Les probiotiques sont devenus un sujet incontournable dans le domaine de la santé et du bien-être. Souvent présentés comme la solution miracle pour tous les maux digestifs, ces micro-organismes vivants suscitent un intérêt croissant. Cependant, leur utilisation n’est pas sans risque et il est essentiel de comprendre comment les utiliser correctement. Dans cet article, nous allons explorer les erreurs les plus courantes à éviter avec les probiotiques, en particulier lorsqu’on souffre d’un intestin poreux. Que vous soyez novice ou déjà familier avec ces compléments, vous trouverez ici des informations précieuses pour optimiser votre santé intestinale.
La première et peut-être la plus importante erreur à éviter est de se précipiter sur les probiotiques sans prendre en compte l’état de votre intestin. En effet, si vous souffrez d’un intestin poreux, également appelé « leaky gut » en anglais, l’utilisation de probiotiques peut s’avérer contre-productive, voire dangereuse.
Qu’est-ce qu’un intestin poreux ?
L’intestin poreux est une condition où la paroi intestinale devient plus perméable que la normale. Cette perméabilité accrue permet à des substances qui devraient normalement rester dans l’intestin de passer dans la circulation sanguine. Cela peut inclure des toxines, des bactéries et des aliments partiellement digérés.
Pourquoi est-ce un problème avec les probiotiques ?
Lorsque vous avez un intestin poreux et que vous prenez des probiotiques, ces bactéries bénéfiques peuvent également traverser la barrière intestinale. Une fois dans votre circulation sanguine, elles ne sont plus considérées comme « bonnes » par votre système immunitaire. Au contraire, elles sont perçues comme des intrus que votre corps va chercher à éliminer.
Que faire alors ?
La solution est simple mais cruciale : avant d’envisager l’utilisation de probiotiques, il est impératif de travailler sur la réparation de votre intestin. Voici quelques étapes pour y parvenir :
Adoptez une alimentation anti-inflammatoire: Privilégiez les aliments riches en nutriments et évitez ceux qui peuvent irriter votre intestin.
Consommez des aliments riches en glutamine : Cet acide aminé est essentiel pour la santé des cellules intestinales.
Intégrez des aliments fermentés à votre alimentation : Ils peuvent aider à rééquilibrer naturellement votre flore intestinale.
Gérez votre stress : Le stress chronique peut aggraver les problèmes intestinaux.
Consultez un praticien de santé : il pourra vous guider dans ce processus de guérison intestinale.
Une fois votre intestin réparé, vous pourrez envisager l’utilisation de probiotiques de manière plus sûre et efficace.
Erreur n° 2 – L’erreur de la chronicité : utiliser les probiotiques sur le long terme sans discernement
Une autre erreur courante est de considérer les probiotiques comme des suppléments inoffensifs que l’on peut prendre indéfiniment. Cette approche peut en réalité perturber l’équilibre délicat de votre microbiome intestinal.
Pourquoi l’utilisation chronique peut être problématique ?
Les probiotiques, bien que bénéfiques à court terme, peuvent modifier de manière significative la composition de votre flore intestinale s’ils sont utilisés sur une longue période. Cette modification n’est pas toujours souhaitable, car elle peut :
Réduire la diversité naturelle de votre microbiome
Créer une dépendance, où votre intestin devient « paresseux » et compte trop sur les probiotiques externes
Potentiellement, favoriser la croissance excessive de certaines souches bactériennes au détriment d’autres
Comment utiliser les probiotiques de manière optimale ?
La clé est d’adopter une approche cyclique plutôt que chronique. Voici quelques recommandations :
Utilisez les probiotiques pour des périodes définies : Par exemple, une cure de 2 à 3 semaines.
Faites des pauses entre les cures : Cela permet à votre flore intestinale de se réguler naturellement.
Variez les souches : Ne vous limitez pas toujours aux mêmes probiotiques.
Écoutez votre corps : Si vous ne ressentez plus de bénéfices, c’est peut-être le signe qu’il faut faire une pause.
En adoptant cette approche, vous permettrez à votre corps de bénéficier des avantages des probiotiques tout en maintenant l’équilibre naturel de votre microbiome.
Erreur n° 3 – Négliger la personnalisation
Une des erreurs les plus répandues dans l’utilisation des probiotiques est de croire qu’un produit unique convient à tout le monde. Cette approche « taille unique » néglige le fait que chaque individu possède un microbiome unique, façonné par sa génétique, son alimentation, son mode de vie et son environnement.
Pourquoi la personnalisation est-elle cruciale ?
Chaque personne a des besoins spécifiques en matière de probiotiques. Ce qui fonctionne pour votre ami ou votre voisin peut ne pas être adapté à votre profil. Voici pourquoi :
Diversité génétique : Votre patrimoine génétique influence la composition de votre microbiome et la façon dont votre corps réagit aux différentes souches de probiotiques.
État de santé actuel : Vos besoins en probiotiques peuvent varier en fonction de votre état de santé, de vos symptômes et de vos objectifs spécifiques.
Historique médical : Vos antécédents médicaux, y compris les traitements antibiotiques passés, peuvent influencer le type de probiotiques dont vous avez besoin.
Régime alimentaire : Votre alimentation joue un rôle crucial dans la façon dont les probiotiques interagissent avec votre système digestif.
Comment personnaliser votre approche des probiotiques ?
Consultez un professionnel : Un naturopathe fonctionnel ou un nutritionniste spécialisé peut vous aider à déterminer les souches de probiotiques les plus adaptées à votre situation.
Faites des tests: Il existe des tests de microbiome qui peuvent vous donner un aperçu de la composition de votre flore intestinale.
Commencez doucement : Introduisez les probiotiques progressivement et observez comment votre corps réagit.
Tenez un journal : Notez vos symptômes et vos sensations pour mieux comprendre l’impact des probiotiques sur votre organisme.
Soyez patient : Il peut falloir du temps pour trouver la combinaison idéale de probiotiques pour vous.
En personnalisant votre approche, vous maximiserez les bénéfices des probiotiques tout en minimisant les risques d’effets indésirables.
Erreur n° 4 – L’erreur de l’excès : ignorer les risques potentiels
Bien que les probiotiques soient généralement considérés comme sûrs, il est crucial de comprendre qu’ils ne sont pas sans risques, surtout lorsqu’ils sont utilisés de manière excessive ou inappropriée.
Les dangers méconnus des probiotiques
Surproduction d’acide lactique : Certains probiotiques, notamment les lactobacilles, produisent de l’acide lactique lors de la fermentation. En excès, cet acide peut traverser la barrière intestinale et affecter divers organes, y compris le cerveau.
Troubles digestifs : Paradoxalement, une surconsommation de probiotiques peut entraîner des ballonnements, des gaz et des douleurs abdominales.
Interactions médicamenteuses : Les probiotiques peuvent interagir avec certains médicaments, notamment les immunosuppresseurs.
Risques pour les personnes immunodéprimées : Chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les probiotiques peuvent, dans de rares cas, provoquer des infections.
Comment utiliser les probiotiques de manière sûre ?
Commencez par de petites doses : Introduisez progressivement les probiotiques dans votre routine.
Surveillez vos symptômes : Soyez attentif à tout changement dans votre digestion ou votre état général.
Informez votre médecin : Si vous prenez des médicaments, parlez-en à votre médecin avant de commencer une cure de probiotiques.
Choisissez des produits de qualité : Optez pour des marques réputées qui garantissent la qualité et la pureté de leurs produits.
Variez les souches : Ne vous limitez pas à un seul type de probiotique pour éviter la surproduction d’une seule souche bactérienne.
En étant conscient de ces risques potentiels et en adoptant une approche prudente, vous pourrez profiter des bienfaits des probiotiques tout en minimisant les effets indésirables.
Erreur n° 5 – L’erreur de l’automédication : traiter les probiotiques comme des bonbons
La dernière erreur, mais non la moindre, est de considérer les probiotiques comme de simples compléments alimentaires que l’on peut consommer sans réflexion. En réalité, les probiotiques devraient être traités avec le même sérieux que des médicaments.
Pourquoi cette approche est-elle problématique ?
Manque de régulation : Contrairement aux médicaments, les probiotiques ne sont pas toujours soumis à des contrôles stricts, ce qui peut entraîner des variations de qualité et d’efficacité.
Dosage inadéquat : Sans supervision professionnelle, il est facile de surdoser ou sous-doser les probiotiques.
Négligence des contre-indications : Certaines conditions médicales peuvent être aggravées par l’utilisation de probiotiques.
Faux sentiment de sécurité : Croire que les probiotiques peuvent remplacer un mode de vie sain ou un traitement médical nécessaire.
Comment adopter une approche responsable ?
Consultez un professionnel: Avant de commencer une cure de probiotiques, parlez-en à votre médecin ou à un naturopathe.
Éduquez-vous: Apprenez à lire les étiquettes et à comprendre les différentes souches de probiotiques.
Soyez patient : Les effets des probiotiques peuvent prendre du temps à se manifester. Ne changez pas constamment de produit.
Combinez avec un mode de vie sain : Les probiotiques sont plus efficaces lorsqu’ils sont associés à une alimentation équilibrée et un mode de vie sain.
Restez vigilant : Surveillez tout changement dans votre état de santé et n’hésitez pas à arrêter ou à ajuster votre consommation si nécessaire.
En traitant les probiotiques avec le respect qu’ils méritent, vous maximiserez leurs bienfaits tout en minimisant les risques potentiels.
Conclusion : Vers une utilisation éclairée des probiotiques
Les probiotiques offrent un potentiel immense pour améliorer notre santé digestive et globale. Cependant, comme nous l’avons vu, leur utilisation nécessite une approche réfléchie et personnalisée. En évitant ces 5 erreurs courantes (négliger l’état de votre intestin, utiliser les probiotiques de manière chronique, ignorer la nécessité de personnalisation, sous-estimer les risques potentiels et traiter les probiotiques comme de simples compléments) vous serez en mesure de tirer le meilleur parti de ces micro-organismes bénéfiques.
Rappelez-vous que chaque individu est unique, et ce qui fonctionne pour l’un peut ne pas convenir à l’autre. Écoutez votre corps, consultez des professionnels de santé et restez informé des dernières recherches sur les probiotiques. Avec une approche équilibrée et éclairée, les probiotiques peuvent devenir un outil puissant dans votre quête d’une santé optimale.
Enfin, n’oubliez pas que les probiotiques ne sont qu’une partie de l’équation. Une alimentation équilibrée, riche en fibres et en aliments fermentés naturels, combinée à un mode de vie sain, reste la base d’une flore intestinale équilibrée et d’une bonne santé globale.
Prenez soin de votre microbiome, et il prendra soin de vous !
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Avez-vous déjà ressenti cette sensation désagréable de ventre qui gonfle juste après avoir mangé ? Vous n’êtes pas seul(e) ! Les ballonnements sont un problème courant qui affecte de nombreuses personnes.
Dans cet article, nous allons explorer en profondeur les causes de ces ballonnements et surtout, comment les supprimer naturellement. Que vous soyez débutant dans la gestion de votre santé digestive ou que vous cherchiez simplement à améliorer votre confort au quotidien, vous trouverez ici des informations précieuses pour comprendre et soulager vos symptômes.
Comprendre les différents types de ballonnements
Avant de plonger dans les solutions, il est important de comprendre qu’il existe plusieurs types de ballonnements. Cette connaissance vous aidera à mieux cibler vos efforts pour supprimer les ballonnements après le repas.
Les ballonnements liés à la digestion : C’est le type le plus courant. Votre ventre gonfle progressivement après le repas, souvent à cause d’une mastication insuffisante ou d’un repas trop copieux. Ces ballonnements sont généralement le signe que votre système digestif travaille dur pour traiter les aliments ingérés.
Les ballonnements dus aux intolérances alimentaires : Dans ce cas, votre ventre gonfle en réaction à certains aliments spécifiques. Les coupables les plus fréquents sont le gluten, les produits laitiers ou encore le fructose. Si vous remarquez que votre ventre gonfle systématiquement après avoir consommé certains aliments, il pourrait s’agir d’une intolérance.
Les ballonnements immédiats après les repas : C’est le type de ballonnement le plus problématique. Si votre ventre gonfle presque instantanément après avoir mangé, quel que soit l’aliment, cela peut indiquer un problème plus profond lié à votre « terrain » digestif.
Les causes principales des ballonnements digestifs
Maintenant que nous avons identifié les différents types de ballonnements, plongeons dans les causes qui peuvent expliquer pourquoi votre ventre gonfle après les repas.
La surcharge alimentaire : Notre corps a des capacités digestives limitées. Lorsque nous mangeons trop, trop vite ou trop fréquemment, nous mettons notre système digestif à rude épreuve. Résultat : notre ventre gonfle pour essayer de gérer cet afflux d’aliments.
Les mélanges alimentaires inadéquats : Certaines combinaisons d’aliments peuvent être difficiles à digérer ensemble. Par exemple, mélanger des protéines avec des féculents ou consommer des aliments acides avec des féculents peut ralentir la digestion et provoquer des ballonnements.
L’affaiblissement des organes digestifs : Avec le temps, si nous ne prenons pas soin de notre système digestif, nos organes peuvent s’affaiblir. Cela rend la digestion plus difficile et peut entraîner des ballonnements plus fréquents.
Comment supprimer les ballonnements après le repas : des solutions naturelles
Heureusement, il existe de nombreuses façons naturelles de soulager et même de supprimer les ballonnements après le repas. Voici quelques stratégies efficaces :
Améliorez votre mastication : C’est la première étape de la digestion, et pourtant, nous la négligeons souvent. Prenez le temps de bien mastiquer chaque bouchée. Cela allégera le travail de votre estomac et réduira les risques de ballonnements.
Optez pour des repas plus légers et équilibrés : Évitez les repas trop copieux qui surchargent votre système digestif. Privilégiez des portions plus petites et des repas équilibrés contenant des protéines, des légumes et des glucides complexes.
Faites attention aux associations alimentaires : Essayez de ne pas mélanger trop d’aliments différents dans un même repas. Par exemple, évitez de consommer des fruits en dessert juste après un repas riche en protéines.
Intégrez des aliments anti-ballonnements dans votre alimentation : Certains aliments ont des propriétés qui peuvent aider à réduire les ballonnements. C’est le cas du fenouil, du gingembre, de la menthe poivrée ou encore des graines de cumin.
Buvez de l’eau, mais pas pendant les repas : L’hydratation est essentielle pour une bonne digestion, mais boire trop pendant les repas peut diluer vos sucs digestifs. Essayez de boire principalement entre les repas.
Pratiquez une activité physique légère après les repas : Une petite marche après le repas peut stimuler votre digestion et réduire les risques de ballonnements.
