Le jus de citron est depuis longtemps un allié dans les régimes détox et les routines santé. Souvent vanté pour ses vertus alcalinisantes, il est présenté comme un produit naturel qui, en dépit de son acidité, aide à maintenir un pH équilibré dans le corps. Mais est-ce réellement le cas ?
Dans cet article, nous allons explorer la question de l’acidification de l’organisme et examiner pourquoi le jus de citron, bien qu’acide en apparence, pourrait en réalité avoir un effet acidifiant si mal utilisé.
L’équilibre acido-basique : une notion fondamentale pour la santé
Avant de se concentrer sur le jus de citron, il est important de comprendre l’équilibre acido-basique et son rôle pour notre santé. Notre corps fonctionne dans un environnement chimique précis, et maintenir cet équilibre entre l’acidité et l’alcalinité est essentiel pour le bon fonctionnement de tous les systèmes biologiques. Un excès d’acidité peut entraîner des perturbations dans le métabolisme, affaiblir le système immunitaire et favoriser l’apparition de maladies.
En termes simples, notre corps doit maintenir un pH légèrement alcalin dans la plupart de ses tissus, notamment dans le sang, où le pH doit rester autour de 7,4 pour fonctionner de manière optimale. Lorsque l’organisme devient trop acide, cela peut entraîner ce qu’on appelle l’acidification de l’organisme. Cette condition peut se manifester par des symptômes tels que la fatigue, les douleurs musculaires, les problèmes digestifs ou encore des troubles du sommeil.
Le rôle du pancréas et du système digestif dans l’alcalinisation
Lorsque nous ingérons des aliments ou des boissons, notre corps travaille sans cesse pour maintenir cet équilibre acido-basique. Prenons l’exemple du jus de citron : bien que sa saveur acide soit évidente, une fois métabolisé, il peut produire des effets qui sont parfois confus pour ceux qui cherchent à alcaliniser leur organisme.
Le pancréas, par exemple, joue un rôle essentiel dans l’équilibre du pH. Lorsque le contenu acide (comme le jus de citron) atteint l’intestin, le pancréas libère des bicarbonates dans le but de neutraliser cette acidité et rendre l’environnement intestinal alcalin. C’est ainsi que notre corps tente de compenser l’acidité, mais ce processus exige beaucoup d’énergie et peut entraîner une acidification métabolique temporaire.
Le pancréas ne peut cependant pas neutraliser complètement cette acidité s’il manque de minéraux essentiels ou si l’organisme est affaibli, ce qui peut entraîner une acidification persistante du corps.
Jus de citron : acide, mais alcalinisant ?
C’est un fait : le jus de citron est acide. Son pH se situe autour de 2, ce qui le rend naturellement acide. Cela signifie que lorsqu’il entre en contact avec le système digestif, il nécessite une réaction du corps pour neutraliser cette acidité. Mais, comme nous l’avons mentionné, certaines personnes pensent à tort que le jus de citron est un produit alcalinisant. Ce malentendu provient en partie de l’indice PRAL (Potential Renal Acid Load), qui évalue l’impact d’un aliment sur l’équilibre acido-basique.
L’indice PRAL et la confusion entre acide et alcalin
L’indice PRAL sert à déterminer si un aliment est plutôt acide ou alcalin pour l’organisme. Cependant, l’indice PRAL est basé principalement sur l’impact rénal (au niveau des reins), et il ne prend pas en compte l’acide citrique présent dans le citron, qui est un facteur crucial dans l’acidification de l’organisme.
Ainsi, bien que l’indice PRAL classe le citron comme alcalinisant, sa capacité à acidifier le corps dépend largement de la manière dont le corps réagit à l’acide citrique. Si l’organisme manque de réserves minérales suffisantes, il peut avoir plus de difficultés à neutraliser l’acidité du jus de citron, entraînant ainsi une acidification progressive.
L’acidification de l’organisme : un risque si mal géré
Les personnes qui consomment régulièrement du jus de citron ou d’autres produits acides dans le but d’alcaliniser leur corps peuvent parfois rencontrer des difficultés inattendues. En effet, une consommation excessive ou prolongée de produits acides peut entraîner une acidification de l’organisme. Lorsque l’équilibre acido-basique est perturbé de manière chronique, les conséquences peuvent être multiples et affecter divers aspects de la santé.
Les risques liés à une acidification prolongée
L’acidification excessive peut avoir des effets néfastes, comme :
Fatigue persistante : Un corps trop acide peut devenir plus fatigué, car il doit travailler plus dur pour neutraliser l’acidité.
