus concerne le gène MTHFR, qui code pour l’enzyme du même nom. Cette enzyme est située tout en bout de chaîne du cycle des folates, et sert à la fabrication du précieux 5-MTHF que nous évoquions plus haut.
Une mutation du gène MTHFR peut donc entraîner un déficit en 5-MTHF, qui va alors impacter tout le cycle de méthylation.
La seule manière d’y remédier sera de se supplémenter directement en calcium L-methylfolate, la forme stabilisée du 5-MTHF. En effet, toutes les autres formes de vitamine B9, allant de l’acide folique classique à des formes plus évoluées comme l’acide folinique, devront irrémédiablement passer par l’enzyme MTHFR afin de donner la forme métaboliquement active de folate 5-MTHF.
En bref
Comme évoqué en début d’article, au moins deux facteurs peuvent avoir un impact sur le bon fonctionnement de notre processus de méthylation :
Il s’agit d’une part de notre alimentation, et il s’agit ici d’éviter les carences en certains nutriments essentiels à ce processus.
Et d’autre part, de notre patrimoine génétique qui peut, de base, nous faire défaut en raison de mutations mettant à mal la bonne marche du processus.
Dans ce dernier cas, une adaptation de notre alimentation sera nécessaire.
Comment assurer un processus de méthylation fonctionnel ?
S’assurer d’avoir tous les nutriments nécessaires à une bonne méthylation
La méthionine est donc la clé de voûte de tous ces processus, mais partant du principe qu’elle se trouve dans toutes les protéines, il est assez rare d’en manquer (ce qui peut malgré tout arriver notamment lorsque notre consommation de protéines n’est pas suffisante, auquel cas c’est la première chose à régler).
La seconde chose la plus importante (et la première en réalité, pour la majorité d’entre nous) sera de s’assurer que notre alimentation apporte les nutriments essentiels à la reconversion de l’homocystéine, en particulier : folates, vitamines B12 et B6, choline ou TMG, et glycine.
Où trouver tous ces nutriments nécessaires à la méthylation ?
Les folates
Les folates (ou vitamine B9) se trouvent principalement dans le foie, les légumineuses, ainsi que les légumes feuilles et autres légumes verts (épinards, asperges, brocolis, laitue…) qu’il conviendra de ne pas bouillir pour garder un maximum de folates.
La vitamine B12
La vitamine B12 ne se trouve que dans les produits animaux ou leurs dérivés (puisqu’elle est produite par des bactéries dans le colon), en tête le foie et les fruits de mer (palourdes en particulier), mais toutes les viandes, de même que les œufs et les produits laitiers en contiennent.
La vitamine B6
La vitamine B6 est présente essentiellement dans la viande, la volaille, les abats (foie, rognons,…), le poisson, la levure de bière, le jaune d’œuf et les produits laitiers. De fait, on en manque rarement.
La choline
La choline se trouve principalement dans le foie, le jaune d’œuf, et le germe de blé, alors que la TMG (pour rappel la choline peut se convertir en TMG au besoin) se trouve principalement dans le son et le germe de blé, les épinards ou les crevettes.
La glycine
La glycine est très abondante dans les os et la peau, puisqu’elle est l’un des constituants essentiels du collagène. C’est la raison pour laquelle nous recommandons toujours très chaudement de consommer du bouillon d’os, pour ceux qui le peuvent.
Le magnésium
Enfin, toutes ces réactions impliquent régulièrement de l’ATP, qui nécessite du magnésium pour pouvoir être activé. Le magnésium sera donc également particulièrement important pour assurer une bonne méthylation. On en trouve surtout dans les fruits secs (en particulier les noix du Brésil), les sardines en conserve, les fruits de mer (en particulier les bigorneaux) ainsi que dans la farine de sarrasin (la teneur en magnésium du chocolat reste controversée quant à sa biodisponibilité).
Sans surprise (puisqu’une très grande partie des processus de méthylation y ont lieu), le foie arrive largement en tête des aliments les plus denses nutritionnellement, surtout en regard des nutriments nécessaires à la méthylation. Une petite portion de foie par semaine (ou d’abats en général) pourrait donc être la formule idéale afin de pouvoir dormir tranquille, et ne plus trop se préoccuper de l’apport nutritionnel du reste de notre alimentation !