Les compléments alimentaires pour soulager les ballonnements
En plus des solutions naturelles, certains compléments alimentaires peuvent vous aider à supprimer les ballonnements après le repas. Voici une sélection des plus efficaces et des plus recherchés :
Probiotiques : Ces « bonnes bactéries » aident à maintenir l’équilibre de votre flore intestinale, ce qui peut réduire les ballonnements. Recherchez des souches comme Lactobacillus acidophilus ou Bifidobacterium lactis.
Enzymes digestives : Si votre corps a du mal à produire suffisamment d’enzymes digestives, un complément peut aider. Les enzymes comme la lactase, la lipase ou la protéase peuvent faciliter la digestion.
Charbon végétal activé : Connu pour ses propriétés absorbantes, le charbon végétal peut aider à réduire les gaz et les ballonnements.
L-Glutamine : Cet acide aminé aide à maintenir la santé de la paroi intestinale, ce qui peut améliorer votre digestion globale.
Curcuma : Cet épice aux propriétés anti-inflammatoires peut aider à soulager les ballonnements et autres problèmes digestifs.
Attention : Avant de prendre tout complément alimentaire, il est toujours recommandé de consulter un professionnel de santé.
Comprendre le lien entre le « terrain » et les ballonnements persistants
Si vous avez essayé toutes ces solutions et que vous continuez à avoir un ventre qui gonfle immédiatement après les repas, il est possible que le problème soit plus profond. Dans ce cas, on parle souvent de problème de « terrain ».
Le « terrain » fait référence à l’état général de votre corps et de votre système digestif. Lorsque le terrain est affaibli, votre corps peut manquer d’énergie pour gérer efficacement la digestion. Voici comment cela se manifeste :
Votre corps doit choisir entre digérer le nouveau repas dans l’estomac, ou finir d’assimiler le précédent dans l’intestin grêle. Par manque d’énergie, il accélère le transit du repas précédent vers le gros intestin. Cela provoque une fermentation plus rapide et donc des ballonnements presque immédiats. Pour résoudre ce problème de terrain, une approche plus globale est nécessaire :
Repos digestif : Envisagez des périodes de jeûne court ou des cures alimentaires légères pour donner à votre système digestif le temps de se reposer et de se régénérer.
Rééquilibrage nutritionnel : Assurez-vous que votre corps reçoit tous les nutriments dont il a besoin. Une alimentation variée et équilibrée est essentielle.
Gestion du stress : Le stress a un impact direct sur notre digestion. Des techniques de relaxation comme la méditation ou le yoga peuvent être bénéfiques.
Sommeil de qualité : Un bon sommeil est crucial pour la récupération de votre corps, y compris votre système digestif.
L’importance de la patience et de la persévérance
Supprimer les ballonnements après le repas et résoudre le problème de ventre qui gonfle peut prendre du temps, surtout si le problème est ancien. Ne vous découragez pas si vous ne voyez pas de résultats immédiats. Chaque petit changement que vous faites est un pas dans la bonne direction. Rappelez-vous que chaque corps est unique. Ce qui fonctionne pour une personne peut ne pas fonctionner pour une autre. N’hésitez pas à expérimenter différentes approches et à écouter votre corps.
Quand consulter un professionnel ?
Si vos ballonnements persistent malgré vos efforts, ou s’ils s’accompagnent d’autres symptômes inquiétants (douleurs intenses, perte de poids inexpliquée, changements dans vos selles), il est important de consulter un praticien de santé. Il pourra effectuer des tests pour exclure toute condition médicale sous-jacente et vous proposer un plan de traitement adapté.
Conclusion
Les ballonnements et la sensation de ventre qui gonfle après les repas peuvent être frustrants et inconfortables, mais ils ne sont pas une fatalité. En comprenant les différents types de ballonnements, leurs causes, et en adoptant des stratégies naturelles pour les supprimer, vous pouvez grandement améliorer votre confort digestif et votre qualité de vie.
Rappelez-vous que la clé est d’écouter votre corps, d’être patient et de persévérer. Chaque petit changement positif que vous apportez à votre alimentation et à votre mode de vie est un pas vers une meilleure santé digestive.
N’oubliez pas que vous n’êtes pas seul dans cette démarche. De nombreuses personnes font face aux mêmes défis et réussissent à les surmonter. Avec les bonnes informations, de la détermination et peut-être l’aide d’un professionnel de santé, vous aussi pouvez dire adieu aux ballonnements et retrouver un ventre plat et confortable après vos repas.
Prenez soin de vous, écoutez votre corps, et n’hésitez pas à demander de l’aide si vous en ressentez le besoin. Votre corps vous remerciera pour l’attention et les soins que vous lui apportez.
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Aujourd’hui, nous allons plonger dans un sujet souvent mal compris : le syndrome de fatigue chronique (SFC) et son lien étonnant avec notre intestin. Si vous vous sentez constamment épuisé et que rien ne semble vous aider, cet article pourrait bien être une révélation pour vous. Alors, installez-vous confortablement, et découvrons ensemble ce que la science nous apprend sur cette condition mystérieuse et comment nous pouvons potentiellement l’améliorer.
Qu’est-ce que le syndrome de fatigue chronique ?
Commençons par le commencement. Le syndrome de fatigue chronique, également connu sous le nom d’encéphalomyélite myalgique (EM), est une condition complexe qui affecte des millions de personnes dans le monde. Contrairement à la fatigue « normale » que nous ressentons tous de temps en temps, le SFC est un état débilitant qui peut durer des mois, voire des années.
Les principaux symptômes du SFC incluent :
Une fatigue écrasante et persistante qui ne s’améliore pas avec le repos
Un sommeil non réparateur, même après de longues périodes de repos
Une intolérance à l’effort physique ou mental
Des problèmes cognitifs, comme des difficultés de concentration et de mémoire
Ce qui rend le SFC particulièrement frustrant, c’est qu’il n’existe pas de test sanguin ou d’examen médical simple pour le diagnostiquer. Les médecins doivent souvent exclure d’autres conditions avant de pouvoir poser un diagnostic de SFC.
Le lien surprenant avec l’intestin
Maintenant, voici où les choses deviennent vraiment intéressantes. De récentes recherches ont mis en lumière un lien inattendu entre le syndrome de fatigue chronique et notre système digestif, en particulier notre intestin.
Il s’avère que de nombreuses personnes souffrant de SFC présentent également des symptômes de syndrome de l’intestin irritable (SII) ou d’autres troubles digestifs. Mais ce n’est pas tout. Les scientifiques ont découvert que les patients atteints de SFC présentent souvent une dysbiose intestinale marquée. En d’autres termes, l’équilibre délicat des bactéries dans leur intestin est perturbé. Cette découverte a conduit à une théorie fascinante : et si le SFC commençait dans l’intestin ?
L’intestin perméable : le chaînon manquant ?
Un concept clé pour comprendre ce lien est celui de « l’intestin perméable ». Normalement, notre intestin agit comme une barrière sélective, laissant passer les nutriments tout en bloquant les substances nocives. Mais parfois, cette barrière peut devenir trop « poreuse », permettant à des substances indésirables de pénétrer dans notre circulation sanguine.
Cette condition, appelée intestin perméable, pourrait être un facteur important dans le développement du SFC. Voici comment cela pourrait fonctionner :
Un déséquilibre du microbiote intestinal (dysbiose) se produit
Cela conduit à une inflammation de la paroi intestinale
L’intestin devient plus perméable, laissant passer des substances nocives
Ces substances déclenchent une réponse immunitaire dans tout le corps
Cette réponse immunitaire chronique pourrait être à l’origine des symptômes du SFC
Bien que cette théorie soit encore à l’étude, elle offre une nouvelle perspective prometteuse pour comprendre et potentiellement traiter le SFC.
Comment améliorer votre santé intestinale
Si le lien entre le SFC et l’intestin vous intrigue, vous vous demandez peut-être comment vous pouvez prendre soin de votre santé intestinale. Voici quelques stratégies que vous pouvez envisager :
Adoptez une alimentation anti-inflammatoire : Privilégiez les aliments riches en fibres, les fruits et légumes colorés, les bonnes graisses (comme celles trouvées dans l’avocat et le saumon) et réduisez votre consommation d’aliments transformés et de sucres raffinés.
Identifiez vos intolérances alimentaires : Certains aliments peuvent irriter votre intestin sans que vous vous en rendiez compte. Tenez un journal alimentaire pour identifier les aliments qui pourraient vous causer des problèmes.
Pratiquez la mastication consciente : Prenez le temps de bien mastiquer vos aliments. Cela facilite la digestion et réduit le stress sur votre système digestif.
Essayez le jeûne intermittent : Le jeûne intermittent peut aider à « réinitialiser » votre système digestif et favoriser la croissance de bonnes bactéries intestinales. Commencez doucement et consultez votre praticien de santé avant de vous lancer dans un régime de jeûne.
Gérez votre stress : Le stress peut avoir un impact négatif sur votre santé intestinale. Essayez des techniques de relaxation comme la méditation ou le yoga.
Les compléments alimentaires pour soutenir votre santé intestinale
En plus de ces changements de mode de vie, certains compléments alimentaires peuvent aider à soutenir votre santé intestinale et potentiellement soulager les symptômes du SFC. Voici quelques-uns des plus prometteurs :
Probiotiques : Les probiotiques sont des bactéries bénéfiques qui peuvent aider à rétablir l’équilibre de votre microbiote intestinal.
Prébiotiques : Les prébiotiques nourrissent vos bonnes bactéries intestinales.
L-glutamine : Cet acide aminé peut aider à réparer la paroi intestinale.
Curcuma : Le curcuma a des propriétés anti-inflammatoires puissantes.
Oméga-3 : Les acides gras oméga-3 peuvent aider à réduire l’inflammation intestinale.
N’oubliez pas de toujours consulter un professionnel de santé avant de commencer toute nouvelle cure de suppléments, surtout si vous souffrez de SFC.
Au-delà de l’intestin : autres stratégies pour gérer le SFC
Bien que l’approche intestinale soit prometteuse, il est important de se rappeler que le SFC est une condition complexe qui nécessite une approche globale. Voici quelques autres stratégies qui peuvent vous aider à gérer vos symptômes :
Gestion de l’énergie : Apprenez à gérer votre énergie en utilisant la technique du « pacing ». Cela implique d’alterner périodes d’activité et de repos pour éviter l’épuisement.
Thérapie cognitive comportementale : Cette forme de thérapie peut vous aider à développer des stratégies d’adaptation pour faire face aux défis du SFC.
Exercice gradué : Un programme d’exercice très doux et progressif peut aider certaines personnes à améliorer leur tolérance à l’effort. Commencez très lentement et augmentez progressivement.
Gestion du sommeil : Établissez une routine de sommeil régulière et créez un environnement propice au sommeil.
Soutien des mitochondries : Les mitochondries, les « centrales énergétiques » de nos cellules, sont souvent affectées dans le SFC. Des suppléments comme le CoQ10 ou le bleu de méthylène (sous supervision médicale) peuvent potentiellement aider.
L’importance d’une approche personnalisée
Il est crucial de comprendre que chaque personne atteinte de SFC est unique. Ce qui fonctionne pour une personne peut ne pas fonctionner pour une autre. C’est pourquoi il est essentiel d’adopter une approche personnalisée et de travailler en étroite collaboration avec un praticien de santé qui comprend le SFC.
N’ayez pas peur d’être votre propre avocat. Tenez un journal de vos symptômes, de votre alimentation et de vos activités. Cela peut vous aider à identifier des schémas et à déterminer ce qui fonctionne le mieux pour vous.
Conclusion : Un nouvel espoir pour le SFC ?
Le lien entre le syndrome de fatigue chronique et la santé intestinale ouvre de nouvelles perspectives passionnantes pour la compréhension et le traitement de cette condition complexe. Bien que nous ayons encore beaucoup à apprendre, ces découvertes offrent un nouvel espoir aux millions de personnes qui luttent contre le SFC.
Si vous pensez souffrir de SFC, n’hésitez pas à consulter un praticien de santé. Un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée peuvent faire une grande différence dans votre qualité de vie.
Rappelez-vous, le chemin vers la guérison peut être long, mais chaque petit pas compte. Prenez soin de votre intestin, écoutez votre corps et soyez patient avec vous-même. Avec le temps et les bons soins, il est possible d’améliorer vos symptômes et de retrouver une meilleure qualité de vie.
Avez-vous déjà expérimenté le lien entre votre santé intestinale et votre niveau d’énergie ? Partagez vos expériences dans les commentaires ci-dessous. Votre histoire pourrait aider d’autres personnes dans leur parcours vers le bien-être.
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Aujourd’hui, je voudrais aborder avec vous un sujet crucial pour notre santé : la glycémie, ou taux de sucre dans le sang. Vous avez sûrement déjà entendu parler de l’importance de maintenir une « glycémie stable ». Mais savez-vous vraiment ce que cela signifie ? Et surtout, connaissez-vous le plus grand mensonge qui circule à ce sujet ?
Attachez vos ceintures, car nous allons plonger dans le fascinant monde du sucre sanguin. Je vous promets qu’à la fin de cet article, vous aurez une toute nouvelle perspective sur votre alimentation et votre énergie au quotidien !
Le mythe de l’énergie uniquement liée au sucre sanguin
Commençons par le commencement. On nous répète souvent que notre énergie provient uniquement de notre glycémie. Vous connaissez sûrement ces phrases : « Tu te sens fatigué ? Ta glycémie doit être basse, mange quelque chose ! » ou encore « Il faut manger régulièrement pour maintenir un bon niveau de sucre dans le sang ».
Eh bien, figurez-vous que c’est là que se cache le plus gros mensonge sur la glycémie !
En réalité, notre corps est bien plus complexe et intelligent que ça. Il dispose de plusieurs sources d’énergie, et le sucre sanguin n’en est qu’une parmi d’autres. Cette croyance erronée nous pousse à manger trop souvent et trop de sucres rapides, ce qui peut avoir des conséquences néfastes sur notre santé à long terme.
Les montagnes russes de la glycémie
Imaginez votre glycémie comme un petit train sur des montagnes russes. À chaque fois que vous mangez quelque chose de sucré ou de très riche en glucides, votre petit train monte en flèche. C’est à ce moment-là que vous vous sentez plein d’énergie.
Mais que se passe-t-il ensuite ? Le corps, dans sa grande sagesse, veut ramener ce taux à la normale. Il libère alors de l’insuline, une hormone qui fait redescendre le taux de sucre dans le sang. Et là, patatras ! Votre petit train dégringole, et avec lui, votre niveau d’énergie.
Résultat ? Vous vous sentez fatigué, irritable, peut-être même un peu dans le brouillard. Et que fait-on généralement dans ces moments-là ? On mange à nouveau quelque chose de sucré pour se donner un coup de boost. Et le cycle recommence…
Ce yo-yo constant de la glycémie n’est pas du tout ce que notre corps recherche. En réalité, il aspire à la stabilité.