Problèmes digestifs : Un excès d’acidité peut perturber le processus de digestion et affecter l’absorption des nutriments essentiels.
Affaiblissement du système immunitaire : Un pH déséquilibré peut affaiblir les défenses naturelles de l’organisme, rendant le corps plus vulnérable aux infections.
Douleurs musculaires et articulaires : Une acidité excessive peut entraîner des douleurs musculaires, des crampes et des inflammations.
Il est donc important de ne pas se fier uniquement aux bienfaits supposés du jus de citron sans prendre en compte son impact potentiel sur l’acidification de l’organisme.
Comment éviter l’acidification de l’organisme tout en profitant des bienfaits du citron
Si vous aimez le jus de citron pour ses bienfaits, il est essentiel de l’intégrer correctement dans votre alimentation afin d’éviter un déséquilibre. Voici quelques conseils pratiques pour bénéficier des avantages du citron sans risquer l’acidification de l’organisme :
Consommer du jus de citron avec modération
Plutôt que d’en faire une habitude quotidienne, limitez la consommation du jus de citron à des périodes déterminées. Une cure de quelques semaines, suivie d’une pause, peut être bénéfique pour l’organisme sans risquer de l’affaiblir.
Alterner avec des aliments alcalins
Il est préférable de privilégier des aliments alcalins dans votre alimentation quotidienne, tels que des légumes frais, des fruits non-acides, et des jus de légumes. Ces aliments aident à maintenir l’équilibre acido-basique tout en apportant de nombreux nutriments essentiels à votre santé.
Écouter votre corps
Il est important d’être attentif à votre ressenti après la consommation de jus de citron. Si vous commencez à ressentir des symptômes tels que de la fatigue, des douleurs, ou des troubles digestifs, il est peut-être temps de réduire votre consommation et d’opter pour des alternatives plus douces pour l’organisme.
Assurer un bon apport en minéraux
Pour que votre corps puisse efficacement neutraliser l’acidité, assurez-vous d’avoir un bon apport en minéraux comme le calcium, le magnésium et le potassium. Ces minéraux soutiennent l’alcalinisation de l’organisme et permettent au corps de mieux gérer les acides.
Privilégier les cures de détox douce
Si vous souhaitez utiliser le jus de citron pour ses propriétés détoxifiantes, optez pour une cure douce de quelques jours plutôt que pour une utilisation prolongée. Cela aidera à limiter les risques d’acidification tout en permettant à votre corps de se nettoyer.
Quand éviter le jus de citron ?
Certaines personnes sont plus vulnérables aux effets négatifs du jus de citron et devraient l’éviter ou limiter sa consommation. Si vous présentez l’un des profils suivants, il est préférable de faire attention :
Personnes affaiblies : Si vous êtes déjà affaibli par une maladie, un stress chronique, ou un manque de minéraux, le jus de citron pourrait aggraver votre état en exacerbant l’acidification de l’organisme.
Personnes stressées ou nerveuses : Les personnes ayant un tempérament stressé ou anxieux peuvent avoir plus de difficultés à neutraliser l’acidité du citron, ce qui peut entraîner une acidification plus rapide.
Problèmes digestifs : Si vous avez des troubles digestifs, le jus de citron pourrait irriter votre estomac ou perturber la digestion.
Dans ces cas, il est préférable de se tourner vers des alternatives plus douces pour soutenir l’équilibre acido-basique, comme des jus de légumes frais ou des tisanes apaisantes.
Conclusion : Le jus de citron, un allié à utiliser avec discernement
Le jus de citron peut avoir des effets bénéfiques lorsqu’il est consommé de manière appropriée, notamment en soutien à des cures de détox ou en tant que source de vitamine C. Cependant, il est essentiel de ne pas tomber dans le piège de croire que le citron est toujours alcalinisant, car sa consommation excessive ou mal gérée peut entraîner une acidification de l’organisme. En étant attentif à votre corps et en respectant les bonnes pratiques, vous pourrez profiter des bienfaits du citron tout en maintenant un équilibre acido-basique sain.
N’oubliez pas que la clé réside dans la modération et l’équilibre. En intégrant des aliments alcalins et en restant à l’écoute de votre santé, vous pourrez éviter les risques liés à l’acidification et profiter pleinement d’un mode de vie sain et équilibré.
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Aujourd’hui, nous allons explorer un sujet qui touche de nombreuses femmes : la cystite. Mais attention, nous n’allons pas simplement parler des symptômes et des traitements classiques. Non, nous allons plonger dans un aspect souvent négligé, mais pourtant crucial : la symbolique émotionnelle de la cystite et son lien avec les problèmes de territoire.