Les analyses des cycles de méthylation
La science n’en est qu’à ses débuts concernant les analyses ADN en regard de ces processus, bien que certains laboratoires commencent à proposer des analyses concernant la MTHFR.
Aux Etats-Unis, de nombreuses sociétés se sont spécialisées dans l’analyse des enzymes qui sont répertoriées dans les divers cycles de méthylation (et pas uniquement la MTHFR). En utilisant les données brutes issues de l’analyse ADN proposée par le site « 23andme », des sites comme « promethease », « geneticgenie », « nutrahacker » ou « mthfrsupport » vous indiquent vos mutations génétiques, avec parfois des pronostics de santé et des conseils de prises de compléments alimentaires souvent très douteux qu’il vaut mieux à notre humble avis ignorer.
À ce jour, la meilleure analyse des cycles cités ci-dessus est proposée par le site « seekinghealth » et se nomme « StrateGene ». Cette dernière représente graphiquement les enzymes dans leurs cycles respectifs et vous indique avec des codes couleurs leur niveau d’efficacité.
Ces analyses restent cependant à destination d’un public très éclairé, et compte tenu de la complexité des réactions enzymatiques, il nous semble très hasardeux à l’heure actuelle, de pouvoir élaborer des traitements en utilisant ce type d’outils (qui reste à titre informatif très intéressants).
Méthylation : le diagnostic du gène MTHFR pour les femmes enceintes
En France, les diagnostics de mutation de la MTHFR sont de plus en plus répandus, en particulier pour les femmes enceintes ou souhaitant procréer, puisqu’un déficit en vitamine B9 peut induire de graves malformations chez le fœtus. Pour cette raison, on supplémente systématiquement la femme enceinte en acide folique. Mais pour les personnes porteuses d’une mutation MTHFR, l’acide folique ne sera vraisemblablement pas métabolisé (ou pas suffisamment), et la carence en vitamine B9 restera probable.
Si vous êtes enceinte ou que vous souhaitez avoir un enfant, n’hésitez pas à demander à votre médecin un diagnostic du gène MTHFR. Sinon dans le doute, choisissez de la vitamine B9 sous forme méthylfolate de calcium.
L’importance de l’hygiène de vie pour une bonne méthylation
Par ailleurs, comme le rappelle le Dr Lynch, créateur de « StrateGene », il faut garder en mémoire que le fonctionnement de ces enzymes reste étroitement lié à notre hygiène de vie car, elles aussi obéissent aux lois de l’épigénétique.
En attendant de pouvoir s’appuyer sur cette science nouvelle pour des traitements efficaces et novateurs, à ce jour le plus important, en plus d’une alimentation très riche en nutriments qui soutiennent la méthylation, c’est :
De s’assurer un sommeil suffisant et réparateur
De pratiquer une activité sportive régulière
Et de rester éloigné de toute source de stress et de pollution, car tous ces facteurs influencent fortement nos processus de méthylation.
Conclusion
La méthylation est donc un processus en apparence compliqué, mais en réalité relativement simple, et surtout essentiel, puisqu’il constitue la clé de voûte d’une multitude d’actions vitales au sein de notre organisme. Or, il peut être grandement impacté d’une part par notre alimentation, et d’autre part par notre héritage génétique.
Dès lors, il est primordial en premier lieu, de s’assurer d’avoir des apports suffisants en certains nutriments essentiels au bon fonctionnement de ce processus, en particulier les folates, la vitamine B12 et la vitamine B6, la choline, la glycine ou encore le magnésium.
Dans le cas d’une mutation génétique pouvant impacter le processus, ce que l’on peut déceler en faisant un examen de biologie médical (prise de sang), ou via une analyse du séquençage de notre ADN (avec un extrait de salive), il sera important, en plus de s’assurer d’apports encore plus conséquents en ces nutriments, d’avoir une hygiène de vie la plus saine possible (sommeil, activité sportive, stress, pollution, etc.), le fonctionnement de ces enzymes y étant étroitement lié.