La vérité sur la stabilité glycémique
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, une glycémie stable ne signifie pas qu’elle doit monter en flèche après chaque repas. Dans un corps en bonne santé, le taux de sucre dans le sang ne devrait augmenter que légèrement après un repas équilibré, puis revenir doucement à la normale.
Voici quelques chiffres pour vous donner une idée :
Une glycémie à jeun optimale se situe entre 80 et 90 mg/dL.
Après un repas, elle ne devrait pas dépasser 110 mg/dL.
2 à 3 heures après le repas, elle devrait être revenue à son niveau de base.
Ces chiffres sont bien loin de ce qu’on considère souvent comme « normal » dans notre société moderne, où l’on tolère des pics glycémiques beaucoup plus élevés.
L’énergie au-delà du sucre : les autres carburants du corps
Maintenant que nous avons déconstruit le mythe de l’énergie uniquement liée au sucre sanguin, parlons des autres sources d’énergie dont dispose notre corps.
Le corps humain est une véritable usine à énergie, capable de puiser dans différentes ressources selon ses besoins. Voici les principaux « carburants » qu’il utilise :
Le glucose (sucre sanguin) : C’est effectivement une source d’énergie importante, mais pas la seule !
Les graisses : Eh oui, notre corps adore brûler des graisses pour produire de l’énergie. C’est même sa source préférée en temps normal.
Les protéines : En cas de besoin, le corps peut convertir certains acides aminés en glucose.
Les cétones : Ces molécules sont produites à partir des graisses lorsque le corps manque de glucose. Elles sont particulièrement appréciées par le cerveau !
Le saviez-vous ? Même notre cerveau, souvent présenté comme dépendant uniquement du glucose, peut tirer jusqu’à 75% de son énergie des cétones en cas de besoin !
Cette diversité de sources d’énergie permet à notre corps de s’adapter à différentes situations, que ce soit lors d’un jeûne prolongé ou d’un effort physique intense.
L’importance des graisses dans notre alimentation
Parlons un peu des graisses. On a longtemps diabolisé les lipides, les accusant de tous les maux. Mais la vérité, c’est que notre corps les adore ! Et pour cause :
Les graisses sont une source d’énergie très dense : 9 calories par gramme contre 4 pour les glucides.
Elles se stockent facilement : un adulte de taille moyenne peut stocker environ 100 000 calories sous forme de graisse !
Elles se libèrent lentement, fournissant une énergie stable sur le long terme.
C’est pour cela qu’inclure de bonnes graisses dans votre alimentation (huile d’olive, avocat, noix, poissons gras…) peut vous aider à stabiliser votre glycémie et à vous sentir rassasié plus longtemps.
Les glucides : amis ou ennemis ?
Après tout ce qu’on vient de dire, vous vous demandez peut-être si les glucides sont à bannir totalement. Rassurez-vous, ce n’est pas le cas ! Il faut simplement apprendre à les choisir et à les consommer intelligemment.
On peut classer les glucides en plusieurs catégories :
Les sucres simples et les aliments transformés : à limiter au maximum.
Les féculents : à consommer avec modération, selon votre activité physique.
Les légumes non féculents : à volonté !
Les légumes verts à feuilles : excellents pour la santé, à consommer sans modération.
Les fibres : essentielles pour notre microbiote intestinal.
L’idée n’est pas de supprimer totalement les glucides, mais de privilégier ceux qui ont un faible impact sur la glycémie et qui apportent des nutriments intéressants.
Comment stabiliser sa glycémie naturellement ?
Maintenant que nous avons fait le tour de la question, voici quelques conseils pratiques pour maintenir une glycémie stable au quotidien :
Limitez drastiquement les aliments transformés et les sucres ajoutés.
Associez toujours des protéines et/ou des graisses à vos glucides pour ralentir leur absorption.
Pratiquez une activité physique régulière : le sport aide à réguler la glycémie.
Gérez votre stress : le stress peut faire monter la glycémie.
Dormez suffisamment : le manque de sommeil perturbe la régulation du sucre sanguin.
Pensez aux compléments alimentaires : certains peuvent aider à stabiliser la glycémie.
Les compléments alimentaires pour une glycémie équilibrée
Parlons justement des compléments alimentaires. Bien qu’ils ne remplacent pas une alimentation équilibrée, certains peuvent être de précieux alliés pour réguler la glycémie. Voici les plus efficaces et les plus recherchés :
La cannelle : Elle aide à réduire la glycémie et améliore la sensibilité à l’insuline.
Le chrome : Ce minéral joue un rôle important dans le métabolisme du glucose.
La berbérine : Cette substance naturelle a des effets similaires à certains médicaments antidiabétiques.
Le magnésium : Il améliore la sensibilité à l’insuline et aide à réduire le risque de diabète de type 2.
Bien sûr, avant de prendre tout complément alimentaire, il est toujours préférable de consulter un professionnel de santé.
L’importance d’être à l’écoute de son corps
Pour conclure cet article, j’aimerais insister sur un point crucial : l’importance d’écouter son corps. Chaque individu est unique, avec ses propres besoins et réactions. Ce qui fonctionne pour votre voisin ne fonctionnera pas forcément pour vous.
Apprenez à reconnaître les signaux que vous envoie votre corps. Comment vous sentez-vous après avoir mangé tel ou tel aliment ? Êtes-vous vraiment fatigué, ou est-ce juste une baisse passagère liée à la digestion ? En prêtant attention à ces détails, vous apprendrez petit à petit à réguler naturellement votre glycémie.
N’hésitez pas non plus à faire des tests de glycémie si vous en ressentez le besoin. Il existe aujourd’hui des appareils simples à utiliser qui permettent de suivre sa glycémie au quotidien. Cela peut être un excellent outil pour comprendre comment votre corps réagit à différents aliments et situations.
En conclusion, le plus grand mensonge sur la glycémie est de croire qu’elle doit constamment être « rechargée » par des apports alimentaires fréquents. En réalité, notre corps est parfaitement capable de maintenir un taux de sucre sanguin stable si on lui en donne les moyens.
En adoptant une alimentation équilibrée, riche en aliments complets et en réduisant les aliments transformés et les sucres ajoutés, vous donnerez à votre corps tous les outils nécessaires pour réguler naturellement sa glycémie. N’oubliez pas non plus l’importance de l’activité physique, du sommeil et de la gestion du stress dans cette équation.
Rappelez-vous : une glycémie stable, c’est la clé d’une énergie constante, d’une humeur équilibrée et d’une santé optimale sur le long terme. Alors, prêts à dire adieu aux montagnes russes du sucre sanguin ?
J’espère que cet article vous a été utile et vous a permis d’y voir plus clair sur ce sujet complexe mais passionnant. N’hésitez pas à le partager autour de vous si vous pensez qu’il pourrait aider d’autres personnes à mieux comprendre leur corps et leur alimentation.
Et vous, quelle a été votre plus grande découverte sur la glycémie ? Avez-vous déjà essayé de stabiliser votre taux de sucre sanguin ? Partagez vos expériences dans les commentaires, je serai ravi d’en discuter avec vous !
Prenez soin de vous et à très bientôt pour de nouveaux articles santé !
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Les probiotiques sont devenus un sujet incontournable dans le domaine de la santé et du bien-être. Souvent présentés comme la solution miracle pour tous les maux digestifs, ces micro-organismes vivants suscitent un intérêt croissant. Cependant, leur utilisation n’est pas sans risque et il est essentiel de comprendre comment les utiliser correctement. Dans cet article, nous allons explorer les erreurs les plus courantes à éviter avec les probiotiques, en particulier lorsqu’on souffre d’un intestin poreux. Que vous soyez novice ou déjà familier avec ces compléments, vous trouverez ici des informations précieuses pour optimiser votre santé intestinale.
La première et peut-être la plus importante erreur à éviter est de se précipiter sur les probiotiques sans prendre en compte l’état de votre intestin. En effet, si vous souffrez d’un intestin poreux, également appelé « leaky gut » en anglais, l’utilisation de probiotiques peut s’avérer contre-productive, voire dangereuse.
Qu’est-ce qu’un intestin poreux ?
L’intestin poreux est une condition où la paroi intestinale devient plus perméable que la normale. Cette perméabilité accrue permet à des substances qui devraient normalement rester dans l’intestin de passer dans la circulation sanguine. Cela peut inclure des toxines, des bactéries et des aliments partiellement digérés.
Pourquoi est-ce un problème avec les probiotiques ?
Lorsque vous avez un intestin poreux et que vous prenez des probiotiques, ces bactéries bénéfiques peuvent également traverser la barrière intestinale. Une fois dans votre circulation sanguine, elles ne sont plus considérées comme « bonnes » par votre système immunitaire. Au contraire, elles sont perçues comme des intrus que votre corps va chercher à éliminer.
Que faire alors ?
La solution est simple mais cruciale : avant d’envisager l’utilisation de probiotiques, il est impératif de travailler sur la réparation de votre intestin. Voici quelques étapes pour y parvenir :
Adoptez une alimentation anti-inflammatoire : Privilégiez les aliments riches en nutriments et évitez ceux qui peuvent irriter votre intestin.
Consommez des aliments riches en glutamine : Cet acide aminé est essentiel pour la santé des cellules intestinales.
Intégrez des aliments fermentés à votre alimentation : Ils peuvent aider à rééquilibrer naturellement votre flore intestinale.
Gérez votre stress : Le stress chronique peut aggraver les problèmes intestinaux.
Consultez un professionnel de santé : Un médecin ou un nutritionniste pourra vous guider dans ce processus de guérison intestinale.
Une fois votre intestin réparé, vous pourrez envisager l’utilisation de probiotiques de manière plus sûre et efficace.
Erreur n° 2 – L’erreur de la chronicité : utiliser les probiotiques sur le long terme sans discernement
Une autre erreur courante est de considérer les probiotiques comme des suppléments inoffensifs que l’on peut prendre indéfiniment. Cette approche peut en réalité perturber l’équilibre délicat de votre microbiome intestinal.
Pourquoi l’utilisation chronique peut être problématique ?
Les probiotiques, bien que bénéfiques à court terme, peuvent modifier de manière significative la composition de votre flore intestinale s’ils sont utilisés sur une longue période. Cette modification n’est pas toujours souhaitable, car elle peut :
Réduire la diversité naturelle de votre microbiome
Créer une dépendance, où votre intestin devient « paresseux » et compte trop sur les probiotiques externes
Potentiellement, favoriser la croissance excessive de certaines souches bactériennes au détriment d’autres
Comment utiliser les probiotiques de manière optimale ?
La clé est d’adopter une approche cyclique plutôt que chronique. Voici quelques recommandations :
Utilisez les probiotiques pour des périodes définies : Par exemple, une cure de 2 à 3 semaines.
Faites des pauses entre les cures : Cela permet à votre flore intestinale de se réguler naturellement.
Variez les souches : Ne vous limitez pas toujours aux mêmes probiotiques.
Écoutez votre corps : Si vous ne ressentez plus de bénéfices, c’est peut-être le signe qu’il faut faire une pause.
En adoptant cette approche, vous permettrez à votre corps de bénéficier des avantages des probiotiques tout en maintenant l’équilibre naturel de votre microbiome.
Erreur n° 3 – Négliger la personnalisation
Une des erreurs les plus répandues dans l’utilisation des probiotiques est de croire qu’un produit unique convient à tout le monde. Cette approche « taille unique » néglige le fait que chaque individu possède un microbiome unique, façonné par sa génétique, son alimentation, son mode de vie et son environnement.
Pourquoi la personnalisation est-elle cruciale ?
Chaque personne a des besoins spécifiques en matière de probiotiques. Ce qui fonctionne pour votre ami ou votre voisin peut ne pas être adapté à votre profil. Voici pourquoi :
Diversité génétique : Votre patrimoine génétique influence la composition de votre microbiome et la façon dont votre corps réagit aux différentes souches de probiotiques.
État de santé actuel : Vos besoins en probiotiques peuvent varier en fonction de votre état de santé, de vos symptômes et de vos objectifs spécifiques.
Historique médical : Vos antécédents médicaux, y compris les traitements antibiotiques passés, peuvent influencer le type de probiotiques dont vous avez besoin.
Régime alimentaire : Votre alimentation joue un rôle crucial dans la façon dont les probiotiques interagissent avec votre système digestif.
Comment personnaliser votre approche des probiotiques ?
Consultez un professionnel : Un naturopathe fonctionnel ou un nutritionniste spécialisé peut vous aider à déterminer les souches de probiotiques les plus adaptées à votre situation.
Faites des tests : Il existe des tests de microbiome qui peuvent vous donner un aperçu de la composition de votre flore intestinale.
Commencez doucement : Introduisez les probiotiques progressivement et observez comment votre corps réagit.
Tenez un journal : Notez vos symptômes et vos sensations pour mieux comprendre l’impact des probiotiques sur votre organisme.
Soyez patient : Il peut falloir du temps pour trouver la combinaison idéale de probiotiques pour vous.
En personnalisant votre approche, vous maximiserez les bénéfices des probiotiques tout en minimisant les risques d’effets indésirables.
Erreur n° 4 – L’erreur de l’excès : ignorer les risques potentiels
Bien que les probiotiques soient généralement considérés comme sûrs, il est crucial de comprendre qu’ils ne sont pas sans risques, surtout lorsqu’ils sont utilisés de manière excessive ou inappropriée.
Les dangers méconnus des probiotiques
Surproduction d’acide lactique : Certains probiotiques, notamment les lactobacilles, produisent de l’acide lactique lors de la fermentation. En excès, cet acide peut traverser la barrière intestinale et affecter divers organes, y compris le cerveau.
Troubles digestifs : Paradoxalement, une surconsommation de probiotiques peut entraîner des ballonnements, des gaz et des douleurs abdominales.
Interactions médicamenteuses : Les probiotiques peuvent interagir avec certains médicaments, notamment les immunosuppresseurs.
Risques pour les personnes immunodéprimées : Chez les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les probiotiques peuvent, dans de rares cas, provoquer des infections.
Comment utiliser les probiotiques de manière sûre ?
Commencez par de petites doses : Introduisez progressivement les probiotiques dans votre routine.
Surveillez vos symptômes : Soyez attentif à tout changement dans votre digestion ou votre état général.
Informez votre médecin : Si vous prenez des médicaments, parlez-en à votre médecin avant de commencer une cure de probiotiques.
Choisissez des produits de qualité : Optez pour des marques réputées qui garantissent la qualité et la pureté de leurs produits.
Variez les souches : Ne vous limitez pas à un seul type de probiotique pour éviter la surproduction d’une seule souche bactérienne.
En étant conscient de ces risques potentiels et en adoptant une approche prudente, vous pourrez profiter des bienfaits des probiotiques tout en minimisant les effets indésirables.