Alors, installez-vous confortablement, prenez une tasse de tisane (sans sucre, bien sûr !), et laissez-moi vous guider à travers cette fascinante exploration de la connexion entre notre corps et nos émotions.
La cystite : plus qu’une simple infection urinaire
Commençons par les bases. La cystite est généralement considérée comme une infection urinaire, souvent traitée par des antibiotiques. Mais saviez-vous qu’il y a bien plus à comprendre derrière cette affection ? En réalité, la cystite peut être le reflet d’un déséquilibre plus profond dans notre corps et notre esprit. Selon les approches holistiques de la santé, chaque problème physique peut avoir une racine émotionnelle. Et la cystite ne fait pas exception à cette règle.
Les deux grandes causes de la cystite
D’après les experts en santé naturelle, il existe deux causes principales à la cystite :
Le terrain : Il s’agit de l’état général de notre organisme. Un corps en état d’acidose, c’est-à-dire trop acide, est plus susceptible de développer des infections, y compris des cystites. C’est pourquoi une alimentation équilibrée et alcalinisante est souvent recommandée.
Les émotions : C’est ici que la notion de symbolique émotionnelle entre en jeu. Nos émotions peuvent influencer notre système immunitaire et notre équilibre hormonal, créant ainsi un terrain propice aux infections.
La cystite et le problème de territoire : une connexion surprenante
Vous vous demandez peut-être quel rapport il peut bien y avoir entre la cystite et le territoire. Eh bien, c’est là que ça devient vraiment intéressant. Dans le règne animal, l’urine est souvent utilisée pour marquer le territoire. Pensez aux chiens qui urinent sur les arbres ou les poteaux lors de leurs promenades. Bien que nous soyons des êtres humains évolués, notre cerveau conserve des traces de ces comportements ancestraux. Ainsi, lorsque nous vivons des situations où notre « territoire » émotionnel est menacé ou mal défini, notre corps peut réagir en déclenchant une cystite. C’est une façon inconsciente de « marquer notre territoire » sur le plan biologique.
Les ressentis émotionnels liés à la cystite
Examinons maintenant les différents ressentis émotionnels qui peuvent être à l’origine d’une cystite :
Ne pas trouver sa place : Que ce soit dans la famille, au travail ou dans la société en général, le sentiment de ne pas avoir sa place peut être un déclencheur puissant.
Manque de cadre ou de limites : Paradoxalement, l’absence totale de limites peut être aussi stressante que des limites trop strictes. Notre corps a besoin de repères, de structures.
Être empêché de faire des changements : Lorsque nous voulons apporter des modifications à notre environnement ou à notre vie, mais que nous en sommes empêchés, cela peut créer une frustration intense.
Incapacité à poser ses limites : Ne pas savoir dire « non » ou ne pas arriver à se faire respecter peut créer un conflit interne majeur.
Pourquoi les femmes sont-elles plus touchées ?
Il est intéressant de noter que les femmes sont beaucoup plus sujettes aux cystites que les hommes. Cela s’explique en partie par des raisons anatomiques, mais la symbolique émotionnelle joue également un rôle important. Dans notre société, les femmes sont souvent plus susceptibles de subir des pressions hiérarchiques, des menaces (physiques ou morales), ou d’être empêchées de prendre des initiatives. Elles peuvent aussi avoir plus de difficultés à poser leurs limites ou à se faire respecter dans certains contextes. Tous ces facteurs contribuent à créer un terrain émotionnel propice au développement de cystites.
Le cocktail déclencheur : stress, isolement et impasse
Pour qu’une cystite se déclenche sur le plan émotionnel, trois ingrédients sont généralement nécessaires :
Le stress : Un événement stressant, qu’il soit ponctuel et intense ou chronique et progressif, est souvent le point de départ.
L’isolement : Que l’on soit réellement seul ou que l’on se sente incompris par son entourage, le sentiment d’isolement joue un rôle crucial.
L’absence de solution : Lorsqu’on a l’impression d’être dans une impasse, sans issue visible, le corps peut choisir d’exprimer ce mal-être à travers la maladie.
Comment prévenir et gérer la cystite sur le plan émotionnel ?
Maintenant que nous comprenons mieux la symbolique émotionnelle de la cystite et son lien avec les problèmes de territoire, voyons comment nous pouvons agir pour prévenir et gérer cette affection :
Apprendre à poser ses limites : C’est un exercice qui demande de la pratique, mais qui est essentiel pour notre bien-être. Commencez par de petites choses et progressez petit à petit.