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Après chaque repas, le pancréas secrète de l’insuline pour signaler à l’organisme qu’il faut diminuer le taux de sucre. En condition normale, ce mécanisme déclenche un entreposage du glucose en excès dans le foie, dans les muscles ou dans les tissus adipeux pour en limiter la circulation dans le sang.
Dans le cas d’une résistance à l’insuline en revanche, les cellules hépatiques, musculaires et adipeuses deviennent moins sensibles à cette hormone. Comme les cellules pancréatiques vont secréter davantage d’insuline que nécessaire (ou hyperinsulinémie), la production de celle-ci devient insuffisante, laissant place à une augmentation du taux de sucre dans le sang (ou hyperglycémie). Cette insulino-résistance précède souvent l’apparition d’un diabète de type 2.
Le diabète, prévention, développement, causes et facteurs de risque
Le diabète se définit comme étant un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage du sucre apporté par l’alimentation. C’est une maladie du métabolisme et de civilisation. En effet, on observe une explosion du diabète en même temps que le développement de la malbouffe, de la sédentarité et du stress. On distingue deux formes de diabète : le diabète de type 1 et le diabète de type 2.
Appelé diabète maigre (du fait de l’amaigrissement rapide qui en est un des principaux symptômes) ou juvénile (du fait qu’il touche principalement les jeunes), le diabète de type 1 est à traiter obligatoirement par l’insuline. En revanche, le diabète de type 2 ou diabète gras, est associé au surpoids et à l’obésité et touche principalement les adultes. Dite hyperglycémie chronique, le diabète de type 2 touche 3,5 millions de personnes en France et est causé principalement par de mauvaises habitudes alimentaires, le stress (dérégulation de la sécrétion du cortisol) et par la sédentarité. On note en particulier, que des conditions sociales défavorisées sont corrélées à un plus grand pourcentage de diabète dans la population.
Microbiote et résistance à l’insuline
D’autre part, de nombreuses études ont fait également état d’une corrélation entre l’état du microbiote intestinal et le développement d’une résistance à l’insuline et de l’obésité. Au cabinet, je traite ces problématiques de manière innovante par le traitement de la flore et de la sphère intestinale, puisque je constate en effet, que les personnes qui viennent me consulter sont quasi systématiquement atteintes de dysbioses plus ou moins importantes et souvent très anciennes (depuis la naissance par exemple).
Prévention
La prévention et le traitement de la résistance à l’insuline passent par une alimentation saine et équilibrée (riches en fibres et en végétaux crus et cuits, pauvre en graisses animales saturées, en sucre, et exempte de produits transformés), une perte de poids en cas de surpoids, une activité physique régulière, une gestion du stress et de la chronobiologie, et un suivi médical personnalisé.
Plusieurs marqueurs biologiques sont à contrôler au quotidien chez les personnes diabétiques, pour calculer leur résistance à l’insuline, dont l’indice HOMA et la CRP (protéine C réactive). Le contrôle glycémique consiste également à estimer s’il y a une élévation du taux de sucre dans le sang au-delà de 1,26 g/l à jeun, et supérieur ou égal à 2 g/l deux heures après le repas. Le suivi suggère, par ailleurs, qu’une élévation de plus de 5,5 % de l’hémoglobine glyquée (HbA1c) suppose la présence d’une hyperglycémie chronique et permet ainsi de dépister une éventuelle résistance à l’insuline. Le contrôle de la tension artérielle et une surveillance du taux de cholestérol sont également recommandés, étant donné que le diabète peut s’associer à une hypercholestérolémie et à l’hypertension.
La prise d’antidiabétiques oraux, injections ou des médicaments qui stimulent la production d’insuline, entrent dans le cadre thérapeutique du diabète. Ces traitements conventionnels concernent notamment la prise de Metformine, laquelle permet de normaliser ou de réduire l’hyperglycémie. Chez les personnes âgées toutefois, la metformine et les sulfamides hypoglycémiants en général, peuvent affecter la fonction rénale, d’où une surveillance du dosage de la créatininémie. L’insulinothérapie permet également de lutter contre la résistance à l’insuline, en veillant néanmoins à ne pas favoriser une hypoglycémie.