Erreur n° 5 – L’erreur de l’automédication : utiliser les probiotiques comme des bonbons
La dernière erreur, mais non la moindre, est de considérer les probiotiques comme de simples compléments alimentaires que l’on peut consommer sans réflexion. En réalité, les probiotiques devraient être traités avec le même sérieux que des médicaments.
Pourquoi cette approche est-elle problématique ?
Manque de régulation : Contrairement aux médicaments, les probiotiques ne sont pas toujours soumis à des contrôles stricts, ce qui peut entraîner des variations de qualité et d’efficacité.
Dosage inadéquat : Sans supervision professionnelle, il est facile de surdoser ou sous-doser les probiotiques.
Négligence des contre-indications : Certaines conditions médicales peuvent être aggravées par l’utilisation de probiotiques.
Faux sentiment de sécurité : Croire que les probiotiques peuvent remplacer un mode de vie sain ou un traitement médical nécessaire.
Comment adopter une approche responsable ?
Consultez un professionnel : Avant de commencer une cure de probiotiques, parlez-en à votre médecin ou à un nutritionniste.
Éduquez-vous : Apprenez à lire les étiquettes et à comprendre les différentes souches de probiotiques.
Soyez patient : Les effets des probiotiques peuvent prendre du temps à se manifester. Ne changez pas constamment de produit.
Combinez avec un mode de vie sain : Les probiotiques sont plus efficaces lorsqu’ils sont associés à une alimentation équilibrée et un mode de vie sain.
Restez vigilant : Surveillez tout changement dans votre état de santé et n’hésitez pas à arrêter ou à ajuster votre consommation si nécessaire.
En traitant les probiotiques avec le respect qu’ils méritent, vous maximiserez leurs bienfaits tout en minimisant les risques potentiels.
Conclusion : Vers une utilisation éclairée des probiotiques
Les probiotiques offrent un potentiel immense pour améliorer notre santé digestive et globale. Cependant, comme nous l’avons vu, leur utilisation nécessite une approche réfléchie et personnalisée. En évitant ces 5 erreurs courantes – négliger l’état de votre intestin, utiliser les probiotiques de manière chronique, ignorer la nécessité de personnalisation, sous-estimer les risques potentiels et traiter les probiotiques comme de simples compléments – vous serez en mesure de tirer le meilleur parti de ces micro-organismes bénéfiques.
Rappelez-vous que chaque individu est unique, et ce qui fonctionne pour l’un peut ne pas convenir à l’autre. Écoutez votre corps, consultez des professionnels de santé et restez informé des dernières recherches sur les probiotiques. Avec une approche équilibrée et éclairée, les probiotiques peuvent devenir un outil puissant dans votre quête d’une santé optimale.
Enfin, n’oubliez pas que les probiotiques ne sont qu’une partie de l’équation. Une alimentation équilibrée, riche en fibres et en aliments fermentés naturels, combinée à un mode de vie sain, reste la base d’une flore intestinale équilibrée et d’une bonne santé globale.
Prenez soin de votre microbiome, et il prendra soin de vous !
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Avez-vous déjà entendu parler de l’intestin poreux, aussi appelé hyper-perméabilité intestinale ou « leaky gut » en anglais ? Ce phénomène, de plus en plus reconnu par la communauté médicale, pourrait être à l’origine de nombreux problèmes de santé. Dans cet article, nous allons explorer en détail ce qu’est l’intestin poreux, ses causes, ses conséquences et surtout, comment y remédier naturellement.
Qu’est-ce que l’intestin poreux ?
L’intestin poreux, ou syndrome d’hyper-perméabilité intestinale, est une condition dans laquelle la paroi intestinale devient plus perméable que la normale. Normalement, notre intestin agit comme une barrière sélective, permettant l’absorption des nutriments tout en bloquant le passage de substances nocives. Cependant, lorsque cette barrière est compromise, des particules plus grosses peuvent passer dans la circulation sanguine, provoquant potentiellement une réaction inflammatoire dans l’organisme.
L’importance de la structure intestinale
Pour bien comprendre le phénomène de l’intestin poreux, il est essentiel de connaître la structure de notre intestin. Celui-ci est tapissé de villosités et de microvillosités qui augmentent considérablement sa surface d’absorption. En fait, sur une longueur de 6 à 7 mètres, notre intestin couvre une superficie impressionnante de 350 à 400 mètres carrés !
Les systèmes de protection de l’intestin
Notre corps dispose de plusieurs systèmes pour protéger cette vaste surface de contact avec l’extérieur :
Le mucus : produit par les cellules intestinales, il forme un film protecteur sur la paroi intestinale.
Le système immunitaire : plus de 70% de notre système immunitaire se concentre au niveau de l’intestin.
Le système nerveux intestinal : souvent appelé « deuxième cerveau », il joue un rôle crucial dans la gestion de la digestion et l’évacuation des substances nocives.
La flore intestinale : également appelée microbiote, elle joue un rôle essentiel dans notre santé globale.
Les causes de l’intestin poreux
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le gluten ou la caséine ne sont pas les seuls responsables de l’intestin poreux. Le problème de fond est en réalité un problème de digestion. Voici les principaux facteurs qui peuvent contribuer à l’hyper-perméabilité intestinale :
Une mauvaise digestion chronique
Une alimentation déséquilibrée ou trop riche en aliments transformés
Le stress
Certains médicaments (anti-inflammatoires, antibiotiques, anti-acides)
L’alcool et les sodas
Les édulcorants artificiels
Le rôle de la zonuline dans l’hyper-perméabilité intestinale
La zonuline est une protéine produite par notre corps, notamment lorsque nous digérons mal certains aliments comme le gluten. Cette protéine a la particularité d’augmenter la perméabilité de l’intestin en ouvrant les jonctions serrées entre les cellules intestinales. Ce qui est intéressant, c’est que la zonuline est également produite en grande quantité dans diverses maladies inflammatoires, comme le diabète de type 2 ou les troubles cardiovasculaires.
Le cercle vicieux de l’intestin poreux
L’intestin poreux peut créer un cercle vicieux difficile à briser. Une mauvaise digestion entraîne une production excessive de zonuline, qui augmente la perméabilité intestinale. Cette perméabilité accrue permet le passage de substances normalement bloquées, ce qui provoque une inflammation et perturbe la flore intestinale. Cette perturbation, à son tour, aggrave les problèmes de digestion, et ainsi de suite.
Comment sortir de ce cercle vicieux ?
Pour soigner l’intestin poreux et retrouver une bonne santé intestinale, il est nécessaire d’agir sur plusieurs fronts. Voici les trois axes principaux à considérer :
1. Améliorer la digestion
La première étape pour soigner l’intestin poreux est de se concentrer sur l’amélioration de la digestion. Voici quelques conseils pour y parvenir :
Mastiquez mieux vos aliments : prenez le temps de bien mastiquer chaque bouchée.
Créez un environnement favorable aux repas : mangez dans le calme, sans stress.
Adaptez vos repas à votre activité : évitez les repas lourds avant une activité intense.
Simplifiez vos repas : évitez de mélanger trop d’aliments différents en un seul repas.
Réduisez la consommation d’aliments transformés : privilégiez les aliments frais et naturels.
Organisez vos repas de manière cohérente sur la journée : évitez de surcharger votre système digestif.
2. Alléger l’alimentation et pratiquer le jeûne
Pour permettre à votre intestin de se réparer, il est important de lui accorder des périodes de repos. Voici comment procéder :
Pratiquez des diètes légères : basez-vous sur les fruits et légumes pour soulager votre système digestif.
Expérimentez le jeûne : commencez par de courtes périodes de jeûne intermittent avant d’envisager des jeûnes plus longs.
Soyez patient : la guérison de l’intestin prend du temps, surtout si les problèmes sont anciens.
3. Restaurer la diversité de la flore intestinale
Une flore intestinale équilibrée est essentielle pour maintenir un intestin sain. Voici comment y parvenir :
Consommez des aliments fermentés : ils sont naturellement riches en probiotiques.
Utilisez des probiotiques en complément : optez pour des formules contenant plusieurs souches bactériennes.
Limitez l’utilisation à long terme des probiotiques : laissez votre flore s’équilibrer naturellement après une période de supplémentation.
Les compléments alimentaires pour soutenir la santé intestinale
Bien que l’alimentation et le mode de vie soient les piliers d’un intestin sain, certains compléments alimentaires peuvent soutenir efficacement la guérison de l’intestin poreux. Voici une sélection des suppléments les plus efficaces :
L-Glutamine : Cet acide aminé est essentiel pour la santé des cellules intestinales. Il peut aider à réparer la muqueuse intestinale.
Probiotiques multi-souches : Ces suppléments peuvent aider à restaurer une flore intestinale diversifiée.
Zinc : Ce minéral joue un rôle crucial dans la réparation des tissus et le maintien de l’intégrité de la barrière intestinale.
Curcuma : Cet épice aux propriétés anti-inflammatoires peut aider à réduire l’inflammation intestinale.
Prébiotiques : Ces fibres alimentaires nourrissent les bonnes bactéries de votre intestin.
Rappelons toutefois que ces compléments ne doivent pas remplacer une alimentation équilibrée et un mode de vie sain. Ils sont à utiliser en complément d’une approche globale de la santé intestinale.
Conclusion : Une approche holistique pour un intestin sain
L’intestin poreux, ou syndrome d’hyper-perméabilité intestinale, est un problème complexe qui nécessite une approche globale. En vous concentrant sur l’amélioration de votre digestion, en accordant des périodes de repos à votre intestin et en restaurant la diversité de votre flore intestinale, vous pouvez progressivement retrouver un intestin sain et fonctionnel.
N’oubliez pas que la guérison prend du temps. Soyez patient et persévérant dans vos efforts. Écoutez votre corps, et n’hésitez pas à me consulter si vos symptômes persistent ou s’aggravent.
En prenant soin de votre intestin, vous investissez dans votre santé globale. Un intestin sain est la clé d’un système immunitaire fort, d’un meilleur équilibre hormonal, et même d’une meilleure santé mentale. Alors, commencez dès aujourd’hui à prendre soin de votre « deuxième cerveau » !
Avez-vous déjà expérimenté des symptômes d’intestin poreux ? Quelles méthodes avez-vous trouvées efficaces pour améliorer votre santé intestinale ? N’hésitez pas à partager vos expériences dans les commentaires ci-dessous. Votre témoignage pourrait aider d’autres personnes dans leur parcours vers une meilleure santé intestinale.
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Touchant près de 80% de la population mondiale, il y a de fortes chances pour que l’infection chronique du Candida, également appelé candidose, soit déjà présente dans votre organisme à l’état latent, voire qu’elle se soit activée sans que vous ayez pu faire le rapprochement.
Que ce soit à titre préventif ou curatif, seule une cure naturothérapique adaptée permettra à la fois d’éviter les dégénérescences liées à la candidose et de rééquilibrer l’organisme en profondeur.
Pathologie sournoise par excellence, le grand problème de la candidose est son aspect souterrain. Participant au bon fonctionnement de la flore intestinale, à la première occasion le Candida en profitera néanmoins pour se propager et générer une quantité inquiétante de symptômes, souvent difficiles à relier à la cause.
Non traitée, cette maladie de civilisation apparue avec l’ère moderne, a la capacité de se répandre dans tout l’organisme, détériorant gravement la santé, et affaiblissement significativement le système immunitaire. Mais quels sont ces symptômes, exactement ?
Du candida à la candidose
Bien qu’il y ait de nombreuses formes de candidoses apportant leur part de symptômes, voyons tout d’abord les plus fréquents, pouvant justement brouiller les pistes sur l’origine réelle du problème.
On compte parmi eux :
douleurs articulaires et musculaires,
certains troubles de la thyroïde ou amplification de ces troubles,
insomnies et troubles du sommeil,
dépression,
fatigue chronique,
maux de tête,
asthme et problèmes respiratoires,
eczéma ainsi que de nombreuses maladies de peau comme l’acné ou les mycoses,
champignons vaginaux chroniques provoquant pertes blanches et démangeaisons,
cystites,
infections rénales,
boulimie, fringales de sucre et alcoolisme,
développement d’allergies aggravées, qu’elles soient cutanées, respiratoires ou alimentaires,
hyperfolliculinie, formation d’auto-anticorps contre les hormones et les ovaires,
colites, ballonnements, diarrhées, constipations chroniques et démangeaisons anales,
spasmophilie,
mais surtout, surtout, une fatigue générale se manifestant par un épuisement disproportionné.
Bien entendu, toutes ces manifestations peuvent varier, se présenter séparément ou simultanément, non seulement en fonction du degré de développement et du type de Candida, mais également des zones infestées.
Le type de Candida le plus couramment contracté est Candida albicans, qui concerne 60% à 80% des cas, cependant il existe aussi le Candida tropicalis pour près de 25% des malades, et dans une moindre mesure, les Candida parapsilosis, kruséï, pseudotropicalis, glabrata, dublensis, lusitaniae.
Constituant les huit formes principales devant une dizaine d’autres, bien plus rares.
Or, toutes ces candidoses sont d’autant plus problématiques qu’elles sont résistantes aux antibiotiques et antifongiques de synthèse.
On a assisté à l’apparition d’épidémies au sein d’unités à haut risque, en milieu hospitalier, où dans certains cas de rechute après un traitement antifongique, des levures de type Candida ont pu se propager par transmission exogène entre les patients, via les professionnels de santé. C’est à dire se transformer en maladie nosocomiale.
Se multipliant et migrant, elles prennent tout d’abord la place des lactobacilles, ces bonnes bactéries équilibrant la flore intestinale, puis détruisent les bifidobactéries, provoquant indigestion, mauvaise haleine, gaz, spasmes intestinaux, avant d’atteindre les muqueuses où elles créent des irritations et des inflammations.
C’est à ce stade que le Candida prend sa forme agressive, dite mycélienne, traversant les parois des muqueuses gastro intestinales jusqu’au système lymphatique.
Mais finalement, le Candida, qu’est-ce que c’est ?
Structure et activation du Candida Albicans
Peuplant les muqueuses intestinales, de la bouche aux intestins en passant par l’œsophage, à l’état de saprophyte c’est à dire sous forme de levure, le Candida albicans peut rester inactif tant qu’il n’est pas présent en trop grande proportion.
Les différents types de Candida participent au nettoyage des déchets organiques (comme d’autres bactéries utiles), et leur présence n’est pas nécessairement néfaste. Mais en trop grand nombre, ils vont polluer les parois intestinales tout en les irritant, et devenir pathogènes après s’être transformés en champignons, passant de la forme d’un microscopique flocon à celle d’un filament sécrétant au moins 35 toxines connues, dont la Candidine, dangereux neurotoxique, qu’il répandra dans le sang et le système lymphatique, en traversant la muqueuse intestinale.
