Aujourd’hui, on va parler d’un sujet qui concerne beaucoup d’entre nous, même si on n’en a pas toujours conscience : les gamma GT élevés et la santé de notre foie.
Vous savez, ce petit organe discret qui fait un boulot monstre pour nous maintenir en forme ? Eh bien, parfois, il tire la sonnette d’alarme, et c’est là que les gamma GT entrent en scène. Mais pas de panique ! Je vais vous expliquer tout ça en douceur et vous donner des pistes pour prendre soin de votre foie. Alors, installez-vous confortablement avec votre boisson préférée (sans alcool, bien sûr !) et c’est parti pour un voyage au cœur de notre santé hépatique !
Qu’est-ce que les gamma GT et pourquoi s’en préoccuper ?
Commençons par le commencement : les gamma GT, c’est quoi ce truc ? Les gamma-glutamyl transférases sont des enzymes produites par notre foie. En temps normal, elles sont présentes en petite quantité dans notre sang. Mais quand le foie est stressé ou surchargé, il en produit plus, et leur taux dans le sang augmente. C’est un peu comme si notre foie nous envoyait un texto pour nous dire « Hé, fais gaffe, je galère un peu là ! ».
Pendant longtemps, on associait systématiquement les gamma GT élevés à une consommation excessive d’alcool. Et c’est vrai que l’alcool peut faire grimper ces enzymes. Mais attention, ce n’est pas la seule cause, loin de là ! Aujourd’hui, on sait qu’il y a plein d’autres raisons qui peuvent expliquer cette élévation. Et c’est une bonne nouvelle, parce que ça veut dire qu’on a plus de leviers pour agir et améliorer notre santé !
Les causes insoupçonnées des gamma GT élevés
Le métabolisme des glucides qui part en vrille
Vous connaissez sûrement quelqu’un qui est diabétique ou en surpoids ? Ces conditions sont souvent liées à un dérèglement du métabolisme des glucides. En gros, notre corps a du mal à gérer correctement le sucre qu’on ingère. Et devinez qui se retrouve à faire des heures sup’ pour gérer tout ça ? Notre brave foie !
Quand on consomme trop de glucides, surtout des sucres raffinés qu’on trouve dans les sodas, les gâteaux industriels ou même certains jus de fruits, notre foie se retrouve submergé. Il doit transformer tout ce sucre en graisse, et à force, ça peut même conduire à un « foie gras ». Résultat : les gamma GT montent en flèche.
L’intestin qui fait sa petite brasserie
On ne le sait pas toujours, mais notre intestin est un véritable écosystème, peuplé de milliards de bactéries. C’est ce qu’on appelle le microbiote intestinal. Quand tout va bien, c’est génial. Mais parfois, cet équilibre se détraque et certaines bactéries font un peu trop la fête. Elles se mettent à fermenter tout ce qu’elles trouvent, produisant de l’alcool et d’autres substances pas très cool pour notre foie.
Le problème, c’est que même si vous ne buvez pas une goutte d’alcool, votre foie se retrouve quand même exposé à ces substances. C’est comme si vous aviez un petit alambic clandestin dans le ventre ! Et bien sûr, qui doit gérer tout ça ? Notre foie, encore et toujours.
Les médicaments, ces faux amis
Attention, je ne dis pas qu’il faut arrêter ses traitements ! Mais il faut savoir que certains médicaments peuvent avoir un impact sur nos gamma GT. Les antibiotiques par exemple, quand on en prend souvent ou longtemps. Ou encore certains anti-inflammatoires, des antiépileptiques, voire même la pilule contraceptive.
C’est un peu comme si on donnait un travail supplémentaire à notre foie, qui doit gérer ces molécules en plus de tout le reste. À force, il peut se retrouver un peu débordé, et hop, les gamma GT grimpent.
Comment faire baisser les gamma GT et soulager la souffrance du foie ?
Maintenant qu’on a identifié les coupables, passons aux solutions ! La bonne nouvelle, c’est qu’on peut faire plein de choses pour aider notre foie à retrouver sa sérénité. Et le plus souvent, ça passe par de petits changements dans notre quotidien.
Revoir notre relation avec les glucides
Premier réflexe : on baisse un peu la dose de glucides, surtout ceux qui font grimper rapidement la glycémie. Exit les sodas, les bonbons et les gâteaux industriels. À la place, on mise sur des glucides de meilleure qualité : des fruits entiers (pas en jus), des légumineuses, des céréales complètes.
Mais attention, ce n’est pas qu’une question de quantité, c’est aussi une question de timing. L’idée, c’est de laisser des périodes de « repos » à notre métabolisme. Par exemple, on peut essayer d’espacer un peu plus nos repas, ou même tenter des repas sans glucides de temps en temps. C’est comme si on offrait des petites vacances à notre foie !
Bouger, bouger, bouger !
Je vous vois venir : « Encore du sport ? Mais c’est la solution à tout ou quoi ? ». Eh bien, pour les gamma GT élevés, c’est vrai que ça aide beaucoup ! Quand on fait de l’activité physique, nos muscles deviennent de vrais aspirateurs à sucre. Du coup, le foie est moins sollicité pour gérer tous ces glucides.
Pas besoin de devenir marathonien du jour au lendemain. Une petite marche quotidienne, un peu de vélo, de la natation… Trouvez une activité qui vous plaît et intégrez-la progressivement à votre routine. Votre foie vous dira merci !
Chouchouter notre digestion
Une bonne digestion, c’est la clé pour éviter les fermentations excessives et soulager notre foie. Première étape : on prend le temps de manger. On mâche bien, on respire entre les bouchées, on essaie de manger dans le calme (oui, je sais, pas toujours facile !).
Ensuite, on peut jouer sur les combinaisons alimentaires. L’idée, c’est de ne pas mélanger des aliments qui se digèrent différemment. Par exemple, on évite de manger des fruits en dessert. À la place, on les déguste seuls, en collation, ou en « apéritif » 30-45 minutes avant le repas.
La détox en douceur
Attention, quand je parle de détox, je ne parle pas de ces cures miracles qu’on voit partout sur internet ! Je parle simplement d’alléger un peu l’alimentation pour donner un coup de pouce à notre foie.
On peut par exemple essayer de supprimer un repas de temps en temps, ou de faire une ou deux semaines avec très peu de glucides. On mise sur les légumes, un peu de protéines, des bonnes graisses, et éventuellement un fruit ou un petit peu de féculent si on sent qu’on en a besoin. L’idée, c’est de laisser notre corps puiser dans ses réserves et de donner un peu de répit à notre foie.
Les compléments alimentaires, un coup de pouce en plus
Si on fait tout ça et qu’on a besoin d’un petit coup de boost supplémentaire, certains compléments alimentaires peuvent être intéressants. Attention, ce n’est pas la solution miracle, mais ça peut aider en complément d’une bonne hygiène de vie.