Trouver sa place : Réfléchissez à ce qui vous fait vous sentir à votre place. Cela peut impliquer de changer d’environnement ou simplement de modifier votre perception des choses.
Créer son territoire : Aménagez un espace qui vous appartient, même s’il s’agit juste d’un coin de votre chambre. Avoir un endroit où vous vous sentez en sécurité est important.
Exprimer ses émotions : Trouvez des moyens sains d’exprimer ce que vous ressentez, que ce soit par la parole, l’écriture, l’art ou le sport.
Pratiquer la pleine conscience : La méditation et les exercices de respiration peuvent vous aider à mieux gérer le stress et à vous reconnecter à vous-même.
Le rôle de l’alimentation et des compléments alimentaires
Bien que l’aspect émotionnel soit crucial, n’oublions pas l’importance d’un terrain corporel sain. Une alimentation équilibrée et alcalinisante peut grandement contribuer à prévenir les cystites. Voici quelques compléments alimentaires qui peuvent vous aider à maintenir un système urinaire en bonne santé :
La canneberge : Connue pour ses propriétés anti-adhésives qui empêchent les bactéries de s’accrocher aux parois de la vessie.
La vitamine C : Elle aide à acidifier l’urine, créant un environnement hostile aux bactéries. [Lien vers un complément de vitamine C]
Les probiotiques: Ils favorisent un bon équilibre de la flore intestinale et urinaire. [Lien vers un probiotique spécifique pour la santé urinaire]
Le D-mannose: Un sucre naturel qui aide à éliminer les bactéries des voies urinaires. [Lien vers un complément de D-mannose]
L’importance d’une approche globale
En conclusion, il est important de comprendre que la cystite, comme beaucoup d’autres affections, nécessite une approche globale. Traiter uniquement les symptômes physiques sans s’intéresser à la symbolique émotionnelle et aux problèmes de territoire sous-jacents, c’est passer à côté d’une partie importante du puzzle.
N’hésitez pas à consulter un professionnel de santé ouvert à cette approche holistique. Un naturopathe fonctionnel, un psychologue ou un praticien en médecine intégrative, pourront vous aider à explorer ces aspects émotionnels tout en prenant soin de votre santé physique.
Rappelez-vous : votre corps essaie de vous parler à travers ses symptômes. Écoutez-le, prenez soin de lui, et n’oubliez pas que vous méritez d’avoir votre place, votre territoire, dans ce monde. En prenant en compte à la fois les aspects physiques et émotionnels de la cystite, vous vous donnez les meilleures chances de retrouver un équilibre durable et une santé optimale.
Alors, êtes-vous prêtes à explorer votre territoire intérieur et à prendre soin de vous de manière holistique ? N’hésitez pas à partager vos expériences et vos questions dans les commentaires ci-dessous. Ensemble, nous pouvons apprendre et grandir vers une meilleure compréhension de nous-mêmes et de notre santé.
Et n’oubliez pas : chaque petit pas compte. Que ce soit en améliorant votre alimentation, en essayant un nouveau complément alimentaire, ou en travaillant sur vos émotions, chaque action positive vous rapproche d’un meilleur équilibre et d’une meilleure santé.
Prenez soin de vous, de votre corps et de vos émotions. Vous le méritez !
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Touchant près de 80% de la population mondiale, il y a de fortes chances pour que l’infection chronique du Candida, également appelé candidose, soit déjà présente dans votre organisme à l’état latent, voire qu’elle se soit activée sans que vous ayez pu faire le rapprochement.
Que ce soit à titre préventif ou curatif, seule une cure naturothérapique adaptée permettra à la fois d’éviter les dégénérescences liées à la candidose et de rééquilibrer l’organisme en profondeur.
Pathologie sournoise par excellence, le grand problème de la candidose est son aspect souterrain. Participant au bon fonctionnement de la flore intestinale, à la première occasion le Candida en profitera néanmoins pour se propager et générer une quantité inquiétante de symptômes, souvent difficiles à relier à la cause.
Non traitée, cette maladie de civilisation apparue avec l’ère moderne, a la capacité de se répandre dans tout l’organisme, détériorant gravement la santé, et affaiblissement significativement le système immunitaire. Mais quels sont ces symptômes, exactement ?
Du candida à la candidose
Bien qu’il y ait de nombreuses formes de candidoses apportant leur part de symptômes, voyons tout d’abord les plus fréquents, pouvant justement brouiller les pistes sur l’origine réelle du problème.