Il convient donc de comprendre que quelle que soit sa forme, la candidose trouve toujours son origine dans une prolifération au niveau des intestins.
Par la suite, les toxines sécrétées par les Candida peuvent entrer dans le flux circulatoire, devenant responsables d’une auto-intoxication atteignant des centres vitaux où elles pourront provoquer des troubles lourds de conséquences.
En dehors des 35 toxines que nous venons d’évoquer, bouleversant à elles seules :
le fonctionnement cérébral,
le système immunitaire,
le système nerveux,
le système énergétique…
Le Candida albicans est aussi un grand perturbateur hormonal et endocrinien :
Possèdant des récepteurs membranaires fixant la progestérone, il peut provoquer des symptômes liés à un excès de folliculine.
Ses récepteurs antigéniques simulent et déséquilibrent la configuration des hormones sexuelles.
Il imite les processus auto-immuns, suscitant la formation d’auto-anticorps contre les hormones et les ovaires.
Il dérange la synthèse des prostaglandines à partir des acides gras.
Tout cela par la faute d’un petit morceau de sucre vivant et versatile, dont l’excès de Mannane peut rompre l’équilibre à chaque instant.
Les facteurs aggravant et favorisant la prolifération du Candida
Le Candida trouve les ressources de sa prolifération dans :
les aliments oxydants comme le pain blanc, les sucres rapides, les viandes, les fromages gras, l’alcool, la pomme de terre, les produits laitiers, le gluten…
les antibiotiques, corticoïdes, pilules contraceptives, vaccins…
les chimiothérapies, ruinant littéralement la flore intestinale,
le stress oxydatif, qu’il soit d’origine physique, affective ou énergétique,
les pollutions électromagnétiques favorisant l’oxydation par radicaux libres en neutralisant les électrons,
le diabète et la gestion des sucres en général,
les produits chimiques et additifs issus de l’alimentation industrielle,
le mercure provenant des amalgames dentaires et d’aliments saturés,
les carences liées à un manque de nutriments et de vitamines,
la plupart des longues maladies chroniques,
les grossesses difficiles ou rapprochées,
les chocs psycho-affectifs sources de somatisations,
mais aussi, et pourrait-on dire surtout, les variations de pH dans l’organisme.
Un équilibre acido-basique auquel on devra donc être particulièrement attentif, pour limiter, voire stopper complètement la prolifération du Candida.
La candidose provenant dans la quasi-totalité des cas de la consommation de produits issus de l’industrialisation, certains iront jusqu’à parler de pandémie industrielle. Mais dans tous les cas, les statistiques ayant leurs limites, il est conseillé de recourir à une prise de sang orientée vers la détection des Candida, pour être sûr de leur présence comme de leur nature.
Quelques conseils diététiques pour rétablir et maintenir l’équilibre acido-basique
Puisqu’une incompréhension relative des principes naturopathiques et phytothérapiques puisse encore être chose courante, pour traiter efficacement la candidose, il est important de bien assimiler la différence entre un médicament agissant à masquer le symptôme, et un protocole visant à rééquilibrer ou soigner la cause.
Dans le premier cas, un unique remède suffit sans effort particulier, dans le second il est question d’un ensemble synergique de divers remèdes, diétothérapies et méthodes.
Bien que je suggère plus bas une complémentation permettant de diminuer la prise parfois complexe de multiples huiles essentielles et nutriments, cela n’ôte rien au fait que, comme toujours, la base absolument indispensable à une guérison durable réside dans l’équilibre alimentaire.
Or, le Candida étant à la fois potentiellement un sucre, un champignon et une levure, il conviendra avant toute chose d’éliminer tous les sucres rapides et les milieux riches en sucre de votre alimentation, à savoir : le sucre blanc et roux, le miel, le sirop d’érable, le sirop d’agave, les jus de fruits, les fruits (surtout les agrumes), le melon et la tomate, tout comme les produits laitiers dans la mesure où ils sont riches en lactose (le sucre du lait).
A l’inverse, il conviendra de favoriser une alimentation aussi crue et vivante que possible, avec des jus et des salades.
L’équilibre acido-basique étant par définition un équilibre, il dépendra du terrain de chacun. Néanmoins, étant donné qu’à notre époque il pèche bien plus souvent par un excès d’acidité, voici avant tout les aliments alcalinisants à favoriser, avec en tête :
Sarriette en poudre : – 51 (51 d’acidité en moins)
Origan en poudre : – 49
Curcuma en poudre : – 46
Sauge en poudre : – 46
Paprika : – 36
Fenouil (graines) : – 35
Céleri (graines) : – 34
Aneth (graines) : – 33
Cumin (graines) : – 31
Cœur de palmier cru : – 31
Clou de girofle en poudre : – 31
Piment de cayenne : – 31
Piment rouge séché : – 31
Safran : – 29
Piment en poudre : – 26
Poivre noir : – 25
Gingembre en poudre : – 24
Cannelle en poudre : – 23
Coriandre (graines) : – 23
Cardamome en poudre : – 22
Shiitake séché : – 20
Anis (graines) : – 18
Laurier (feuille) : – 17
Romarin frais : -16
Thym frais : – 15
Aneth frais : – 15
Selon les naturothérapeutes, il conviendra d’équilibrer ses repas à plus de 70% avec des aliments alcalins et ne pas dépasser 30% d’aliments acidifiants, voire de s’en passer totalement.
Un protocole thérapeutique de fond
Une fois les aliments puriniques et les sucres mis de côté, et l’alcanisation de l’organisme ré-enclenchée, vous pourrez ensuite consommer les remèdes naturels appropriés.
La nutrithérapie
L’acide caprylique, découvert au XIXème siècle par Jules Buis, extrait à partir d’huile de noix de coco ou de palmier, est largement utilisé pour enrayer la prolifération de levures saprophytes du système intestinal, tel que Candida albicans.
Les vitamines B6, C, E et A seront également très bénéfiques par leurs actions antioxydantes et leur capacité à maintenir un bon équilibre intestinal.
Les minéraux tels que le calcium, le zinc, le fer, le magnésium et le sélénium joueront également un rôle non négligeable dans le combat contre les infections.
Les huiles essentielles de la famille des citrals sont à favoriser, comme celles de lemongrass, de listée citronnée ou de verveine citronnée. Cependant, en usage interne à raison d’une goutte de chaque maximum, soigneusement mélangées à une bonne dose d’huile végétale comme l’huile d’olive par exemple, on pourra ajouter le thym à thymol, l’origan compact et le clou de girofle. Toutefois attention, ces huiles souveraines contre les troubles intestinaux, notamment le thym et l’origan, sont aussi parmi les plus dangereuses, puisqu’elles brûlent la peau et sont particulièrement irritantes pour les muqueuses.
Les probiotiques joueront eux aussi, un rôle prépondérant en matière d’équilibre de la flore intestinale. Tous utiles, exceptés ceux étant inhibés par la forme active du Candida, le plus efficace d’entre eux restera sans conteste l’acidophilus.
Les extraits de pépin de pamplemousse et de feuille d’olivier auront aussi de très bons résultats dans la mesure où ce sont des antibiotiques naturels, ne permettant pas au champignon ou à la levure de muter.
Un protocole auto-thérapeutique pas à pas
Tandis qu’un traitement antibiotique ne doit jamais être arrêté en plein milieu, dans une certaine mesure, il en va de même pour les changements d’alimentation, les détox, l’activation de processus énergétiques et les réactivations du système immunitaire.
Cela étant dit, voici un protocole de trois mois pour réguler les troubles de la candidose, que le Candida soit à l’état de levure ou de champignon. Dans ce dernier cas, il sera tout de même plus prudent de prolonger jusqu’à amélioration.
Pendant toute la durée de la cure :
Détox et changements alimentaires
Une cure d’argile verte montmorillonite ultra-ventilée à raison d’un grand verre d’eau faiblement minéralisée et si possible dynamisée, pour une grosse cuillère (en bois) d’argile, ayant passé douze heures au repos dans le liquide.
Un arrêt progressif des sucres pouvant éventuellement être remplacés par de la vraie stevia en poudre.
Un arrêt progressif des antibiotiques, du tabac, de l’alcool, et de toute consommation chimique.
Une absence totale d’aliments puriniques et acidifiants, au bénéfice d’aliments plus alcalins, favorisant fruits et légumes frais, tout en évitant le gluten.
Une première cure de deux mois de probiotiques, éventuellement accompagnée de lavements du côlon.
gemmothérapiques : Corylus avellana bourgeons, en alternance un jour sur deux, avec Alnus incana bourgeons.
A partir de la 2ème semaine, jusqu’à la fin de la cure :
Reminéralisation et complémentation
Une cure de deux mois d’herbe de blé ou d’herbe d’orge pour reminéraliser, apporter les vitamines nécessaires et purger l’organisme.
Les vitamines et nutriments présentés plus haut, ainsi que les huiles essentielles, par voie orale.
Une cure additionnelle de vitamine C dans la forme la plus concentrée et la plus assimilable possible, pour son apport indispensable en antioxydants.
A la fin de la cure, on pourra faire de nouvelles prises de sang pour s’assurer de la régression de la prolifération du Candida, et prolonger avec une nouvelle cure, après deux semaines de pause, jusqu’au parfait équilibre.
Par la suite, sans une alimentation suffisamment alcaline et prudente, excluant les éléments favorisant l’invasion du Candida présentés plus haut, aucune garantie contre les rechutes n’est assurée. Néanmoins, dans la mesure où le régime alimentaire reste sain et équilibré, toute complémentation pourra se limiter aux vitamines indispensables, avec de temps à autre, une petite cure de probiotiques pour régénérer la flore intestinale.
Pour les enfants ?
Hormis l’utilisation d’huiles essentielles et de lavements, qui leur sont strictement interdits avant sept ans, la plupart de ces conseils sont également vrais pour les enfants. Toutefois il sera préférable d’ajuster une éventuelle complémentation en vitamines et minéraux, proportionnellement à leur poids, c’est à dire de diviser les dosages par deux ou par trois.
Pour les enfants n’étant pas en âge de marcher, limiter toute complémentation à des micro-doses d’EPP.
En matière de santé infantile, l’EPP (extrait de pépin de pamplemousse) remporte sans conteste toutes les palmes. Ce puissant antibiotique naturel est sans effet secondaire et sans danger, mis à part peut-être pour les terrains allergiques au pamplemousse.
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Qu’est-ce que la méthylation ? Très peu de gens le savent, alors que c’est la clé de voûte d’une multitude d’actions vitales au sein de notre organisme. Ce processus essentiel, notamment pour le cerveau et la santé mentale et qui peut être la cause de nombreux symptômes et pathologies, peut faire défaut aux végétariens et aux vegans (mais aussi aux omnivores). Je vous explique tout ça en détail dans cet article complet.
Qu’est-ce que la méthylation ?
La méthylation est un processus métabolique vital qui assure une multitude de fonctions dans le corps. Il a lieu en permanence dans toutes les cellules de notre organisme à un rythme effréné (jusqu’à un milliard de fois par seconde). Biochimiquement, il s’agit d’un processus extrêmement simple qui consiste en la transmission d’un groupe méthyle (un atome de carbone lié à 3 atomes d’hydrogènes, ou CH3) d’une molécule à une autre.
Mais ce procédé, simple en apparence permet à lui seul d’assurer une multitude de fonctions dans le corps humain, comme la production et la régulation de très nombreuses molécules, dont des neurotransmetteurs et hormones dans le cerveau, la détoxification du corps via la production de glutathion (qui n’est autre que l’antioxydant le plus puissant du corps humain), la dégradation de l’histamine dans l’intestin.
Mais aussi et surtout, selon l’une des grandes découvertes de ces dernières années, il permet la modulation de l’expression de certains gènes de notre ADN, via des processus épigénétiques.
L’épigénétique, qu’est-ce que c’est ?
Comme on peut le lire sur le site de l’INSERM1 : « Alors que la génétique correspond à l’étude des gènes, l’épigénétique s’intéresse à une « couche » d’informations complémentaires qui définit comment ces gènes vont être utilisés par une cellule ou… ne pas l’être ».
Dit autrement (et en simplifiant la chose), nous héritons d’un patrimoine génétique de nos parents. Ces gènes nous prédisposent à certaines choses, qu’elles soient positives (comme certaines capacités physiques) ou négatives (comme certaines pathologies). Jusqu’à récemment, nous pensions que nous ne pouvions pas échapper à cet héritage et que nous subissions l’influence de nos gènes quoi qu’il advienne.
L’épigénétique est une science nouvelle, elle montre au contraire, que les gènes ne sont que des prédispositions, mais que leur influence dépendra entièrement de notre mode de vie : l’alimentation, le stress, les pensées, la pollution environnante, etc…
La capacité des gènes à s’exprimer ou non, en fonction du mode de vie, dépendra ainsi entièrement de la méthylation.
Un défaut de méthylation à l’origine de nombreuses pathologies
La méthylation est donc indispensable pour l’entretien, la réparation et la fabrication de nos cellules, la communication intracellulaire, et plus particulièrement l’héritage d’informations épigénétiques d’une cellule mère aux cellules filles lors de la division cellulaire (qui est le mode de reproduction des cellules).
On soupçonne les défauts de méthylation d’être à l’origine d’une grande quantité de pathologies très variées, allant de l’autisme à Alzheimer, en passant par les troubles de l’anxiété, les crises d’angoisses, les troubles déficitaires d’attention avec ou sans hyperactivité, et bien d’autres. Il est donc primordial de maintenir un bon niveau de méthylation dans le corps.
Ce processus essentiel est fonction de deux paramètres principaux :
Les facteurs environnementaux, en particulier l’alimentation
Les facteurs génétiques.
En bref
La méthylation est un processus clé de notre corps, qui a lieu de manière naturelle tout le temps et partout dans notre organisme. Un défaut dans ses rouages, et cela peut être la cause d’innombrables symptômes et pathologies sérieuses. Il est donc important de comprendre comment tout ceci fonctionne, et de savoir si l’on est concerné par un mauvais fonctionnement, qu’il soit hérité ou induit.
Comment fonctionne la méthylation ?
La méthionine, un acide aminé essentiel au cœur de la méthylation
Au cœur de la méthylation se trouve un acide aminé essentiel : la méthionine. Sans elle, pas de méthylation possible ! La méthionine est présente dans toutes les sources de protéines, mais particulièrement abondante dans les protéines animales. Comme son nom l’indique, la méthionine comporte donc ce fameux élément essentiel : un groupe méthyle (qui comme expliqué en introduction, n’est ni plus ni moins qu’un atome de carbone lié à 3 atomes d’hydrogènes).
La transformation de la méthionine en SAM
Cependant en l’état, la méthionine ne peut céder son groupe méthyle à une autre molécule. Il faudra avant cela qu’elle se transforme (en se combinant avec une molécule d’ATP) en sa forme métaboliquement active appelée S-adénosyl-L-méthionine, ou SAM.