Le chardon-marie, par exemple, est connu pour soutenir la fonction hépatique. On le trouve sous forme de gélules ou en tisane. Le desmodium est une autre plante intéressante pour le foie. Et n’oublions pas les antioxydants comme la N-acétylcystéine (NAC) qui peuvent aider à protéger les cellules du foie.
Bien sûr, avant de se lancer dans la prise de compléments, il est toujours préférable d’en parler à un praticien de santé. Chaque cas est unique, et ce qui convient à l’un ne conviendra pas forcément à l’autre.
Conclusion : un foie heureux pour une vie en pleine forme !
Vous l’aurez compris, faire baisser ses gamma GT et soulager la souffrance du foie, ce n’est pas sorcier. Ça demande un peu d’attention et quelques changements dans nos habitudes, mais les bénéfices en valent vraiment la peine. Un foie en bonne santé, c’est un corps qui fonctionne mieux, plus d’énergie au quotidien, et même une meilleure humeur !
N’oubliez pas que chaque petit pas compte. Vous n’êtes pas obligé de tout changer du jour au lendemain. Commencez par une ou deux choses qui vous semblent faciles à mettre en place, et ajoutez-en d’autres progressivement. L’important, c’est d’être à l’écoute de votre corps et de votre foie.
Et si malgré tous vos efforts, vos gamma GT restent élevés, n’hésitez pas à consulter un professionnel de santé. Parfois, il peut y avoir d’autres causes sous-jacentes qui nécessitent une prise en charge spécifique.
Prenez soin de vous, de votre foie, et profitez de la vie ! Après tout, c’est aussi ça, la clé d’une bonne santé.
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L’acide chlorhydrique (HCL) est un ingrédient indispensable pour une digestion optimale. Lorsqu’on ne produit pas assez d’HCL pour permettre un fonctionnement optimal du système digestif, on parle d’’hypochlorhydrie. Ce terme fait donc référence à un état où le niveau d’acide chlorhydrique dans le liquide gastrique est trop bas.
𝗥𝗮𝗽𝗽𝗲𝗹 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗿𝗼𝗰𝗲𝘀𝘀𝘂𝘀 𝗱𝗲 𝗱𝗶𝗴𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻
Dans la bouche, les aliments subissent déjà quelques transformations grâce à la mastication et aux enzymes salivaires, particulièrement l’amylase. Ils passent ensuite dans l’œsophage vers l’estomac où le bol alimentaire prend le nom de chyme. À cet endroit, par brassage et péristaltisme, le chyme est mélangé aux sucs gastriques composés d’acide gastrique (HCL) et de pepsine, enzyme ayant pour rôle de décomposer les protéines. La digestion au niveau de l’estomac se fait dans un milieu très acide.
L’estomac procède à la vidange du bol alimentaire vers le duodénum, la première partie de l’intestin grêle ; C’est à ce niveau que la bile produite par le foie, et stockée dans la vésicule biliaire, est déversée. La bile s’avère essentielle à l’émulsification des lipides et à leur absorption. S’ajoutent à ce cocktail les sucs pancréatiques, composés de bicarbonates (sels alcalins) et d’enzymes protéolytiques, glycolytiques et lipolytiques. La digestion au niveau de l’intestin se fait dans un milieu alcalin.
Le péristaltisme intestinal transporte le bol alimentaire obtenu vers le jéjunum et l’iléon, les deux autres parties de l’intestin grêle, où la digestion se poursuit. Les nutriments sont assimilés grâce aux cellules (entérocytes) dans la paroi de l’intestin grêle, dont la majeure partie au niveau du duodénum. Le reste du bol alimentaire non absorbé ira dans le caecum (le début du gros intestin), puis dans le côlon où l’eau sera absorbée et les matières fécales formées passeront dans le rectum avant d’y être éliminées par les selles.
𝗟’𝗮𝗰𝗶𝗱𝗲 𝗰𝗵𝗹𝗼𝗿𝗵𝘆𝗱𝗿𝗶𝗾𝘂𝗲 (𝗛𝗖𝗟)
Les cellules gastriques des parois de l’estomac peuvent produire environ deux litres d’acide chlorhydrique par jour. Son pH optimal se situe entre 1 et 3.
Pour se protéger des éléments chimiques puissants qu’il produit, l’estomac sécrète un mucus, à l’épreuve de l’action de la pepsine et du HCL. Lorsque la production de mucus est inadéquate, il peut s’en suivre une gastrite ou la formation d’ulcères. Plusieurs raisons peuvent expliquer la sous-production de mucus : le stress, certains manques en nutriments, la présence d’une bactérie comme Helicobacter pylori et la surconsommation d’alcool et d’aliments épicés.
Le HCL remplit plusieurs rôles physiologiques :
Détruire la majorité des microorganismes nuisibles qui pourraient pénétrer dans le tube digestif.
Action mécanique au niveau du sphincter gastro-œsophagien : une acidité suffisante constitue un signal indiquant que le sphincter doit se refermer.
Activer les enzymes digestives, dont la conversion du pepsinogène en pepsine.
Stimuler le pancréas à libérer ses sucs digestifs riches en ions bicarbonates et en enzymes.
Stimuler la vésicule biliaire à libérer de la bile pour la digestion des lipides.
Faciliter et accroître l’absorption de plusieurs vitamines et minéraux.
Sans l’action fongicide et bactéricide de l’acide chlorhydrique, nous augmentons le risque de multiplication des pathogènes. On retrouve d’ailleurs une association étroite entre l’hypochlorhydrie et la prolifération bactérienne du grêle (SIBO).
𝗖𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗹’𝗵𝘆𝗽𝗼𝗰𝗵𝗹𝗼𝗿𝗵𝘆𝗱𝗿𝗶𝗲
Chez les personnes en situation d’hypochlorhydrie, le pH varie de 3 à 5, alors que le pH optimal se situe entre 1 et 3.
Signes cliniques
Les manifestations cliniques peuvent être nombreuses et variables, mais le signe clinique pathognomonique consiste en une sensation de réplétion immédiatement après les repas. Elle survient même si la ration alimentaire n’a pas été copieuse. Cette sensation peut se transformer en douleur abdominale haute postprandiale.
On note également selon les cas :
Une digestion lente (parfois, les aliments stagnent jusqu’à 4h dans l’estomac, au lieu de 1-11/5h)
Une halitose (haleine fétide)
Des éructations
Des ballonnements gastriques et intestinaux directement après le repas
Douleurs à l’estomac
Des flatulences
Du pyrosis (reflux gastro-œsophagien)**
Des nausées et/ou vomissements
Diarrhée et/ou constipation
Résidus alimentaires non digérés dans les selles
Taches blanches sur les ongles
Candidose chronique
Fatigue, surtout après repas.
** Il faut savoir que les symptômes de surproduction d’acide chlorhydrique et ceux d’un manque d’acide sont quasi identiques. Le Dr Jonathan Wright explique dans son livre « 𝘞𝘩𝘺 𝘚𝘵𝘰𝘮𝘢𝘤𝘩 𝘈𝘤𝘪𝘥 𝘪𝘴 𝘨𝘰𝘰𝘥 𝘧𝘰𝘳 𝘠𝘰𝘶 » que, selon son expérience clinique, 90% des patients souffrants de reflux gastriques étaient en réalité des cas d’hypochlorhydrie et non d’hyperchlorhydrie !