Les solutions naturelles contre la résistance à l’insuline
90% des cas de diabète répertoriés sont de type 2. Comme les causes principales en sont l’obésité et le surpoids, le traitement passe par une alimentation saine et équilibrée et une activité physique suffisante.
On privilégiera notamment une alimentation de type méditerranéen, avec moins de sucre et produits raffinés et industriels, et plus de fibres, légumes et fruits.
Alimentation et hygiène de vie : les incontournables
La consommation de viandes et de graisses saturées animales est à réduire. Un régime cétogène ou à indice glycémique bas sont également une piste à ne pas négliger avec de nombreux résultats. L’idée est de manger plus de graisses, d’origine végétale et non transformées, et moins de sucre à chaque repas en complément d’une activité sportive régulière (High Fat Low Carb). La consommation de fibres et de végétaux (crus et cuits) permettra de modifier favorablement la flore intestinale qui est responsable, on le sait à présent, de nombreuses pathologies et de dysfonctionnements métaboliques.
Enfin, la gestion du stress est elle aussi primordiale, afin de ne pas perturber le système hormonal et endocrinien et le fonctionnement du métabolisme.
La restriction calorique
Pour perdre du poids, le jeûne intermittent peut également être efficace. Le principe est de ne pas consommer de nourriture pendant une période donnée, en général au moins 12h et de préférence jusqu’à 16h, en alternance d’une alimentation saine, à index glycémique bas et équilibrée. L’absence d’alimentation sera compensée par un apport hydrique, avec une prédominance de boissons hypocaloriques telles que de l’eau, du thé ou des tisanes, tout au long de la journée. Le jeûne hebdomadaire ou le jeûne sous supervision sont aussi très bénéfiques pour réguler le métabolisme, mais également pour relancer ses fonctions en le régénérant.
Le rééquilibrage de la flore intestinale, du microbiote et de la perméabilité intestinale
Les probiotiques, L-gasseri en particulier, permettent de rétablir une flore intestinale, avec une meilleure gestion et métabolisation des graisses et des sucres, et luttent contre la transformation de la choline en triméthylamine puis TMAO, laquelle est une molécule pro-inflammatoire et athérogène particulièrement dangereuse pour les personnes prédisposées aux maladies cardiovasculaires et à l’athérosclérose. On traitera donc aussi l’inflammation intestinale qui est également présente en cas de maladie métabolique. La berbérine permet également de travailler sur cet aspect comme on peut le voir plus bas.
On fera surtout en sorte de corriger la flore intestinale grâce à un ensemble de bifidobacterium et de prébiotiques comme les fructo-oligosachharides, par exemple.
La berbérine
Pour faire baisser le taux de glycémie dans le sang, certaines molécules naturelles sont à privilégier. Alcaloïde extrait de différentes plantes dont l’épine-vinette Berberis vulgaris, la Berbérine détient notamment des effets hypoglycémiants et se consomme sous forme de compléments alimentaires. Son action rééquilibrante sur la flore intestinale permet de favoriser la présence de bactéries bénéfiques à la bonne métabolisation des graisses et des sucres.
Attention toutefois pour les personnes sous hypoglycémiant médicamenteux, ce type de complément alimentaire aux puissants effet-hypoglycémiants est contre-indiqué du fait de la potentialisation des effets et de l’interaction médicamenteuse. On s’orientera dans un premier temps, surtout vers la partie changement des habitudes alimentaires, hygiène de vie et gestion du stress avec accompagnement holistique.
La quercétine
Antioxydante et anti-inflammatoire, la quercétine est un flavonoïde présent dans de nombreux fruits et légumes, dont les baies, les cerises, les agrumes, les légumes verts (épinards, brocolis, haricots verts), les bulbes.
Le curcuma
Principal ingrédient du cari et présent dans la cuisine indienne, le curcuma permet d’améliorer le niveau de sucre dans le sang et réduit la résistance à l’insuline, en même temps que l’état inflammatoire qui accompagne ces maladies.
La cannelle
Enfin, la cannelle est reconnue depuis longtemps pour son action hypoglycémiante et antibactérienne, ce qui permettra de faire baisser naturellement la glycémie et de rééquilibrer l’état de la flore intestinale. Riche en huile essentielle, en phénols, en tanins et en proanthocyanidines, elle détient des propriétés antioxydantes et trouve sa place dans le traitement de l’insulino-résistance.