Pour rappel, l’ATP (pour Adénosine TriPhosphate) est une molécule clef qui fournit l’énergie nécessaire à toutes les cellules de notre corps (métabolisme, locomotion, division cellulaire, transport, etc…). C’est donc en quelque sorte, la particule énergétique élémentaire et universelle, sans laquelle rien n’est possible dans le corps humain.
La SAM ainsi formée va alors devenir l’un des principaux donneurs de groupes méthyles du corps humain :
On estime qu’environ 80% des processus de méthylation auxquels elle participe ne servent qu’à la fabrication de deux composants (ou familles) indispensables et essentiels pour le cerveau : la créatine et la phosphatidylcholine.
Les 20% restants représentent donc des centaines de réactions, parmi lesquelles celles que nous avons évoquées en introduction.
La dégradation de la SAM en homocystéine
Une fois son groupe méthyle cédé, la SAM, devenue alors SAH (pour S-adénosyl-L-homocystéine), se dégradera en homocystéine (en libérant sa molécule d’ATP précédemment acquise).
Si l’homocystéine ainsi créée peut s’avérer dangereuse en excès (nous le verrons dans la partie suivante), c’est également le cas de la méthionine. En effet, trop de méthionine donnera trop de SAM, et il y a alors risque d’hyper-méthylation.
Le rôle de la glycine pour éviter l’hyper-méthylation
Pour éviter cela, la glycine (un acide aminé présent essentiellement dans la peau et les os) sera utilisée au gré des besoins, pour dégrader la SAM en SAH également, et ainsi éviter une méthylation excessive non souhaitable. La glycine est donc particulièrement importante pour son rôle tampon dans ce processus.
On voit donc déjà ici que plus nous consommons de méthionine, plus nous allons fabriquer de SAM, et plus nous avons besoin de glycine pour tamponner l’excès de SAM.
Méthylation : la fin du cycle de la méthionine et l’excès d’homocystéine
L’homocystéine est connue pour être un marqueur du risque cardiovasculaire, mais également (et plus récemment) neuro-psychiatrique. De fait, bien que nécessaire au déroulement de certains processus, son accumulation n’est pas souhaitable, car elle pourrait provoquer des lésions des cellules endothéliales (les cellules qui constituent l’endothélium, la couche intérieure des veines, qui est en contact avec le sang).
Ainsi, un taux trop élevé d’homocystéine doit immédiatement alerter, non seulement car en soi, l’accumulation de cette molécule pourrait s’avérer dangereuse, mais surtout car il est signe d’un dérèglement du cycle de méthylation, et peut donc entraîner des conséquences pathologiques sérieuses.
Heureusement, l’homocystéine a 3 voies biologiques pour se reconvertir :
Deux de ces voies vont servir à recycler l’homocystéine en méthionine, car l’homocystéine n’est ni plus ni moins qu’une molécule de méthionine sans son groupe méthyle. Il suffit donc de lui rajouter un groupe méthyle pour « re-fabriquer » la méthionine d’origine, et le cycle repart.
La troisième voie servira à fabriquer du glutathion à partir de l’homocystéine.
En bref
La méthylation commence par la méthionine, un acide aminé essentiel présent dans la viande, le poisson, les œufs, les laitages, le soja, etc… Après quelques transformations, la méthionine est donc utilisée dans le processus de méthylation pour fabriquer de nombreux composés essentiels pour le cerveau.
Elle sera alors dégradée en homocystéine, un composé qui, lorsqu’il s’accumule, peut devenir extrêmement toxique pour l’organisme, mais surtout qui indique un problème dans le cycle de méthylation. En ce sens, l’excès d’homocystéine est donc un premier indicateur qui alerte sur une méthylation problématique.
Une fois l’homocystéine créée, l’organisme va donc devoir la recycler d’urgence à travers divers processus. Deux de ces processus vont régénérer de la méthionine à partir de l’homocystéine ; un dernier processus se servira de l’homocystéine pour fabriquer le gluthation.
Méthylation : les 3 voies de recyclage de l’homocystéine
Comment alors se procurer un groupe méthyle, puisqu’il vient d’être cédé ?
La 1ère voie de recyclage via le cycle des folates
La voie royale passe par ce qu’on appelle le cycle des folates. Lorsque l’on ingère des folates (communément regroupées dans la vitamine B9) via notre alimentation, ou de l’acide folique synthétique dans certains compléments, ceux-ci vont subir de multiples transformations enzymatiques dans le but de recevoir un groupe méthyle.
La forme finale et métaboliquement active s’appelle 5-méthyltétrahydrofolate, ou plus simplement 5-MTHF.
Le 5-MTHF devient alors donneur de groupe méthyle pour la vitamine B12, qui de simple cobalamine (= forme de base), passe alors à l’état de méthylcobalamine (= cobalamine + groupe méthyle).
Cette forme peut enfin transmettre à son tour son groupe méthyle tout juste acquis, à l’homocystéine, ce qui permettra donc de recycler la méthionine.
La cobalamine résultante attendra, elle, un nouveau groupe méthyle provenant du cycle des folates. Le 5-MTHF, devenu lui, simple tétrahydrofolate (THF), retournera également dans le cycle pour pouvoir à nouveau recevoir un groupe méthyle. Et ainsi de suite, là encore.
Evidemment, ce cycle ne fonctionne pas en vase clos, et les nutriments (folates, vitamine B12, etc…) finissent tôt ou tard par être dégradés, ou utilisés dans d’autres processus, d’où l’importance d’en apporter suffisamment et continuellement.
La 2ème voie de recyclage via la choline
La deuxième voie de recyclage utilise elle, de la choline, un autre nutriment que l’on classe souvent parmi les vitamines B.
La choline possède déjà un groupe méthyle, mais devra elle aussi être convertie dans une forme « active » appelée triméthylglycine (ou TMG), avant de pouvoir le transmettre (la TMG est parfois abusivement appelée bétaïne, les bétaïnes représentant en réalité un ensemble de composés).
La TMG cèdera alors l’un de ses 3 groupes méthyles à l’homocystéine, et le cycle de la méthionine pourra ainsi continuer.
La 3ème voie de recyclage ou voie de trans-sulfuration
La dernière voie de reconversion de l’homocystéine est aussi la plus importante. Nommée voie de trans-sulfuration (il ne s’agit plus de cycle ici), elle est utilisée pour créer des composants vitaux comme la taurine, mais aussi et surtout, le principal antioxydant du corps humain : le glutathion (aussi appelé GSH).
L’homocystéine va d’abord être catabolisée (= dégradée) via plusieurs transformations nécessitant de la vitamine B6, ainsi que de la sérine (un acide aminé très abondant dans les protéines), pour donner de la cystéine.
Cette dernière va alors s’adjoindre d’abord à l’acide glutamique (ou glutamate sous sa forme ionique, un autre acide aminé), puis à de la glycine, pour former le fameux glutathion. La taurine quant à elle sera fabriquée plus tard dans le cycle.
En bref
Il existe donc 3 voies pour recycler l’homocystéine :
La première repose sur les folates et la vitamine B12, qui après de multiples transformations enzymatiques, vont pouvoir retransformer l’homocystéine en méthionine, et le cycle initial de repartir.
La deuxième repose sur la choline, un nutriment essentiel généralement rangé dans la classe des vitamines B, qui lui aussi subira quelques transformations avant de pouvoir régénérer l’homocystéine en méthionine à nouveau.
Enfin, la dernière voie va transformer l’homocystéine en composés essentiels comme la taurine ou le glutathion, le plus puissant antioxydant du corps humain, grâce à l’intervention de multiples nutriments, en particulier la glycine.
Le fonctionnement du processus de méthylation en résumé
Pour clarifier tout ce que nous venons d’expliquer, la méthylation n’est rien de plus que la transmission d’un groupe d’atomes CH3 (appelé groupe méthyle) d’une molécule à une autre.
Bien que de nombreuses molécules possèdent un ou plusieurs groupes méthyles, elles ne peuvent pas le céder à n’importe quelle autre molécule et souvent, une molécule donnée fournira son groupe méthyle à une autre molécule donnée, qui le fournira à son tour à une autre, etc… Un peu comme une chaîne humaine se passant de main en main le fameux Graal, chaque donneur ayant un receveur attitré, qui devient à son tour donneur pour un autre receveur attitré, etc… Si une personne manque dans le cycle, c’est tout le cycle qui s’effondre.
Ainsi par exemple, les folates vont devenir methyl-folates pour pouvoir donner leur groupe méthyle à la vitamine B12, qui à son tour le donnera à l’homocystéine, qui deviendra alors méthionine, puis cette dernière donnera son groupe méthyle pour de nombreuses réactions (sous sa forme SAM) avant de redevenir homocystéine, qui pourra à nouveau accepter un groupe méthyle de la part de la vitamine B12, et ainsi de suite.
Ce mécanisme indique l’étroite imbrication entre les différents cycles et voies de méthylation, et les nutriments desquels ils dépendent. Bien qu’indispensable à l’ensemble de ces processus, la méthionine subit une conversion en homocystéine qui, si elle s’accumule en excès, peut devenir délétère.
Il est donc indispensable qu’elle soit recyclée par des voies métaboliques qui font appel à d’autres nutriments essentiels : folates, vitamines B12 et B6, choline ou TMG (ou triméthylglycine) et glycine en particulier.
Quels sont les facteurs qui influencent la méthylation ?
Les carences dans notre alimentation : quelles conséquences sur la méthylation ?
A ce stade, il est aisé de comprendre que si l’un de ces nutriments vient à manquer, c’est tout le cycle qui en subit les répercussions, conduisant potentiellement à une augmentation de l’homocystéine, et à tous les effets délétères qu’elle peut engendrer.
La carence en vitamine B12 chez les végétariens et vegans
En particulier, une carence en vitamine B12 empêche le recyclage de l’homocystéine, bloquant ainsi le bon déroulement des processus de méthylation.
Les végétariens (et a fortiori les végétaliens) chez qui ce type de carence peut régulièrement être constatée devraient donc être particulièrement vigilants sur cet aspect.
La carence en folates et glycine chez les omnivores
Mais les omnivores ne sont pas en reste, car leurs diètes habituelles sont souvent déficitaires en deux nutriments essentiels à ce processus : les folates, mais aussi et surtout la glycine. En effet, le rôle de la glycine est de transformer l’excès d’homocystéine en glutathion, ainsi que de tamponner l’excès de méthionine. De ce fait, plus on consomme de la viande, et surtout de la viande maigre, plus nos besoins en glycine augmentent (car étant donné que la viande contient beaucoup de méthionine, l’essentiel de la glycine va être utilisée pour tamponner l’excès qui provient de cette consommation).
Or, la glycine se trouvant essentiellement sous forme de collagène dans la peau et les os (qui ne sont plus tellement consommés de nos jours), les carences en glycine ne sont pas rares.
Les facteurs génétiques qui influencent la méthylation
La méthylation est liée à notre patrimoine génétique
En plus de l’alimentation, la méthylation est étroitement liée à notre patrimoine génétique. En effet, des dizaines et des dizaines de gènes codent pour autant d’enzymes qui sont impliqués dans les divers cycles et voies de méthylation. Ces gènes peuvent présenter de nombreuses variations que l’on appelle « mutations ».
Lorsque la mutation ne touche qu’une seule des deux allèles (ou “versions”) codant pour le gène en question (puisque nous héritons de deux versions de chaque gène provenant de chacun de nos parents), la mutation est dite hétérozygote, et l’enzyme concernée ne verra son activité que partiellement réduite (ou accélérée).
Mais lorsque la mutation touche les deux allèles, elle est dite homozygote, et l’enzyme impactée peut alors voir son activité drastiquement atteinte.
La mutation du gène MTHFR et son impact sur la méthylation
L’un des exemples les plus connus concerne le gène MTHFR, qui code pour l’enzyme du même nom. Cette enzyme est située tout en bout de chaîne du cycle des folates, et sert à la fabrication du précieux 5-MTHF que nous évoquions plus haut.
Une mutation du gène MTHFR peut donc entraîner un déficit en 5-MTHF, qui va alors impacter tout le cycle de méthylation.
La seule manière d’y remédier sera de se supplémenter directement en calcium L-methylfolate, la forme stabilisée du 5-MTHF. En effet, toutes les autres formes de vitamine B9, allant de l’acide folique classique à des formes plus évoluées comme l’acide folinique, devront irrémédiablement passer par l’enzyme MTHFR afin de donner la forme métaboliquement active de folate 5-MTHF.
En bref
Comme évoqué en début d’article, au moins deux facteurs peuvent avoir un impact sur le bon fonctionnement de notre processus de méthylation :
Il s’agit d’une part de notre alimentation, et il s’agit ici d’éviter les carences en certains nutriments essentiels à ce processus.
Et d’autre part, de notre patrimoine génétique qui peut, de base, nous faire défaut en raison de mutations mettant à mal la bonne marche du processus.
Dans ce dernier cas, une adaptation de notre alimentation sera nécessaire.
Comment assurer un processus de méthylation fonctionnel ?
S’assurer d’avoir tous les nutriments nécessaires à une bonne méthylation
La méthionine est donc la clé de voûte de tous ces processus, mais partant du principe qu’elle se trouve dans toutes les protéines, il est assez rare d’en manquer (ce qui peut malgré tout arriver notamment lorsque notre consommation de protéines n’est pas suffisante, auquel cas c’est la première chose à régler).
La seconde chose la plus importante (et la première en réalité, pour la majorité d’entre nous) sera de s’assurer que notre alimentation apporte les nutriments essentiels à la reconversion de l’homocystéine, en particulier : folates, vitamines B12 et B6, choline ou TMG, et glycine.
Où trouver tous ces nutriments nécessaires à la méthylation ?
Les folates
Les folates (ou vitamine B9) se trouvent principalement dans le foie, les légumineuses, ainsi que les légumes feuilles et autres légumes verts (épinards, asperges, brocolis, laitue…) qu’il conviendra de ne pas bouillir pour garder un maximum de folates.
La vitamine B12
La vitamine B12 ne se trouve que dans les produits animaux ou leurs dérivés (puisqu’elle est produite par des bactéries dans le colon), en tête le foie et les fruits de mer (palourdes en particulier), mais toutes les viandes, de même que les œufs et les produits laitiers en contiennent.
La vitamine B6
La vitamine B6 est présente essentiellement dans la viande, la volaille, les abats (foie, rognons,…), le poisson, la levure de bière, le jaune d’œuf et les produits laitiers. De fait, on en manque rarement.
La choline
La choline se trouve principalement dans le foie, le jaune d’œuf, et le germe de blé, alors que la TMG (pour rappel la choline peut se convertir en TMG au besoin) se trouve principalement dans le son et le germe de blé, les épinards ou les crevettes.