Conséquences de l’hypochlorhydrie sur le profil nutritionnel
Il faut s’attendre à de nombreux déficits en nutriments, car comme nous l’avons vu, l’ensemble des processus digestifs dépend d’un bon niveau d’acidité gastrique pour avoir lieu. Un grand nombre de nutriments dépendent de ce pH gastrique bas pour leur absorption intestinale.
Les déficits possibles les plus importants se situent au niveau :
des protéines
des minéraux et oligoéléments : magnésium, calcium, fer, zinc, chrome, phosphore et cuivre
la vitamine B12
les acides gras et vitamines liposolubles.
Pour être absorbée, la B12 a besoin du facteur intrinsèque, qui lui-même nécessite une bonne acidité gastrique pour être activé.
L’hypochlorhydrie aura aussi un impact sur l’absorption des acides gras et des vitamines liposolubles. N’oublions pas l’assimilation des acides gras et les vitamines liposolubles (A, D, E et K) dépend de la bonne sécrétion de la bile et des enzymes lipolytiques, qui eux-mêmes dépendent d’un niveau d’acide gastrique adéquat.
Les causes
Selon la littérature scientifique, voici les causes possibles les plus fréquentes :
Le vieillissement : Après 50 ans la production de HCL a tendance à diminuer
Carence en zinc : le zinc joue un rôle crucial en intervenant comme cofacteur dans la production d’HCL
Le stress : en cas de stress, le système nerveux sympathique prend le dessus sur le SN parasympathique ce qui inhibe les processus digestifs ; Lorsque chronique, le stress peut induire un déficit en zinc
Helicobacter pylori : peut provoquer une gastrite (en effet une infection par H. pylori est retrouvée 7 fois sur dix lors d’un ulcère gastrique) et perturber la production d’HCL. (paradoxe de l’œuf et de la poule : Le manque d’HCL facilite l’implantation de cette bactérie et cette bactérie cause l’hypochlorhydrie…)
Manque de sel (NaCl) : le corps en a besoin pour produire l’acide chlorhydrique
Une hypothyroïdie ou une diminution de la fonction thyroïdienne : L’hormone thyroïdienne joue un rôle dans la sécrétion d’acide chlorhydrique
Troubles de l’hypophyse : lorsque cet organe fonctionne mal, la voie de communication hormonale entre la gastrine et l’histamine peut être altérée
La consommation excessive de café de façon chronique, stimule l’estomac à sécréter de grande quantité d’HCL. Ceci peut à la longue irriter l’estomac et son fonctionnement, et mener à une diminution de la production d’acidité de l’estomac.
Le manque de mastication : le fait de mastiquer insuffisamment les aliments, dont les protéines, privera l’estomac d’une prédigestion mécanique de celles-ci. Et il y aura un besoin croissant de sécréter davantage d’acide chlorhydrique pour digérer correctement ces protéines mal broyées. Ce qui amènera à long terme un épuisement des sécrétions gastriques, voire pancréatiques
Les médicaments : tous les antiacides, les inhibiteurs de la pompe à protons; IPP (Omeprazole, Losec, Prevacid, Dexilant, Nexium, Pantoprazole, Pantoloc) et certains antibiotiques. (Utilisation à long terme). L’utilisation des IPP a augmenté considérablement au cours des dernières années. Ils diminuent drastiquement le HCL
La prise d’AINS, même à doses normales, expose à des risques de brûlure d’estomac, voire d’ulcère, de perforation ou d’hémorragie gastrique. Mais l’incidence d’un effet indésirable donné dépend de la nature de l’AINS et souvent de sa posologie, ainsi que du terrain du malade et des médicaments associés.
Mécanismes : Il existe deux mécanismes responsables de la toxicité digestive des AINS :
Effet topique irritatif de l’acidité des AINS sur l’épithélium digestif.
Effet systémique, secondaire à l’inhibition de la synthèse des prostaglandines par la prise des AINS :
diminution de la production et de la sécrétion de mucus
diminution du flux sanguin muqueux gastrique
inhibition du processus de restitution tissulaire
𝗤𝘂𝗲𝗹𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗮𝘀𝘀𝗼𝗰𝗶é𝗲𝘀 à 𝗹’𝗵𝘆𝗽𝗼𝗰𝗵𝗹𝗼𝗿𝗵𝘆𝗱𝗿𝗶𝗲
Anémie pernicieuse (mauvaise absorption de la vitamine. B12)
Fatigue chronique
Maladies auto-immunes en général, dont : maladie cœliaque, Crohn, polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux, vitiligo
L’asthme (des études ont montré que 80% des enfants asthmatiques avaient de l’hypochlorhydrie)
Syndrome de l’intestin irritable
Prolifération bactérienne et fongique : dont H.pylori, salmonelle, E. Coli, candida albicans
Eczéma, urticaire
Augmentation du nombre d’intolérances alimentaires et d’allergies
Ostéoporose
Syndromes neuro-développementaux : l’autisme, TDAH et la dyslexie
Comme nous l’avons vu précédemment, les habitudes de vie peuvent avoir un impact sur la production d’HCL et nos capacités digestives. La première approche sera donc d’améliorer nos habitudes de vie. Regardez parmi les facteurs suivants ce qui vous concerne et commencez à apporter quelques modifications à votre quotidien :
Développer une saine gestion du stress.
Mastiquer suffisamment.
Prendre le temps de s’arrêter pour manger, dans le calme, et être présent à notre repas.
Équilibrer l’alimentation.
Revoir la consommation de café.
Consommer suffisamment d’aliments riches en zinc, en supplémentant au besoin.
Consommer des aliments lactofermentés, notamment avant les repas, pour apporter un soutien enzymatique.
Consommer des plantes amères : gingembre frais, menthe poivrée, gentiane, boldo, absinthe, fenouil, pissenlit, endives, chardon-marie. Des études confirment la capacité de ces plantes à augmenter l’écoulement des sucs digestifs, y compris l’acide chlorhydrique, la bile, la pepsine, la gastrine et les enzymes pancréatiques.
Diminuer le sucre sur un court terme : pour éviter les fermentations des sucres complexes par des bactéries en prolifération, le temps de remettre en place un bon processus digestif, surtout en cas de SIBO et reflux.
Boisson : Évitez de trop boire d’eau pendant les repas. Cela dilue les sécrétions gastriques.
Évitez les aliments trop froids et des boissons glacées.
Utilisez les médicaments de type anti–inflammatoires non-stéroïdiens, que si vraiment nécessaire.
Le simple fait de manger en conscience, de prendre le temps de mastiquer et de mieux gérer son stress, en respectant ses limites, peut faire une grande différence sur notre digestion. Or, si vous soupçonnez un déséquilibre de votre taux d’acidité gastrique et que vous présentez des inconforts digestifs, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un naturopathe spécialiste de la question.