Oligothérapie
Oligo-élément essentiel, le chrome augmente la sensibilité des tissus à l’insuline. Il est présent notamment dans la levure de bière et le foie de veau, mais également à plus faible dose dans le brocoli, les haricots verts, les pommes de terre, les asperges, les céréales à grains entiers, le germe de blé, les prunes et les champignons. Le chrome permet ainsi de réguler la glycémie et de limiter les fringales de sucre, allié de choix pour une perte de poids.
Phytothérapie
En phytothérapie, certains composants méritent le détour pour lutter contre la résistance à l’insuline. On notera notamment le Gymemna Sylvestris, lequel permet de faire baisser le taux de glucose sanguin chez les diabétiques de type 1 et 2. Issu de la médecine ayurvédique, le gymnéma (ou shardunika) est aussi appelé en Inde gurmar, littéralement « qui détruit le sucre ».
Détenant une action hypoglycémiante, l’olivier est aussi hypotensive et convient en cas de diabète de type 2.
A petites doses, l’ail aide également le foie à réguler l’excès de sucre et à fluidifier la circulation sanguine.
Les antioxydants permettent d’éviter le stress oxydatif, le stress carbonyle et la glycation. Présents dans le thé, le chocolat noir, ou la noix, ils contribuent à diminuer le risque de diabète de type 2, selon une étude de l’Inserm, publiée dans la revue scientifique Diabetologia le 9 novembre 2017.
Nutrithérapie
En nutrithérapie, divers oligo-éléments sont incontournables pour lutter et pour prévenir le diabète. Une étude publiée dans le journal Clinical Nutrition suggère qu’un bon apport de magnésium agit sur l’insuline.
Une supplémentation en vitamines C en particulier (à raison de 1000mg/j), la vitamine E et autres antioxydants, notamment chez les personnes plus âgées et en surpoids ou obèses, favorise le contrôle de la glycémie et la régulation de l’insuline.
La co-supplémentation en vitamines D et K réduit la résistance à l’insuline et favorise l’élasticité des artères.
Une alimentation riche en Omega 3, en nicotinamide, et autres vitamines B, ainsi qu’un régime à tendance végétalienne et crue, sont également des pistes à explorer.
Sans oublier l’énergétique chinoise, acupuncture et l’ostéopathie, qui permettront d’agir de manière holistique.
Alors comment faire si vous vous reconnaissez dans les symptômes de la résistance à l’insuline et que vous voudriez agir au plus tôt ? En cas de doutes ou si vos troubles deviennent de plus en plus importants, vous pouvez me consulter avant que la résistance à l’insuline initiale ne se détériore davantage, risquant de vous mener vers le pré-diabète ou diabète de type 2.
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Cet appel d’une quinzaine de minutes se veut être une opportunité pour faire brièvement connaissance. Il ne s’agit pas d’une consultation, mais bien d’une occasion pour vous, de découvrir comment je travaille, ce que la naturopathie fonctionnelle peut vous apporter, et voir si l’envie d’entreprendre une démarche avec moi se concrétise.
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Les problèmes de thyroïde ont explosé ces dernières années, si bien que 25 % des femmes aujourd’hui présentent des symptômes d’hypothyroïdie, parfois sans le savoir. C’est pour cela qu’il est utile de bien connaître les causes et les symptômes de l’hypothyroïdie, car en naturopathie on s’attachera toujours à la cause du dysfonctionnement. Pour les médecins, elle est difficile à diagnostiquer sur les analyses sanguines car parfois, rien n’est visible. Les symptômes et la clinique priment sur ces analyses qu’il faut parfois faire de manière différente.
Encore plus alarmant, 70 % des dépressions seraient dues à une hypothyroïdie. Ce qui veut dire que beaucoup de personnes consomment des antidépresseurs et des anxiolytiques pour rien. En effet, la dépression et l’hypothyroïdie peuvent se confondre par leurs symptômes. Pourtant, avec les bonnes analyses et l’écoute de la personne, elle se décèle. Pour rappel, seul votre médecin est habilité à poser ce diagnostic, mais vous pouvez lui expliquer votre démarche pour vous sentir accompagné le mieux possible.