La glycine
La glycine est très abondante dans les os et la peau, puisqu’elle est l’un des constituants essentiels du collagène. C’est la raison pour laquelle nous recommandons toujours très chaudement de consommer du bouillon d’os, pour ceux qui le peuvent.
Le magnésium
Enfin, toutes ces réactions impliquent régulièrement de l’ATP, qui nécessite du magnésium pour pouvoir être activé. Le magnésium sera donc également particulièrement important pour assurer une bonne méthylation. On en trouve surtout dans les fruits secs (en particulier les noix du Brésil), les sardines en conserve, les fruits de mer (en particulier les bigorneaux) ainsi que dans la farine de sarrasin (la teneur en magnésium du chocolat reste controversée quant à sa biodisponibilité).
Sans surprise (puisqu’une très grande partie des processus de méthylation y ont lieu), le foie arrive largement en tête des aliments les plus denses nutritionnellement, surtout en regard des nutriments nécessaires à la méthylation. Une petite portion de foie par semaine (ou d’abats en général) pourrait donc être la formule idéale afin de pouvoir dormir tranquille, et ne plus trop se préoccuper de l’apport nutritionnel du reste de notre alimentation !
Les analyses des cycles de méthylation
La science n’en est qu’à ses débuts concernant les analyses ADN en regard de ces processus, bien que certains laboratoires commencent à proposer des analyses concernant la MTHFR.
Aux Etats-Unis, de nombreuses sociétés se sont spécialisées dans l’analyse des enzymes qui sont répertoriées dans les divers cycles de méthylation (et pas uniquement la MTHFR). En utilisant les données brutes issues de l’analyse ADN proposée par le site « 23andme », des sites comme « promethease », « geneticgenie », « nutrahacker » ou « mthfrsupport » vous indiquent vos mutations génétiques, avec parfois des pronostics de santé et des conseils de prises de compléments alimentaires souvent très douteux qu’il vaut mieux à notre humble avis ignorer.
À ce jour, la meilleure analyse des cycles cités ci-dessus est proposée par le site « seekinghealth » et se nomme « StrateGene ». Cette dernière représente graphiquement les enzymes dans leurs cycles respectifs et vous indique avec des codes couleurs leur niveau d’efficacité.
Ces analyses restent cependant à destination d’un public très éclairé, et compte tenu de la complexité des réactions enzymatiques, il nous semble très hasardeux à l’heure actuelle, de pouvoir élaborer des traitements en utilisant ce type d’outils (qui reste à titre informatif très intéressants).
Méthylation : le diagnostic du gène MTHFR pour les femmes enceintes
En France, les diagnostics de mutation de la MTHFR sont de plus en plus répandus, en particulier pour les femmes enceintes ou souhaitant procréer, puisqu’un déficit en vitamine B9 peut induire de graves malformations chez le fœtus. Pour cette raison, on supplémente systématiquement la femme enceinte en acide folique. Mais pour les personnes porteuses d’une mutation MTHFR, l’acide folique ne sera vraisemblablement pas métabolisé (ou pas suffisamment), et la carence en vitamine B9 restera probable.
Si vous êtes enceinte ou que vous souhaitez avoir un enfant, n’hésitez pas à demander à votre médecin un diagnostic du gène MTHFR. Sinon dans le doute, choisissez de la vitamine B9 sous forme méthylfolate de calcium.
L’importance de l’hygiène de vie pour une bonne méthylation
Par ailleurs, comme le rappelle le Dr Lynch, créateur de « StrateGene », il faut garder en mémoire que le fonctionnement de ces enzymes reste étroitement lié à notre hygiène de vie car, elles aussi obéissent aux lois de l’épigénétique.
En attendant de pouvoir s’appuyer sur cette science nouvelle pour des traitements efficaces et novateurs, à ce jour le plus important, en plus d’une alimentation très riche en nutriments qui soutiennent la méthylation, c’est :
De s’assurer un sommeil suffisant et réparateur
De pratiquer une activité sportive régulière
Et de rester éloigné de toute source de stress et de pollution, car tous ces facteurs influencent fortement nos processus de méthylation.
Conclusion
La méthylation est donc un processus en apparence compliqué, mais en réalité relativement simple, et surtout essentiel, puisqu’il constitue la clé de voûte d’une multitude d’actions vitales au sein de notre organisme. Or, il peut être grandement impacté d’une part par notre alimentation, et d’autre part par notre héritage génétique.
Dès lors, il est primordial en premier lieu, de s’assurer d’avoir des apports suffisants en certains nutriments essentiels au bon fonctionnement de ce processus, en particulier les folates, la vitamine B12 et la vitamine B6, la choline, la glycine ou encore le magnésium.
Dans le cas d’une mutation génétique pouvant impacter le processus, ce que l’on peut déceler en faisant un examen de biologie médical (prise de sang), ou via une analyse du séquençage de notre ADN (avec un extrait de salive), il sera important, en plus de s’assurer d’apports encore plus conséquents en ces nutriments, d’avoir une hygiène de vie la plus saine possible (sommeil, activité sportive, stress, pollution, etc.), le fonctionnement de ces enzymes y étant étroitement lié.
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La candidose chronique est une affection fongique, c’est à dire une infection due à la multiplication excessive d’une levure appelée Candida albicans. Le développement de cette levure s’effectue de manière insidieuse, principalement à cause de notre mode de vie moderne. En effet, cette affection est apparue au cours des 50 dernières années en même temps que l’industrialisation de notre alimentation et de notre santé. Elle touche de nos jours des millions de personnes dans le monde. Si elle n’est pas prise en charge, la candidose peut s’étendre hors du tube digestif et venir perturber la santé progressivement et de manière plus ou moins grave.
Une pathologie moderne
D’après des études réalisées dans le monde entier, la candidose toucherait entre 70 et 80% de la population occidentale. L’institut Pasteur répertorie quant à lui, 350 à 400 nouveaux cas par an en région parisienne, depuis 2002.
Depuis une vingtaine d’années, on a ainsi pu observer une augmentation significative des infections fongiques par le Candida. Ces statistiques alarmantes sont liées à différents facteurs découlant de notre société contemporaine :
L’alimentation industrielle trop riche en sucres, graisses trans, additifs variés (conservateurs, colorants) et plus généralement en produits raffinés
L’utilisation abusive de pesticides, d’herbicides, d’antibiotiques et d’hormones, dans l’agriculture intensive
L’usage fréquent et souvent inadapté des antibiotiques
L’utilisation excessive des médicaments en général (tranquillisants, anti-dépresseurs, somnifères, anti-acides, pilule contraceptive, etc…)
Les taux de plus en plus concentrés de métaux lourds, tels que le mercure ou le cadmium dans l’air, dans l’eau (et donc dans les poissons, surtout les gros comme le thon ou le saumon), sans oublier les amalgames dentaires.
Symptômes de la candidose
Si les symptômes de la candidose sont classés en quatre groupes (problèmes digestifs, immunitaires, neurologiques/psychologiques et énergétiques), ils sont en réalité très variés et peuvent toucher presque tous les systèmes :
Problèmes digestifs : mauvaise digestion, brûlures d’estomac, maux de ventre, colites intestinales, gaz, ballonnements, démangeaisons anales, diarrhées et constipation alternées
Allergies (cutanées, respiratoires ou intolérances alimentaires)
Faiblesse immunitaire
Problèmes de peau : eczéma, urticaire, séborrhée, psoriasis, acné, mycoses aux ongles et aux pieds, démangeaisons
Problèmes gynécologiques : mycoses vaginales à répétition (avec pertes et démangeaisons), kystes, endométriose, cystite et infections rénales
Problèmes endocriniens : troubles du cycle, déséquilibre thyroïdien
Problèmes respiratoires : asthme, bronchites, sinusites, otites, angines à répétition
Douleurs articulaires et musculaires
Maux de tête, migraines
Troubles du comportement alimentaire : boulimie, compulsions, envies de sucre (chocolat, gâteaux…), de graisses saturées (charcuterie, fromages…) et parfois de boissons alcoolisées
Prise de poids
Troubles du comportement : dépression, anxiété, découragement
Troubles du sommeil (difficultés d’endormissement), de la concentration (mémoire et volonté en baisse) et de l’humeur (irritation, inquiétude, agressivité, insatisfaction)
Fatigue chronique progressive et inexpliquée avec sommeil de mauvaise qualité et insuffisamment réparateur
Bien sûr on souffre rarement de tout cela en même temps, mais quand on y regarde bien, énormément de personnes peuvent cocher un bon nombre de points de cette liste.
Le candida, une levure à deux visages
Une levure naturellement présente dans notre flore intestinale
La candidose est attribuée à un champignon de type levure, dont le plus commun est le Candida albicans. Cette levure vit naturellement dans le tube digestif et la muqueuse vaginale, en se nourrissant des matières organiques en décomposition. Elle est sans danger tant que l’équilibre bactérien qui contrôle sa multiplication n’est pas endommagé. Son développement est d’ailleurs inhibé par les lactobactéries de la flore de fermentation.
Dans ces conditions ordinaires, le candida n’est donc pas du tout notre ennemi ! Il vit en harmonie avec le reste de notre flore intestinale sur les muqueuses de notre système digestif (bouche, œsophage, estomac, intestins). Le candida sous cette forme normale, ne provoque aucun trouble, car il se trouve en très faible quantité et il fait partie de la flore normale de l’intestin. C’est sa prolifération et son évolution qui le rendent nocif. Dans cet état de symbiose, les Candida sont des agents nettoyeurs des débris mal digérés de l’alimentation et ils se trouvent uniquement dans le système digestif et le vagin. On ne trouve jamais cette forme de Candida sur la peau.
Le Candida, dans sa composition chimique, est l’équivalent d’un petit morceau de sucre vivant ! Il est en effet formé de polysaccharides (sucres) et de glycoprotéines (protéines et sucres) qui déterminent l’adhésivité du candida à la paroi intestinale.
Une forme agressive et envahissante
En revanche, sous certaines conditions le candida peut passer de la forme levure à une forme filamenteuse agressive (on dit qu’elle filamente). C’est cette forme mycélienne (moisissure) qui est la forme parasitepathogène.
Cette évolution vers la candidose s’effectue en deux étapes :
Tout d’abord, le candida sous cette forme mycélienne pathogène, va se multiplier de manière excessive et envahir tout l’appareil digestif (bouche, intestin, anus) sous forme de filaments. A ce stade, le candida se développe aux dépens des bifidobactéries qu’il détruit. Le candida est de plus capable de traverser la muqueuse digestive et de passer dans les circulations sanguine et lymphatique : C’est la colonisation.
Il va ainsi se disséminer dans tout l’organisme (bronches, peau, vagin, etc…) et y provoquer différentes formes de mycoses. C’est la candidose proprement dite.
Conditions du développement de la candidose
Cette prolifération de levures est rendue possible par l’altération du milieu interne, c’est à dire de notre terrain, ce qui entraine à la fois un encrassement de nos humeurs et une déficience de notre flore intestinale, et donc de notre système immunitaire.
Le développement de cette forme agressive se fait à partir du sucre qu’elle transforme en alcool, puis en aldéhyde qui est un composé neurotoxique. Les formes de Candida impliquées dans la pathologie humaine sécrètent d’ailleurs 35 mycotoxines différentes dont la principale est la candidine, qui est neurotoxique.
Voici les différents facteurs qui favorisent le développement de la candidose :
Les aliments oxydants : sucre blanc, pain blanc à la levure, pâtisseries industrielles, fritures, fromage gras, viandes grasses, huiles raffinées, levures et champignons.
Les boissons oxydantes : Toutes les boissons sucrées (sodas, jus de fruits concentrés et sucrées) et les boissons alcoolisées.
Les médicaments oxydants : les antibiotiques dont beaucoup font une consommation excessive, mais aussi corticoïdes, pilule, chimiothérapie et la plupart des vaccins !
Le stress (physique, énergétique, émotionnel et affectif)
Les pollutions (électromagnétiques, chimiques, électriques…) ont une répercussion oxydante par création de radicaux libres.
Et aussi : l’intoxication aux métaux lourds, particulièrement aux amalgames de mercure dentaire, l’empoisonnement chimique au foyer (produits ménagers), au bureau (les célèbres VOC – Volatils Organiques Composés) et la surexposition aux champs électriques et électromagnétiques (lignes électriques de haute tension, fours micro-ondes, téléphones portables, etc…).
En bref, la candidose en quelques mots
La candidose est donc une affection fongique due à un champignon microscopique : le Candida. Celui-ci existe sous deux formes : – Une forme inoffensive, la levure, qui fait partie de notre flore intestinale et vaginale et qui vit en symbiose dans notre organisme – Et une forme agressive, le champignon, qui sous l’effet d’une alimentation notamment riche en sucres, de médicaments comme les antibiotiques, va se multiplier jusqu’à coloniser tout l’organisme.
Alors comment faire si vous vous reconnaissez dans les symptômes de la candidose chronique et que vous voudriez vous en débarrasser ? En cas de doute, ou si les troubles persistent, vous pouvez me consulter avant que la candidose devienne chronique ou ne s’installe sévèrement.
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Multi-intolérances alimentaires, reflux, douleurs, malaises, démangeaisons, faiblesse, fatigue, rougeurs, diarrhées… impression de « réagir à tout », de ne plus rien pouvoir manger, de ne plus rien supporter, il se peut que ce soit en lien avec l’histamine. Cette molécule est souvent bien connue des personnes allergiques à qui on prescrit des anti-histaminiques. Pourtant, son rôle va bien au-delà et elle peut générer des symptômes désagréables, voire vraiment handicapant en dehors de véritables allergies.
Qu’est-ce que cette « intolérance à l’histamine », comment la détecter et comment s’en défaire ? Les réponses dans cet article.
Qu’est-ce que l’histamine ?
L’histamine est une amine naturelle synthétisée à partir de la L-histidine, un acide aminé essentiel. C’est aussi une molécule de signalisation du système immunitaire intervenant dans les processus inflammatoires et allergiques. Elle est synthétisée par les granulocytes basophiles et les mastocytes (cellules appartenant à une variété de globules blancs). L’histamine est stockée dans les cellules et libérée dans des circonstances telles que les réactions d’allergies.
L’histamine se trouve naturellement dans de nombreux endroits de notre corps (la peau, le foie, l’estomac, la moelle osseuse, le cerveau). Elle intervient également dans le processus d’acidification de l’estomac (indispensable à une bonne digestion) ou encore au niveau du cerveau, comme un neuromédiateur agissant sur le réveil.