Références :
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RUSSELL, R.M., «Changes in gastrointestinal function attributed to aging», AM J Clin Nutr, 55(6 Suppl): p. 1203S-1207SBOERO, M., et al., «Candida overgrowth in gastric juice of peptic ulcer subjects on short- and long-term treatment with H2- receptor antagonists», Digestion, 1983, 28(3): p. 158-63.
JASKIEWICZ, K., et al., «Chronic atrophic gastritis, gastric pH, nitrites and micronutrient levels in a population at risk for gastric carcinoma », Anticancer Res, 1990. 10(3): p. 833-6.
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Aujourd’hui, nous allons explorer un sujet qui touche de nombreuses femmes : la cystite. Mais attention, nous n’allons pas simplement parler des symptômes et des traitements classiques. Non, nous allons plonger dans un aspect souvent négligé, mais pourtant crucial : la symbolique émotionnelle de la cystite et son lien avec les problèmes de territoire.
Alors, installez-vous confortablement, prenez une tasse de tisane (sans sucre, bien sûr !), et laissez-moi vous guider à travers cette fascinante exploration de la connexion entre notre corps et nos émotions.
La cystite : plus qu’une simple infection urinaire
Commençons par les bases. La cystite est généralement considérée comme une infection urinaire, souvent traitée par des antibiotiques. Mais saviez-vous qu’il y a bien plus à comprendre derrière cette affection ? En réalité, la cystite peut être le reflet d’un déséquilibre plus profond dans notre corps et notre esprit. Selon les approches holistiques de la santé, chaque problème physique peut avoir une racine émotionnelle. Et la cystite ne fait pas exception à cette règle.
Les deux grandes causes de la cystite
D’après les experts en santé naturelle, il existe deux causes principales à la cystite :
Le terrain : Il s’agit de l’état général de notre organisme. Un corps en état d’acidose, c’est-à-dire trop acide, est plus susceptible de développer des infections, y compris des cystites. C’est pourquoi une alimentation équilibrée et alcalinisante est souvent recommandée.
Les émotions : C’est ici que la notion de symbolique émotionnelle entre en jeu. Nos émotions peuvent influencer notre système immunitaire et notre équilibre hormonal, créant ainsi un terrain propice aux infections.
La cystite et le problème de territoire : une connexion surprenante
Vous vous demandez peut-être quel rapport il peut bien y avoir entre la cystite et le territoire. Eh bien, c’est là que ça devient vraiment intéressant. Dans le règne animal, l’urine est souvent utilisée pour marquer le territoire. Pensez aux chiens qui urinent sur les arbres ou les poteaux lors de leurs promenades. Bien que nous soyons des êtres humains évolués, notre cerveau conserve des traces de ces comportements ancestraux. Ainsi, lorsque nous vivons des situations où notre « territoire » émotionnel est menacé ou mal défini, notre corps peut réagir en déclenchant une cystite. C’est une façon inconsciente de « marquer notre territoire » sur le plan biologique.
Les ressentis émotionnels liés à la cystite
Examinons maintenant les différents ressentis émotionnels qui peuvent être à l’origine d’une cystite :
Ne pas trouver sa place : Que ce soit dans la famille, au travail ou dans la société en général, le sentiment de ne pas avoir sa place peut être un déclencheur puissant.
Manque de cadre ou de limites : Paradoxalement, l’absence totale de limites peut être aussi stressante que des limites trop strictes. Notre corps a besoin de repères, de structures.
Être empêché de faire des changements : Lorsque nous voulons apporter des modifications à notre environnement ou à notre vie, mais que nous en sommes empêchés, cela peut créer une frustration intense.
Incapacité à poser ses limites : Ne pas savoir dire « non » ou ne pas arriver à se faire respecter peut créer un conflit interne majeur.
Pourquoi les femmes sont-elles plus touchées ?
Il est intéressant de noter que les femmes sont beaucoup plus sujettes aux cystites que les hommes. Cela s’explique en partie par des raisons anatomiques, mais la symbolique émotionnelle joue également un rôle important. Dans notre société, les femmes sont souvent plus susceptibles de subir des pressions hiérarchiques, des menaces (physiques ou morales), ou d’être empêchées de prendre des initiatives. Elles peuvent aussi avoir plus de difficultés à poser leurs limites ou à se faire respecter dans certains contextes. Tous ces facteurs contribuent à créer un terrain émotionnel propice au développement de cystites.
Le cocktail déclencheur : stress, isolement et impasse
Pour qu’une cystite se déclenche sur le plan émotionnel, trois ingrédients sont généralement nécessaires :
Le stress : Un événement stressant, qu’il soit ponctuel et intense ou chronique et progressif, est souvent le point de départ.
L’isolement : Que l’on soit réellement seul ou que l’on se sente incompris par son entourage, le sentiment d’isolement joue un rôle crucial.
L’absence de solution : Lorsqu’on a l’impression d’être dans une impasse, sans issue visible, le corps peut choisir d’exprimer ce mal-être à travers la maladie.
Comment prévenir et gérer la cystite sur le plan émotionnel ?
Maintenant que nous comprenons mieux la symbolique émotionnelle de la cystite et son lien avec les problèmes de territoire, voyons comment nous pouvons agir pour prévenir et gérer cette affection :
Apprendre à poser ses limites : C’est un exercice qui demande de la pratique, mais qui est essentiel pour notre bien-être. Commencez par de petites choses et progressez petit à petit.
Trouver sa place : Réfléchissez à ce qui vous fait vous sentir à votre place. Cela peut impliquer de changer d’environnement ou simplement de modifier votre perception des choses.
Créer son territoire : Aménagez un espace qui vous appartient, même s’il s’agit juste d’un coin de votre chambre. Avoir un endroit où vous vous sentez en sécurité est important.
Exprimer ses émotions : Trouvez des moyens sains d’exprimer ce que vous ressentez, que ce soit par la parole, l’écriture, l’art ou le sport.
Pratiquer la pleine conscience : La méditation et les exercices de respiration peuvent vous aider à mieux gérer le stress et à vous reconnecter à vous-même.
Le rôle de l’alimentation et des compléments alimentaires
Bien que l’aspect émotionnel soit crucial, n’oublions pas l’importance d’un terrain corporel sain. Une alimentation équilibrée et alcalinisante peut grandement contribuer à prévenir les cystites. Voici quelques compléments alimentaires qui peuvent vous aider à maintenir un système urinaire en bonne santé :
La canneberge : Connue pour ses propriétés anti-adhésives qui empêchent les bactéries de s’accrocher aux parois de la vessie.