En cabinet de naturopathie, beaucoup de clientes me disent qu’elles perçoivent que quelque chose ne va pas et qu’elles savent que ce n’est pas dans leur tête. Si vous êtes fatiguée sans raison, notamment le matin, que vous avez l’impression d’être ralentie, d’avoir du mal à réfléchir, de superposer les couches de vêtement car vous êtes devenue frileuse, alors cet article peut vous éclairer. En tant que naturopathe, je me suis spécialisée dans l’accompagnement des dysfonctionnements hormonaux, dont les thyroïdites. Je vous explique ce qu’il faut savoir sur l’hypothyroïdie et comment travailler en prévention de manière naturelle.
À quoi sert la thyroïde ?
La thyroïde est une petite glande en forme de papillon avec ses ailes (lobes) à la base de la gorge pour encercler la trachée. Elle pèse environ 25 grammes, 4 cm de hauteur, et fait partie du système endocrinien. On peut même dire que c’est son chef d’orchestre !
Elle est dirigée par 2 petites glandes cérébrales appelées hypothalamus et hypophyse. Ces glandes agissent sur la thyroïde par rétro-contrôle. C’est à dire que suivant la quantité d’hormones thyroïdiennes en circulation, soit :
elles stimulent la thyroïde en sécrétant plus de TSH
soit, elle abaisse sa sécrétion s’il y en a de trop.
Elle forme un binôme très important avec les glandes surrénales qui permet l’adaptation au stress, nous verrons comment, un peu plus en détail par la suite.
La thyroïde est la chef d’orchestre, elle est vitale à notre organisme. En effet, elles est essentielle au développement cérébral, à celui des muscles (elle est donc en charge de la croissance.) mais c’est elle qui régule notre métabolisme et la production d’énergie. C’est pour cette raison qu’en naturopathie, nous parlons du thermostat du corps. C’est pour cette raison que les futures mamans sont surveillées au niveau de la thyroïde, car de graves conséquences sur le développement de l’enfant, notamment au niveau cérébral, peuvent découler d’une hypothyroïdie durant la grossesse.
Comment fonctionnent la thyroïde et ses hormones ?
Très importantes pour notre métabolisme, la thyroïde produit :
La calcitonine, qui gère la croissance et le maintien de la masse osseuse
La T3 ou tri-iodothyronine, formée de 3 atomes d’iode, qui est la forme libre et biologiquement active,
La T4 ou thyroxine, à 4 atomes d’iode. Elle est produite en plus grande quantité, comme une réserve,
Il faut savoir que la thyroïde produit 90 % de T4 pour seulement 10 % de T3, mais la quantité de T3 produite au niveau tissulaire est beaucoup plus importante que celle produite par la glande thyroïde, puisque 80% de la T3 est produite dans le foie et dans les reins.
Les actions de la T3 :
production de chaleur (taille et nombre des mitochondries),
régulation du système digestif
favorise l’entrée du glucose dans les cellules
agit sur la glycolyse et la néo-glucogénèse
mobilisation des lipides,
synthèse des protéines,
régulation du système nerveux central, cardio-vasculaire et des hormones sexuelles.
La thyroïde contient assez d’hormones thyroïdiennes pour 2 à 3 mois. Vous comprenez à présent pourquoi l’hypothyroïdie peut avoir des conséquences fâcheuses sur de multiples organes et systèmes. Dans le système sanguin, T3 et T4 sont transportés par une protéine la TBG, la Thyroïd-Binding Globulin.
Les différents types d’hypothyroïdites
L’hypothyroïdie peut être primaire, et c’est de cette forme dont il est question dans cet article.