L’histamine peut également être apportée par des aliments ou libérée lors de la digestion de ces derniers. Ainsi, l’histamine va se retrouver dans les produits ayant subit une fermentation ou une dégradation de leurs protéines lors du vieillissement. C’est le cas des fromages, des poissons fumés, de la charcuterie. Certains aliments sont naturellement riches en histamine, comme la tomate, les épinards ou certains fruits exotiques. D’autres aliments vont libérer de l’histamine ou d’autres amines biogènes (putrescine, cadavérine,…) lors de leur fermentation par des bactéries protéolytiques (digérant les protéines) dans l’intestin. Enfin, certains aliments iront libérer l’histamine située dans les cellules de stockage de l’organisme.
Si le corps est normalement équipé pour gérer et dégrader cette histamine « exogène », il peut arriver que certains dysfonctionnements génèrent une « intolérance à l’histamine ».
Intolérance à l’histamine : de quoi parle-t-on vraiment ?
En matière d’alimentation, derrière le mot « intolérance » ou « hypersensibilité » se cachent différents types de réactions adverses aux aliments.
Certaines réactions font intervenir le système immunitaire et notamment les anticorps (IgE ou IgG). Il s’agit des allergies classiques, dites de type I, ainsi que des hypersensibilités alimentaires retardées. En parallèle, on trouve les réactions non immunologiques dont l’intolérance au lactose ou l’intolérance à l’histamine. Dans ce deux cas, on est davantage sur un processus enzymatique impliquant unemauvaise dégradation d’un composé alimentaire, le lactose ou l’histamine. Dans le cas de l’histamine on peut également parler de syndrome de pseudo-allergie.
Quels sont les symptômes d’une pseudo-allergie à l’histamine ?
Il existe 4 types de récepteurs à l’histamine dans le corps (H1R, H2R, H3R et H4R). En fonction de leur localisation et du processus de réponse enclenché, on aura différents symptômes associés :
Système nerveux central
Maux de tête/migraines, nausées, vomissements, bouffées de chaleur, malaises
Système digestif
Diarrhées, douleurs intestinales, douleur estomac, reflux acide, gaz
Système cardio-vasculaire
Tachycardie, arythmie, voire hyper ou hypotension
Système respiratoire
Broncho-constriction, production de mucus, rhinite, congestion nasale, éternuements
Peau
Flush, démangeaisons, urticaire
Système reproducteur
Crampes utérines, dysménorrhées
Il est rare qu’une personne présente tous les symptômes mentionnés ci-dessus. Souvent, cela se restreint à quelques-uns ou à des symptômes touchant la même sphère.
Pourquoi l’intolérance à l’histamine survient-t-elle ?
L’histamine apportée par les aliments ou libérée lors de la digestion, est en général dégradée par 2 enzymes : la DAO (diamine oxydase) et la HNMT (Histamine N-méthyl transférase). Ces enzymes sont présentes au niveau des microvillosités des cellules de l’intestin. Elles permettent de dégrader l’histamine et d’éviter qu’elle ne s’accumule et ne traverse la barrière intestinale. La DAO est prépondérante dans l’intestin grêle, alors que les deux enzymes sont également actives dans le gros intestin, où la fermentation est la plus importante.
Il existe plusieurs raisons à l’apparition d’une intolérance à l’histamine.
Polymorphisme génétique :
De par leur héritage génétique, certaines personnes sécrètent peu de DAO ou ont une DAO qui fonctionne mal. Ce type de trouble est présent dès la naissance et peut être suspecté si les symptômes cités avant sont présents depuis toujours (ou plus exactement depuis le début de la diversification alimentaire).
Dommages causés aux cellules intestinales et aux microvillosités.
On l’a vu plus haut, les enzymes chargées de dégrader l’histamine apportée par certains aliments, sont situées au niveau des microvillosités des entérocytes (= cellules de la paroi intestinale). Si cette paroi intestinale est enflammée, ou que les villosités sont abimées, comme cela peut être le cas en cas de maladie cœliaque, de SIBO, de dysbiose du colon ou encore de soucis biliaires (excès d’acides biliaires secondaires), les enzymes DAO et/ou HNMT peuvent alors diminuer. Cela s’accompagne également d’une perméabilité intestinale accrue et donc d’un passage plus important que la normale d’histamine dans l’organisme.
N’oublions pas non plus l’effet du stress chronique sur la paroi intestinale ! La sécrétion accrue et sur la durée, de cortisol vient enflammer la paroi intestinale et augmenter la perméabilité de cette barrière…
Déficience en certains cofacteurs
Les enzymes ont besoin de cofacteurs pour fonctionner. Généralement il s’agit de vitamines ou d’oligo-éléments qui leur permettent de fonctionner de manière optimale, un peu comme un ouvrier a besoin de ses outils pour travailler ! Les vitamines B6, B12, B9, B1 et C, ainsi que le magnésium et le cuivre, sont indispensables au fonctionnement optimal de ces enzymes et donc d’une bonne dégradation de l’histamine.
Inhibition des enzymes DAO ou HNMT
Certains composés peuvent venir inhiber les enzymes dégradant l’histamine. L’alcool est le plus important. Viennent ensuite la présence en grande quantité d’autres amines comme la cadavérine et la putrécine, toutes deux produits lors de la fermentation des protéines par certaines bactéries de l’intestin. Leur présence est normale… en quantité modérée. En cas d’excès de flore protéolytique, soit en lien avec une consommation de protéines importante, soit avec une mauvaise digestion des protéines au niveau de l’estomac, ces métabolites sont produits en quantité plus importante et peuvent venir inhiber la DAO ou l’HNMT. En cas de SIBO ou d’intestin irritable, où les végétaux sont souvent diminués (car beaucoup sont riches en FODMAP) au profit des protéines, le risque d’un fonctionnement ralenti des enzymes dégradant l’histamine est donc accru.
Les œstrogènes ont également la capacité de diminuer l’activité de la DAO. Les femmes en hyper-ostéogénie (réelle ou relative) peuvent donc avoir une dégradation de l’histamine réduite, surtout à certains moments du cycle.
Enfin, certains médicaments peuvent également inhiber la DAO : certains analgésiques, myorelaxants, hypertenseurs, anti-arythmiques, anti-hypertenseurs, bronchodilatateurs, antiémétiques, et certains antidépresseurs.
Hypersensibilité des récepteurs aux amines
Dans certains cas, on peut observer une sensibilité accrue des récepteurs à l’histamine. Cela est notamment le cas chez les femmes réglées. Ainsi, un niveau élevé d’œstrogènes pendant le cycle menstruel induit la libération d’histamine, et peut également influencer la réponse tissulaire à l’histamine.
Quels tests demander pour confirmer ou infirmer une pseudo-allergie à l’histamine ?
A l’heure actuelle il existe 2 types de tests pouvant être réalisés pour identifier une « intolérance » à l’histamine.
Le premier consiste en un dosage de l’activité de la DAO dans le sérum (sang). Ce type de test peut être réalisé dans des laboratoires spécialisés comme le laboratoire Avenir (ex barbier), les laboratoires Biomnis-Juvénalis, Imupro (R-Biopharm), … Cela pourrait permettre de mettre en évidence une activité insuffisante de l’enzyme DAO, soit par manque d’enzyme, soit par diminution de son activité enzymatique. En revanche, il ne semble pas encore exister de test concernant l’activité de l’autre enzyme dégradant l’histamine, la HNMT.
Il est également possible de faire un dosage de l’histamine fécale. Ce dosage peut être réalisé chez LIMS (Belgique) ou par les Laboratoires Réunis.
Comprendre l’intolérance à l’histamine et la prendre en charge
Après avoir vu en quoi consiste cette « intolérance » à l’histamine et comment la détecter, j’aborde ici les moyens d’y remédier. Lorsqu’on suspecte et que l’on a identifié un trouble lié à l’histamine, il est bon d’agir à la fois sur le symptôme et sur la cause (si tant est que celle-ci ne soit pas innée, bien entendu), pour corriger le problème dans la durée.
1 – Agir sur le symptôme
La première chose à faire en cas de troubles de la dégradation de l’histamine est déjà de limiter, voire enlever, les aliments riches en histamine ou libérateurs d’histamine (voir tableau plus haut).
Certains, comme le Dr Jacobi, préconisent d’éviter strictement tous les aliments susceptibles d’augmenter le pool d’histamine au niveau intestinal ou augmentant leur libération, pendant 4 à 6 semaines, le temps de faire diminuer drastiquement les symptômes et d’agir sur la cause profonde. Ensuite, il est possible de les réintégrer progressivement, en commençant par les aliments libérateurs d’histamine, puis les autres. Il est important de noter que l’intolérance à l’histamine n’est pas un processus de type « tout ou rien ». En général, un certain niveau d’histamine est toléré. Il convient donc d’identifier ce niveau de tolérance.
Afin de ne pas rentrer dans un régime d’éviction trop strict pour certains, ou pour pouvoir manger à l’extérieur sans craindre du retour de bâton, il est aussi possible de se complémenter en enzyme DAO avant les repas.
Plusieurs références existent. J’ai un petit faible pour DAOFood ou DAOFoodPlus qui contient aussi de la vitamine C et de la quercétine. Il existe également également DAO Sin, tres basique. En version enzyme végétale, vous trouverez NaturDAO ou le nouveau complément Histamine DAO Complexe de COPMED, qui apporte également un complexe de plantes et de micronutriments agissant en synergie pour améliorer la tolérance à l’histamine du corps. Le choix de l’enzyme peut se faire en fonction du prix et de votre tolérance personnelle. La prise de cette enzyme pourra s’avérer indispensable aux personnes ayant un déficit en DAO inné/génétique.
2 – Agir sur la ou les causes du déséquilibre
Les médicaments
Certains médicaments peuvent diminuer l’action de la DAO et de l’HNMT. Si vous prenez des analgésiques (aspirine, kétoprofène,…), myorelaxants, hypertenseurs, anti-arythmiques, antihypertenseurs, bronchodilatateurs, antiémétiques, opiacés et certains antidépresseurs ou antibiotiques (néomycine, ciprofloxacine, lévofloxacine,…), parlez-en à votre médecin.
Les carences en cofacteurs
Bien souvent, les personnes présentant une intolérance à l’histamine sont carencées en certains nutriments clés (en lien avec alimentation déséquilibrée ou avec des troubles digestifs chroniques) : vitamine C, vitamine B9 (folates), vitamine B12, cuivre. Ces composés sont d’ailleurs présents dans l’Histamine DAO Complexe. D’autres micronutriments également utiles : vitamines B1 et B2, magnésium.
Attention si vous vous complémentez, à favoriser des formes biodisponibles. En magnésium, optez pour du magnésium chélaté ou bisglycinate, pour les vitamines B9 et B12, optez pour la forme méthyl (méthylfolate et méthylcobalamine).
Remarque : certaines plantes ont aussi des propriétés anti-histaminiques. La quercétine est un antioxydant de la famille des flavonoïdes. Elle stabiliserait les membranes des cellules (mastocytes) responsables de la libération d’histamine. On la retrouve dans la peau des pommes rouges, dans les câpres, l’oignon rouge. Pour une action anti-histaminique, il est recommandé d’en prendre sous forme concentré à des dosages allant de 500mg à 1000mg, 3x/jour (idéalement 20min avant chaque repas). L’huile de graines de cumin noir ou nigelle, ainsi que l’huile de périlla ont aussi un effet antihistaminique.
La dysbiose et l’équilibre de l’écosystème intestinal
Les déséquilibres de l’écosystème intestinal, que ce soit une dysbiose du grêle (SIBO) ou du colon, ou encore une inflammation de la paroi intestinale (généralement liée à l’état de dysbiose) sont souvent des causes d’une intolérance à l’histamine. Il faudrait un livre entier pour parler de ce sujet en détail. Je vous recommande donc de vous faire accompagner par un praticien en nutrition formé spécifiquement à la prise en charge du microbiote. Cela est mon cas.
Je ne veux pas prêcher pour ma paroisse, mais les troubles du microbiote sont vraiment spécifiques et demandent une certains expertise pour gagner en efficacité. L’idée d’un tel suivi est de vous orienter vers les tests utiles permettant d’identifier un éventuel SIBO (test respiratoire au glucose ou au lactulose), une candidose intestinale (MOU ou DMI), ou encore un excès de bactéries de putréfaction, puis de les corriger.
Attention, à ce niveau, si vous agissez seul (ou êtes mal accompagné…), il est souvent inutile de chercher à corriger une dysbiose sans travailler sur la cause sous-jacente ! Ainsi, si vous avez un excès de bactéries de putréfaction, avant de prendre des probiotiques (dont certains peuvent avoir un effet aggravant sur l’histamine !), corrigez votre alimentation (évitez les excès de protéines si tel était le cas) et soutenez votre digestion haute si besoin. Par exemple, par des plantes amères en cas de manque d’acidité gastrique, ou par des enzymes digestives en cas d’insuffisance pancréatique (en évitant bromélaine et papaïne qui souvent réagissent avec une intolérance à l’histamine).
L’équilibre hormonal
Ce type de cause est bien entendu davantage féminin. En cas de déséquilibre hormonal visible par un syndrome prémenstruel important, des cycles irréguliers, des règles hémorragiques, de l’acné, une endométriose, les œstrogènes en excès peuvent venir exacerber la sensibilité à l’histamine. Si tel est votre cas, rapprochez-vous de votre gynécologue pour changer de moyen de contraception le cas échéant (on évitera les pilules à base d’œstrogènes). Il est ensuite possible d’agir en phytothérapie ou gemmothérapie pour réguler les hormones… ou activer leur élimination par le foie.
Le stress
L’état émotionnel et le stress chronique sont souvent derrière de nombreux déséquilibres physiques. Tout est lié et il est souvent indispensable de travailler à la fois sur le corps et sur le volet émotionnel. Ainsi, il a été démontré à plusieurs reprises que le stress chronique impacte négativement le microbiote, tend à enflammer la paroi intestinale (donc à augmenter la perméabilité intestinale) et augmente l’activation mastocytaire (donc la sécrétion d’histamine).
Une partie de ce stress est lié à notre environnement, l’autre à notre fonctionnement intérieur, à notre système de pensées et à nos automatismes. Si on ne maitrise pas toujours les événements qui nous arrivent, en revanche on est responsable de notre manière d’y réagir : soit j’accueille les émotions qui surviennent puis je lâche prise, soit au contraire je me laisse envahir par ma colère, ma tristesse, …
De ce fait, la gestion du stress passe, selon moi, par deux types d’actions. La première, est une action que je qualifierais de symptomatique : trouver des solutions pour s’apaiser et éliminer son stress, que ce soit par le sport (idéalement plutôt activité douce telle que la marche en nature), par des pratiques énergétiques (yoga, Qi Gong, taï Chi), par la méditation, la pratiques d’exercices de respiration,…
La deuxième approche est complémentaire et permet d’agir à la base de nos fonctionnements automatiques : c’est tout ce qui peut toucher à la sophrologie et au développement personnel. Les thérapies brèves (méthode TIPI, EFT, hypnose,…) peuvent également être d‘une grande aide.
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