La vitamine C : Elle aide à acidifier l’urine, créant un environnement hostile aux bactéries. [Lien vers un complément de vitamine C]
Les probiotiques: Ils favorisent un bon équilibre de la flore intestinale et urinaire. [Lien vers un probiotique spécifique pour la santé urinaire]
Le D-mannose: Un sucre naturel qui aide à éliminer les bactéries des voies urinaires. [Lien vers un complément de D-mannose]
L’importance d’une approche globale
En conclusion, il est important de comprendre que la cystite, comme beaucoup d’autres affections, nécessite une approche globale. Traiter uniquement les symptômes physiques sans s’intéresser à la symbolique émotionnelle et aux problèmes de territoire sous-jacents, c’est passer à côté d’une partie importante du puzzle.
N’hésitez pas à consulter un professionnel de santé ouvert à cette approche holistique. Un naturopathe fonctionnel, un psychologue ou un praticien en médecine intégrative, pourront vous aider à explorer ces aspects émotionnels tout en prenant soin de votre santé physique.
Rappelez-vous : votre corps essaie de vous parler à travers ses symptômes. Écoutez-le, prenez soin de lui, et n’oubliez pas que vous méritez d’avoir votre place, votre territoire, dans ce monde. En prenant en compte à la fois les aspects physiques et émotionnels de la cystite, vous vous donnez les meilleures chances de retrouver un équilibre durable et une santé optimale.
Alors, êtes-vous prêtes à explorer votre territoire intérieur et à prendre soin de vous de manière holistique ? N’hésitez pas à partager vos expériences et vos questions dans les commentaires ci-dessous. Ensemble, nous pouvons apprendre et grandir vers une meilleure compréhension de nous-mêmes et de notre santé.
Et n’oubliez pas : chaque petit pas compte. Que ce soit en améliorant votre alimentation, en essayant un nouveau complément alimentaire, ou en travaillant sur vos émotions, chaque action positive vous rapproche d’un meilleur équilibre et d’une meilleure santé.
Prenez soin de vous, de votre corps et de vos émotions. Vous le méritez !
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On n’imagine pas le nombre de femmes qui ont eu, ou ont encore, des cystites (infections urinaires) à répétition. En général, elles ne se vantent pas d’avoir une infection urinaire… Mais un beau matin, cela commence par de désagréables picotements à l’entrejambe, suivis, quelques jours plus tard, de douleurs à la miction.
À ces signes, toute femme qui a des cystites à répétition sait que le calvaire va recommencer ! Elle se précipite chez le médecin pour obtenir des antibiotiques dès les premiers picotements, et elle les obtient. Si elle est bien organisée et assez rapide, elle n’aura même pas le temps d’avoir vraiment mal. Sauf que l’infection urinaire va revenir… et revenir… et revenir encore. C’est ce que l’on appelle, une « infection urinaire à répétition » tant elle est fréquente. Alors, si vous voulez vraiment vous en débarrasser, après les antibiotiques qui réduisent la maladie au silence, vous devrez passer aux traitements naturels pour ne pas risquer la récidive.
L’infection urinaire : une douleur sans cesse plus vive et profonde
La cystite est une maladie très fréquente chez les femmes et les jeunes filles. En général, elle provient de la contamination de l’urètre par une bactérie intestinale baptisée Escherichia coli (E-coli). C’est une bactérie tout à fait commune qui se colle aux parois des muqueuses.
E-coli n’a rien de nocif tant qu’elle est mise en concurrence avec d’autres bactéries commensales et, la plupart du temps, elle ne parvient même pas à s’accrocher aux parois intestinales, déjà chaudement tapissées de bactéries inoffensives. Mais lorsque la flore intestinale est fragilisée, E-coli prend parfois le dessus, et s’installe alors confortablement jusqu’à provoquer des infections (urétrite).
Quand les bactéries se logent dans la vessie (Escherichia coli est présente dans les urines), c’est une cystite, et lorsqu’elles atteignent les reins, c’est une pyélonéphrite. Autant dire que lorsque vous sentez poindre une infection urinaire, mieux vaut vous en occuper rapidement, sous peine d’un séjour à l’hôpital. Une cystite chronique, ou mal soignée, peut être dangereuse, car une infection chronique des reins peut conduire à de l’insuffisance rénale. Bref, il ne faut pas se dire « ça va passer », parce que ça ne passe pas !
Les femmes savent que la médecine allopathique peut leur proposer une réponse immédiate qui va les soulager. Il n’est donc pas étonnant qu’elles foncent chez leur médecin pour obtenir des antibiotiques. En général, ces traitements permettent, en période aigüe, d’éliminer la douleur très rapidement, mais, quelques semaines ou mois plus tard, une nouvelle crise se déclare presque toujours. Sans compter qu’à chaque prise d’antibiotiques, c’est toute la flore intestinale et vaginale qui est détruite… ce qui facilite la prolifération de la bactérie… C’est un cercle vicieux dont on ne sort qu’avec difficulté.
Il existe pourtant des remèdes naturels très efficaces et dont l’action a été reconnue par de nombreuses études. Mais les médecins, bizarrement, les prescrivent peu. Deux solutions se détachent du lot :
le D-Mannose (pour les infections urinaires à E-coli récidivantes)
Les huiles essentielles (pour une action sur l’ensemble des bactéries qui provoquent une infection urinaire)
Il y a également des remèdes homéopathiques, des formules d’huiles essentielles, des tisanes… Les femmes atteintes doivent aussi assainir leur flore vaginale en employant, par exemple, des ovules aux probiotiques pour les infections récurrentes, ou de la canneberge pour les cystites ponctuelles (je détaille plus bas ces traitements et leur mode d’action). Chaque situation a son remède mais, avant tout, il faut comprendre ce qu’est cette infection.
Peu de femmes y échappent
Contrairement aux infections sexuellement transmissibles (comme le chlamydia ou les mycoplasmes), les infections urinaires touchent bien plus souvent les femmes que les hommes. La raison de cette inégalité est essentiellement physiologique : l’anatomie du système urinaire féminin augmente considérablement le risque d’infections urinaires. En effet, l’urètre de la femme, plus court, facilite la contamination de la vessie par les bactéries. La proximité des orifices (sexe et anus) chez les femmes facilite la propagation des germes. Un déséquilibre intestinal ou vaginal peut engendrer la multiplication des bactéries, qui trouveront rapidement leur chemin vers l’urètre.
Les très jeunes filles peuvent être affectées, souvent parce qu’elles se retiennent d’aller aux toilettes à l’école, ou parce qu’elles ne s’essuient pas correctement.
Les femmes enceintes sont souvent touchées, en raison du dérèglement hormonal lié à la grossesse, ou parce que le bébé appuie sur la vessie qui est plus inclinée pendant neuf mois, ce qui facilite la formation de résidus dans la vessie difficiles à éliminer.
Les femmes ayant une vie sexuelle active ont également un terrain plus favorable au développement des infections urinaires. Certaines en développent une après chaque rapport sexuel : elles sont alors traitées comme les cystites récidivantes. On conseille aussi à ces femmes d’aller uriner après un rapport sexuel et d’utiliser un traitement lubrifiant pendant, car ces cystites sont souvent associées à une sècheresse vaginale.