Lorsque l’hypophyse ne sécrète pas suffisamment de TSH pour réguler l’activité de la thyroïde, il s’agit d’hypothyroïdie secondaire, mais c’est assez rare, environ 5 à 10 %. Lorsque c’est l’hypothalamus qui ne sécrète pas assez de TRH, indispensable pour l’hypophyse qui doit sécréter la TSH, c’est une hypothyroïdie tertiaire. C’est bien la thyroïde qui ne produit pas assez d’hormones et qui crée le déséquilibre. Pour plusieurs raisons, soit à la suite d’une prise médicamenteuse, soit en conséquence d’un traitement à l’iode radioactive, soit par une carence d’iode, soit la conséquence d’une maladie auto-immune, appelée maladie de Hashimoto. Ces deux derniers points sont les causes principales d’une hypothyroïdie primaire.
Mais l’hypothyroïdie est, soit :
auto-immune : c’est la maladie de Hashimoto, c’est la plus fréquente,
issue d’une résistance aux hormones thyroïdiennes, de leur difficulté à entrer dans la cellule, ou par un manque de cortisone ou de vitamine D,
issue d’un déficit de conversion de T4 en T3 libre, car n’oublions pas que c’est la T3 qui est active, non pas la T4. Si assez de T4 est produite mais qu’elle n’est pas suffisamment convertie en T3, vous êtes en hypothyroïdie.
La thyroïdite chronique de Hashimoto
Observée typiquement chez la femme de 30 à 60 ans, l’hypothyroïdie est son terme évolutif habituel. D’autres affections auto-immunes doivent être recherchées (Biermer, lupus, insuffisance surrénale, polyarthrite rhumatoïde, etc…)
Quels sont les symptômes de l’hypothyroïdie ?
Chez l’enfant :
retard ou un arrêt de croissance,
sommeil inhabituel,
constipation,
difficultés d’alimentation,
pleurs enroués chez le nourrisson,
Chez l’adulte :
manque d’énergie et de la fatigue,
prise de poids (modeste) inexpliquée malgré un faible appétit,
rythme cardiaque ralenti,
irritabilité et parfois un état dépressif,
crampes et raideurs musculaires, constipation,
visage enflé, bouffi, oedématié, empâté, paupières infiltrées et blanches,
peau pâle et sèche, froide aux extrémités, personne frileuse,
lèvres violacées / teint jaunâtre,
cheveux secs, une perte de cheveux, voix plus grave et enrouée, périodes menstruelles irrégulières et des menstruations plus abondantes,
confusion mentale, difficulté à se concentrer et pertes de mémoire,
périodes menstruelles irrégulières et des menstruations plus abondantes,
passivité comportementale et sexuelle,
goitre (parfois), qui crée une enflure à la base du cou,
bradycardie,
taux élevé de cholestérol sanguin,
troubles des phanères : ongles cassants, chute de cheveux avec alopécie, disparition du quart externe des sourcils,
température inférieure à 36,6° au réveil,
ronflement,
myxoedème.
Les causes des symptômes de l’hypothyroïdie en naturopathie
Le stress chronique et les conflits psycho-affectifs
Comme je vous le notifiais plus haut, les glandes surrénales, ces 2 petites glandes situées juste au-dessus de nos reins, et pas plus grosses que deux noix, sécrètent du cortisol, de l’adrénaline et de la noradrénaline pour nous permettre de nous adapter à différents éléments stresseurs.
Un niveau physiologique adéquat de cortisol facilite la fonction thyroïdienne. En cas de stress chronique, la cortisolémie augmente, inhibant alors la TSH et la conversion de T4 en T3, assurée par l’enzyme 5’désiodase (avec sélénium comme co-facteur), induisant une diminution de la sensibilité des récepteurs aux hormones thyroïdiennes. L’épuisement surrénalien a des répercussions sur la thyroïde dont les fonctions chutent.
À noter que la fatigue matinale est plutôt thyroïdienne et celle de fin d’après-midi est surtout surrénalienne ; cette fatigue s’intensifie en cas de baisse du cortisol.
Vous voyez que de toute façon en hypo ou hyper sécrétion de cortisol, les hormones thyroïdiennes vont être freinées pour fournir moins d’énergie et nous permettre de prendre du repos.
Intoxication aux métaux lourds et aux perturbateurs endocriniens
Trop de perturbateurs endocriniens et métaux lourds, comme le chlore, les bromures, le fluor, l’aluminium, le plomb, le mercure, les phtalates, les composés perfluorés, le triclosan, les bisphénol-A et S, qui imitent l’action des oestrogènes et perturbent le fonctionnement thyroïdien.