Les femmes ayant une vaginite liée à une baisse d’hormones au moment de la ménopause, sont aussi sujettes aux cystites.
Enfin, les femmes qui utilisent tampons et serviettes pendant leurs règles sont fragilisées pendant cette période.
La bactérie se propage donc plus facilement chez la femme, et il convient de bien veiller à suivre quelques règles simples pour éviter le pire.
Cystite, pyélonéphrite : même les bébés sont concernés
L’infection urinaire affecte 1% des enfants de moins de 2 ans, avec une prédominance masculine durant les premiers mois de vie et une prédominance féminine ensuite.
Chez le nourrisson (propreté non acquise), l’infection est favorisée par les couches, l’immaturité vésicale et un prépuce étroit.
Chez l’enfant (propreté acquise), l’infection est favorisée par les troubles mictionnels, une vulvite, une rétention stercorale, l’oxyurose et l’hygiène.
L’urine et l’arbre urinaire sont normalement stériles et la colonisation microbienne suit le chemin inverse de l’écoulement normal de l’urine : périnée – urètre – vessie – uretère – bassinet – rein. Les trois premières étapes donnent lieu à une infection urinaire basse (cystite), les trois dernières, à une infection urinaire haute (pyélonéphrite).
La cystite est relativement rare chez l’enfant. Généralement, elle révèle ou complique un trouble mictionnel, et est alors volontiers récidivante. Quel que soit l’âge et le sexe, il convient de pratiquer une échographie urinaire, car cet épisode peut révéler une malformation ou une tumeur, même s’il s’agit d’une éventualité rare. Il n’y aucune raison pour qu’une cystite récidive chez un enfant indemne de malformation.
L’infection urinaire n’épargne pas les hommes de plus de 50 ans
Chez l’homme jeune, la longueur de l’urètre (env. 20 cm) et les sécrétions prostatiques acides (au rôle antibactérien) expliquent en partie la rareté des infections urinaires. L’infection urinaire chez l’homme se manifeste surtout chez les plus âgés, à cause de la diminution de ces sécrétions, de l’augmentation du volume prostatique, et surtout de la mauvaise vidange vésicale liée à l’obstacle prostatique. Si les infections sont 50 fois plus fréquentes chez la femme que chez l’homme entre 20 et 50 ans, passé la cinquantaine, ce ratio tombe à 3 pour 1.
Les infections urinaires masculines sont très hétérogènes, elles vont des formes peu symptomatiques sans fièvre, jusqu’au choc septique. Aucun test diagnostique non invasif ne permet d’écarter une infection prostatique, qui doit donc être prise en compte dans la prise en charge ultérieure. Toute infection urinaire (hors sondage urinaire) chez un homme doit être considérée et traitée comme une prostatite aiguë (sauf cas exceptionnel).
Les bactéries en cause sont, par ordre de fréquence, les E-coli, les Klebsiella et les entérocoques. L’antibio-résistance étant croissante, les autorités de santé considèrent que les antibiotiques du type Amoxiciline, Cotrimoxazole ou Aminopénicilline ne doivent plus être utilisés dans cette indication.
Les examens nécessaires en cas d’infection urinaire
Avant d’en venir aux traitements naturels il faut d’abord suivre les conseils donnés par les médecins, et faire notamment deux examens :
les bandelettes urinaires
l’examen cyto-bactériologique des urines (ECBU)
Si vous optez pour le traitement antibiotique, je vous recommande de demander au préalable un examen complémentaire appelé antibiogramme, qui permet de tester une quinzaine d’antibiotiques pour déterminer leur efficacité sur le germe. Sinon, vous risquez de prendre des antibiotiques inutilement, et de n’avoir pour effet que les effets secondaires.
Les risques de complication
Chez certains patients ayant au moins un facteur de risque de complication, l’infection peut être plus grave et le traitement plus complexe. Ces facteurs sont :
toute anomalie organique ou fonctionnelle de l’arbre urinaire, quelle qu’elle soit (résidu vésical, reflux, lithiase, tumeur, acte récent…) ;
un sexe masculin, du fait de la fréquence des anomalies anatomiques ou fonctionnelles sous-jacentes ;
une grossesse ;
un sujet âgé : patient de plus de 65 ans avec au moins trois critères de fragilité (perte de poids involontaire au cours de la dernière année, vitesse de marche lente, faible endurance, faiblesse/fatigue, activité physique réduite) ou patient de plus de 75 ans ;
une immunodépression grave ;
une insuffisance rénale chronique sévère (clairance < 30 ml/min).
Au-delà de 75 ans, très rares sont les personnes sans facteur de risque de complication.
Prévention : les fondamentaux à respecter
En tant que femme, si vous êtes sujette aux infections urinaires à répétition, il vous faut commencer par modifier le terrain dans lequel la bactérie s’épanouit.
La première chose à faire est de consolider votre flore intestinale en prenant des probiotiques.
Il est aussi essentiel de restaurer la flore vaginale. Les plus rustiques n’auront qu’à vider quelques gélules de probiotiques dans une cuillère de yaourt et s’en badigeonner le vagin. On peut aussi placer une ou deux gélules directement dans le vagin, mais il faut s’assurer que leur enveloppe ne soit pas gastro-résistante. Des tampons aux probiotiques se trouvent désormais (en pharmacie) ou, encore mieux, des ovules aux probiotiques.
Évitez le thé, le café, les épices, le vin blanc et le champagne, car ils modifient votre pH et augmentent l’irritabilité de la vessie et de l’urètre.
Évitez le sucre. C’est important, car E-coli aime le sucre et se multiplie encore mieux dans un terrain où elle trouve du sucre, comme les urines des personnes atteintes de diabète, par exemple.
Autre geste tout simple : veiller à vous essuyer avec le papier hygiénique du haut vers le bas pour éviter la contamination des bactéries anales ou vaginales vers l’urètre. Une pratique à apprendre aux petites filles.
Il est également recommandé d’uriner après les rapports sexuels, d’éviter les pantalons serrés et les sous-vêtements en fibres synthétiques. Le string est à bannir en cas de crise.
Premiers gestes en cas de crise
Beaucoup de gens s’imaginent que boire beaucoup les fait uriner plus souvent et augmente les douleurs. En réalité, c’est le contraire qui se passe : le fait d’avoir des urines abondantes rend leur émission beaucoup moins douloureuse en cas d’infection. Boire 2 litres par jour semble être un minimum, de préférence des boissons acides (jus de citron, d’orange, de pamplemousse…) car les germes urinaires ne peuvent se multiplier en milieu acide.
Dans tous les cas, la cystite est améliorée ou guérie par le repos.
Faites une diète strictement végétarienne et supprimez boissons alcoolisées, laitages et fromages.
Consultez votre médecin à chaque infection, car une infection urinaire mal soignée récidive toujours et peut entraîner une pathologie chronique beaucoup plus délicate et plus longue à soigner.
Ne prenez pas tout de suite des médicaments sous prétexte qu’ils vous ont soulagé lors de la dernière crise, pour plusieurs raisons :
l’analyse d’urine, indispensable, n’aura plus aucune valeur si vous la faites faire en prenant des médicaments classiques.
le traitement désinfectant urinaire doit être pris au moins pendant dix jours.
Faut-il boire davantage en période aiguë ?
Bien souvent, les femmes atteintes d’infection urinaire s’arrêtent de boire afin de moins uriner et d’avoir moins mal. Or, c’est exactement le contraire qu’il faut faire.
Le défaut d’hydratation est d’ailleurs un élément déclencheur pour une infection urinaire sous-jacente, c’est pourquoi les infections urinaires sont souvent plus nombreuses à la fin du printemps et au début de l’été.
Buvez donc de bonnes quantités (au moins deux litres chaque jour), mais pas tout au long de la journée, plutôt en quelques bonnes rasades de 500 ml à chaque fois. Cela ne fatiguera pas vos reins, qui n’ont pas besoin d’être fragilisés dans ce moment douloureux. Évitez de siroter du thé ou une tisane du matin au soir, car là encore, vous en demanderiez trop à votre vessie et à vos reins, surtout en période de crise.
Les antibiotiques : dans certains cas seulement
La résistance de E-coli aux antibiotiques a nettement augmenté au cours des dix dernières années, mais reste très variable selon le terrain. En France, en 2011, plus d’une personne sur quinze souffrait d’Escherichia coli multi-résistante. Chez la femme entre 15 et 65 ans, la résistance reste proche de 5 %.
Les prescriptions répétées de fluoroquinolones ou de cyclines, ont un impact important sur le microbiote intestinal, favorisent les mycoses et devraient être limitées à des indications spécifiques. Toutefois, les antibiotiques s’avèrent indispensables en cas de début de pyélonéphrite, de douleurs dans le dos ou d’un début de fièvre, signalant que l’infection a pu monter jusqu’aux reins. Il faut alors rapidement et impérativement consulter un médecin. Fort heureusement, il est souvent possible de prévenir la cystite ou de l’empêcher de s’installer.
Les Indiens avaient déjà trouvé la solution
Les Amérindiens n’avaient pas d’antibiotiques, mais ils avaient aussi des infections urinaires. Pour les soigner, ils employaient de la canneberge, aussi appelée cranberry, leur remède principal pour tous les problèmes de reins et de vessie. Ils en consommaient de grandes quantités en cas de crise et, surtout, régulièrement pendant l’année, car c’est un fruit très courant en Amérique du Nord, notamment au Canada.
On a longtemps ignoré ce remède de santé ancestral. En Amérique du Nord, si quelques médecins américains en prescrivaient encore dans les années 1920, il est peu à peu tombé dans l’oubli, sans doute parce que cette grande airelle faisait de l’ombre aux antibiotiques.
Depuis une dizaine d’années toutefois, les scientifiques s’intéressent de nouveau à son action sur les infections urinaires, probablement poussés par les riches producteurs de canneberge du continent américain. Plusieurs études cliniques ont déjà démontré que la canneberge peut efficacement barrer la route aux cystites, et éviter ainsi le recours abusif à l’antibiothérapie. Et même si ces études ont fait l’objet de virulentes critiques de la part des laboratoires pharmaceutiques, la réputation de la canneberge a tout de même fini par reprendre le dessus.
Le jus de canneberge en bouteille, la fausse bonne idée
On trouve désormais du jus de canneberge un peu partout, dans les boutiques bio, les supermarchés et sur Internet. Malheureusement, le jus de ces fruits est assez astringeant et un peu amer, ce qui amène les producteurs à ajouter du sucre pour en faire une boisson agréable, mais le sucre favorise les infections urinaires !
Par ailleurs, pour constater un effet, il faut en boire une certaine quantité, au moins un demi-litre de jus pur chaque jour. Or la canneberge est un produit qui, du fait de sa richesse en acide oxalique, est déconseillée aux personnes prédisposées aux calculs urinaires… Il faut donc être prudent. Par ailleurs, l’absorption d’une quantité aussi importante de jus de canneberge peut provoquer des effets indésirables côté intestins (diarrhées, ballonnements, crampes, etc…). Enfin, on ne sait jamais trop comment ces jus sont conservés.
Une solution plus intéressante consiste à prendre un concentré de canneberge en gélules. C’est celle qu’il faut privilégier lorsque l’on n’est pas sûr de la provenance des jus, ou si l’on ne veut pas être obligé d’en boire des quantités astronomiques. C’est à peine plus cher, moins contraignant et sûrement plus efficace. On trouve sur le marché de bons produits, mais il faut s’assurer de leur concentration en principes actifs (proanthocyanidine). Ce remède est plutôt conseillé aux personnes victimes de leur première infection urinaire (ou de rares récidives) ou bien aux enfants (au-dessus de 7 ans).
À noter : deux laboratoires d’analyse français (l’un situé à Nîmes, l’autre à Tours) ont mené des tests quantitatifs et qualitatifs pour contrôler la présence de ces principes actifs. Il s’avère que la majorité des compléments sont insuffisamment dosés en principe actif (la prise quotidienne minimale de proanthocyanidine A, doit être de 36 mg).
Une étude publiée en 2019 dans une revue d’urologie a testé la combinaison canneberge et propolis dans la prévention des infections urinaires basses chez 85 femmes ayant eu au moins quatre épisodes de cystite dans l’année précédente. La recherche montre que par rapport au groupe à qui l’on a donné un placebo, le groupe utilisant chaque jour le mélange canneberge et propolis a connu moins d’épisode infectieux dans les mois suivant. Des compléments alimentaires associant ces deux remèdes végétaux existent.
D-Mannose : le piège du sucre fonctionne dans les deux sens
Escherichia coli aime les femmes, mais cette bactérie aime par-dessus tout les personnes diabétiques, car la bactérie aime le sucre et se multiplie encore mieux dans les urines « sucrées » des gens atteints du diabète. C’est sa force dans les pays développés où le sucre a une place prépondérante dans l’alimentation, mais c’est aussi sa faiblesse, car le sucre est également le moyen de piéger la bactérie.
Le D-Mannose est un sucre simple, cousin du glucose, qui recouvre les cellules du tractus urinaire. On en trouve en relativement grandes quantités dans les pêches, les pommes, les oranges et certaines baies telles que les myrtilles ou la canneberge. Or, ce D-Mannose s’est imposé comme un moyen de traiter les cystites en quelques jours sans tuer la moindre bactérie… Comment ?
Pour provoquer une cystite, la bactérie, on l’a vu, doit trouver un moyen d’adhérer aux cellules de la vessie et du conduit urinaire. Pour ce faire, elle utilise des petits poils, appelés « franges », dont l’extrémité est constituée d’une glycoprotéine appelée lectine. Elle est programmée pour s’attacher à la première molécule de sucre mannose qu’elle rencontre. Or, celles-ci sont produites naturellement dans les cellules du conduit urinaire. Normalement, elles recouvrent la surface des cellules du tractus urinaire. Ici, elles agissent comme un velcro dans lequel les franges de E-coli vont s’accrocher facilement.