Déséquilibre en vitamines A, B (B6 et B12 surtout), D et E,
Manque d’acide aminé L-Tyrosine.
Mais il est à retenir que les principaux éléments dont la thyroïde a besoin en priorité sont la L-Tyrosine, l’iode, le sélénium, la vitamine D, le fer, le zinc.
Tabagisme
La fumée du tabac est riche en thiocyanates et en cadmium, qui vont respectivement freiner la captation d’iode et empêcher, là encore, la conversion de T4 en T3.
Un excès d’oestrogènes
Un excès d’oestrogènes soulève deux problématiques. Non seulement, le fait d’avoir trop d’oestrogènes circulants rendent les récepteurs des cellules beaucoup moins réceptifs aux hormones thyroïdiennes, mais en plus cela freine également la conversion, de T4 en T3, l’hormone active. Il faut donc avoir cela en tête en cas de prise de pilule contraceptive, au fur et à mesure du temps qui passe (à partir de 35 ans, la progestérone chute plus vite que les oestrogènes, c’est pour cela qu’on appelle cet état de fait une hyper-oestrogénie relative). La grossesse peut également déclencher une hypothyroïdie qui se résorbe, en grande majorité l’année suivant l’accouchement.
Des hypo-fonctionnements organiques
Le foie, l’intestin et les reins convertissent également l’hormone T4 en T3. S’ils ne sont pas opérationnels et entravés dans leur fonctionnement car trop surchargés, ils ne peuvent garantir cette mission.
insuffisance de vascularisation,
mauvais fonctionnement hépatique,
faiblesse du fonctionnement des reins,
causes iatrogènes,
oestrogènes et contraceptifs oraux, glucocorticoïdes,
médicaments iodés, le lithium (prescrit en cas de troubles psychiatriques), et l’amiodarone (utilisé pour des problèmes cardiaques),
interféron,
lésions ostéopathiques,
prédispositions génétiques.
Les analyses sanguines de la thyroïde sont-elles fiables ou suffisantes ?
C’est là que le gros du problème réside. La majorité des normes ne sont que des normes de laboratoire (qui plus est, la fourchette est très large ! ) et des statistiques issues d’un échantillon de personnes.
Il est d’usage de dire que les valeurs normales de TSH, pour vérifier le bon fonctionnement thyroïdien, sont comprises entre environ 0,15 et 5 mUI/l. Hors, en naturopathie, à partir de 2,5 mUI/l, la thyroïde est déjà un peu paresseuse.
Beaucoup d’études ont été publié ces dernières années sur ces normes, car aujourd’hui les hypothyroïdies avec une TSH supérieure à 4,5 sont traitées, comme dans les années 50 !
Le bilan et les bonnes analyses pour déceler une hypothyroïdie
Il est important de faire une analyse d’urines sur 24h, et pas seulement une analyse de sang qui fait une photo à l’instant T des taux, car ces taux varient d’une journée à l’autre. Avec une analyse sur 24h, vous avez des taux beaucoup plus fiables.
Il faut donc doser la T4, mais surtout la T3, car c’est elle qui est active (la T4 est la réserve). Ne pas oublier également de doser l’iode et le zinc. D’autres dosages comme celui de la vitamine D, de la ferritine, et la transcortine sont importants, car il faut éliminer l’hypothèse d’un épuisement surrénalien.
Les anticorps TPO-Ab, TG-Ab, TR-Ab, et une échographie seront demandés par le médecin si ce dernier soupçonne une thyroïdite de Hashimoto. Mais comme expliqué plus haut, si vous avez plusieurs des symptômes de la liste, consultez votre médecin, car cela peut être dû à des carences à corriger ou au début d’une hypothyroïdie.
Vous connaissez à présent les causes et symptômes de l’hypothyroïdie en naturopathie pour vous en prémunir de manière naturelle.
Si vous souhaitez vous faire accompagner (en parallèle de votre parcours médical) dans le cadre d’un problème de thyroïde, ou pour toute autre problématique de santé n’hésitez pas à prendre rendez-vous, je serais ravi de pouvoir vous accompagner.
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