Lorsque l’on prend du D-Mannose, les petites molécules sucrées qu’E-coli adore se trouvent non seulement à la surface des cellules urinaires, mais également dans l’urine. Il en résulte qu’une grosse part des bactéries va s’attacher au D-Mannose flottant dans l’urine, et sera donc éliminée aux toilettes. Les quelques E-coli qui parviendront à se fixer sur les molécules de mannose seront des proies faciles pour les globules blancs et les autres agents du système immunitaire.
Le D-Mannose (comme la canneberge) fonctionne en piégeant la bactérie. Il ne présente aucun effet secondaire et il a bon goût. Grâce à son efficacité et à sa non-toxicité, les femmes, même enceintes, peuvent le prendre préventivement. Il est également recommandé aux enfants. Il est en général plus cher que la canneberge, mais il semble plus efficace sur les infections urinaires « installées » depuis plusieurs mois ou années. Ce produit permet en général de traiter en deux mois les cystites chroniques et de s’en débarrasser définitivement. S’il n’y a pas de résultat tangible, c’est qu’il y a autre chose qu’E-coli. La solution peut alors venir des huiles essentielles.
Les huiles essentielles : des armes redoutables
Si l’examen cyto-bactériologique des urines (ECBU) confirme la présence de germes et s’ils sont en grand nombre, vous devrez avoir recours aux huiles essentielles (HE). Elles sont actives sur les germes des voies urinaires, notamment s’il ne s’agit pas d’E-coli, mais de Proteus mirabilis ou de streptocoques, par exemple.
Dans ce domaine, il y a des HE dites majeures, très efficaces sur les germes urinaires : Palmarosa, Origan d’Espagne, Cannelle de Ceylan, Cannelle de Chine, Thym rouge, Sarriette des montagnes, Tea-tree, Cajeput, Niaouli, Myrte.
Vous pourrez vous débarrasser de votre cystite et des bactéries qui la provoquent, en prenant un mélange de 2 gouttes de 3 de ces HE antibactériennes, 3 fois par jour sur un support pour le diluer (pour adultes). Il existe également des mélanges d’huiles essentielles prêts à l’emploi qui s’avèrent très efficaces.
Et si l’on n’aime pas les huiles essentielles
Beaucoup de femmes se méfient des huiles essentielles.
Si vous n’avez pas de sauge à proximité, vous pouvez obtenir un soulagement avec des tisanes diurétiques, loin des repas. Elles sont recommandées en traitement doux pour les enfants et les femmes enceintes :
Chiendent : faire bouillir 30 g de rhizomes de chiendent dans une quantité suffisante d’eau pendant une minute. Rejeter cette eau dont la saveur est âcre et amère. Écraser le chiendent ainsi humecté et le faire bouillir dans 1,25 l d’eau, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’environ 1 l de liquide. Ajouter, à la fin de l’ébullition, 8 g de réglisse, retirer du feu et laisser refroidir. Prendre par tasses dans la journée.
Stigmates de maïs (pour la cystite des jeunes) : décoction à raison de 30 à 100 g par litre d’eau. On en boira 3 tasses par jour.
Reine-des-prés : Lorsque l’eau n’est plus qu’à 90° C, infusion de 30 g de fleurs par litre d’eau ; laisser en contact pendant douze heures. En boire 3 tasses par jour.
Pariétaire (pour les formes tenaces) : infusion de 10 g de plante sèche par litre d’eau : en boire trois quarts de litre par jour.
Aubier de tilleul sauvage du Roussillon (pour les douleurs et l’inflammation) : en décoction, mettre une cuillerée à soupe pour une tasse d’eau froide. Faire bouillir 3 à 4 mn. Laisser infuser 10 mn, boire 4 tasses par jour, chaudes et sucrées au miel.
Ortie blanche : infusion de 20 g de fleurs par litre d’eau, à raison de 3 tasses par jour.
Bruyère (pour les personnes âgées) : décoction de 30 g de fleurs par litre d’eau jusqu’à réduction d’un tiers. En prendre 2 ou 3 tasses par jour.
L’homéopathie contre l’infection urinaire
Les recommandations des homéopathes pour améliorer le terrain en parallèle des réponses classiques sont :
Cantharis 7 CH, en cas de douleurs très violentes de la loge rénale irradiant la vessie et l’urètre. Le malade ressent des brûlures intenses, avant, pendant et après chaque miction, accompagnées de crampes du bas-ventre. Les urines sont rares, troubles, foncées, parfois sanguinolentes. Prendre 5 granules toutes les heures. Espacer les prises selon l’amélioration.
Mercurius corrosivus 7 CH, si les urines sont souvent hémorragiques, très douloureuses, avec présence d’un pus abondant. Les crampes de la vessie sont plus importantes que celles visées par Cantharis. Prendre 5 granules toutes les heures en espaçant selon l’amélioration.
En pratique quotidienne, il est courant d’alterner ces remèdes pour couvrir la plus grande partie des modes réactionnels possibles.
On prend alors Cantharis 9 CH et Mercurius corrosivus 9 CH, 5 granules en alternance toutes les heures (ne pas les mélanger). Cela permet d’attendre l’analyse d’urines en améliorant nettement le confort, sans pour autant en perturber les résultats.
Pour compléter le traitement :
Colibacillinum : sa prescription est habituelle pour éviter un nouvel épisode, 6 granules en 7 CH, une fois par semaine pendant quelques mois.
Cystocalm : composition homéopathique de 6 remèdes, très efficace surtout s’il n’existe pas d’infection. Prendre 5 gouttes sur la langue toutes les 10 mn tant que dure la dysurie.
Staphysagria 15 CH : bien souvent la cystite est une maladie psychosomatique. À prendre en doses (remède de l’indignation, de la révolte).
Au-delà de quatre infections urinaires par an, il faut consulter.
Capsules d’huiles essentielles à visée anti-infectieuses disponibles dans le commerce : Oleocaps 2 (Pranarom)
Références
« Can Cranberries Contribute to Reduce the Incidence of Urinary Tract Infections ? A Systematic Review with Meta-Analysis and Trial Sequential Analysis of Clinical Trials », The Journal of Urology, sept 2017.
« Efficacy and safety of D-Mannose (2 g), 24h prolonged release, associated with Proanthocyanidin (PAC), versus isolate PAC, in the management of a series of women with recurrent urinary infections », Archivos espanoles de urologia, mars 2018.
« Effects of a new combination of plant extracts plus d-mannose for the management of uncomplicated recurrent urinary tract infections », Journal of Chemotherapy, avril 2018.
« A Multicenter, Randomized, Placebo-Controlled Study Evaluating the Efficacy of a Combination of Propolis and Cranberry (Vaccinium macrocarpon) (DUAB®) in Preventing Low Urinary Tract Infection Recurrence in Women Complaining of Recurrent Cystitis », Urologia Internationalis, mai 2019
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