On compte parmi eux :
douleurs articulaires et musculaires,
certains troubles de la thyroïde ou amplification de ces troubles,
insomnies et troubles du sommeil,
dépression,
fatigue chronique,
maux de tête,
asthme et problèmes respiratoires,
eczéma ainsi que de nombreuses maladies de peau comme l’acné ou les mycoses,
champignons vaginaux chroniques provoquant pertes blanches et démangeaisons,
cystites,
infections rénales,
boulimie, fringales de sucre et alcoolisme,
développement d’allergies aggravées, qu’elles soient cutanées, respiratoires ou alimentaires,
hyperfolliculinie, formation d’auto-anticorps contre les hormones et les ovaires,
colites, ballonnements, diarrhées, constipations chroniques et démangeaisons anales,
spasmophilie,
mais surtout, surtout, une fatigue générale se manifestant par un épuisement disproportionné.
Bien entendu, toutes ces manifestations peuvent varier, se présenter séparément ou simultanément, non seulement en fonction du degré de développement et du type de Candida, mais également des zones infestées.
Le type de Candida le plus couramment contracté est Candida albicans, qui concerne 60% à 80% des cas, cependant il existe aussi le Candida tropicalis pour près de 25% des malades, et dans une moindre mesure, les Candida parapsilosis, kruséï, pseudotropicalis, glabrata, dublensis, lusitaniae.
Constituant les huit formes principales devant une dizaine d’autres, bien plus rares.
Or, toutes ces candidoses sont d’autant plus problématiques qu’elles sont résistantes aux antibiotiques et antifongiques de synthèse.
On a assisté à l’apparition d’épidémies au sein d’unités à haut risque, en milieu hospitalier, où dans certains cas de rechute après un traitement antifongique, des levures de type Candida ont pu se propager par transmission exogène entre les patients, via les professionnels de santé. C’est à dire se transformer en maladie nosocomiale.
Se multipliant et migrant, elles prennent tout d’abord la place des lactobacilles, ces bonnes bactéries équilibrant la flore intestinale, puis détruisent les bifidobactéries, provoquant indigestion, mauvaise haleine, gaz, spasmes intestinaux, avant d’atteindre les muqueuses où elles créent des irritations et des inflammations.
C’est à ce stade que le Candida prend sa forme agressive, dite mycélienne, traversant les parois des muqueuses gastro intestinales jusqu’au système lymphatique.
Mais finalement, le Candida, qu’est-ce que c’est ?
Structure et activation du Candida Albicans
Peuplant les muqueuses intestinales, de la bouche aux intestins en passant par l’œsophage, à l’état de saprophyte c’est à dire sous forme de levure, le Candida albicans peut rester inactif tant qu’il n’est pas présent en trop grande proportion.
Les différents types de Candida participent au nettoyage des déchets organiques (comme d’autres bactéries utiles), et leur présence n’est pas nécessairement néfaste. Mais en trop grand nombre, ils vont polluer les parois intestinales tout en les irritant, et devenir pathogènes après s’être transformés en champignons, passant de la forme d’un microscopique flocon à celle d’un filament sécrétant au moins 35 toxines connues, dont la Candidine, dangereux neurotoxique, qu’il répandra dans le sang et le système lymphatique, en traversant la muqueuse intestinale.
Il convient donc de comprendre que quelle que soit sa forme, la candidose trouve toujours son origine dans une prolifération au niveau des intestins.
Par la suite, les toxines sécrétées par les Candida peuvent entrer dans le flux circulatoire, devenant responsables d’une auto-intoxication atteignant des centres vitaux où elles pourront provoquer des troubles lourds de conséquences.
En dehors des 35 toxines que nous venons d’évoquer, bouleversant à elles seules :
le fonctionnement cérébral,
le système immunitaire,
le système nerveux,
le système énergétique…
Le Candida albicans est aussi un grand perturbateur hormonal et endocrinien :
Possèdant des récepteurs membranaires fixant la progestérone, il peut provoquer des symptômes liés à un excès de folliculine.
Ses récepteurs antigéniques simulent et déséquilibrent la configuration des hormones sexuelles.
Il imite les processus auto-immuns, suscitant la formation d’auto-anticorps contre les hormones et les ovaires.
Il dérange la synthèse des prostaglandines à partir des acides gras.
Tout cela par la faute d’un petit morceau de sucre vivant et versatile, dont l’excès de Mannane peut rompre l’équilibre à chaque instant.
Les facteurs aggravant et favorisant la prolifération du Candida
Le Candida trouve les ressources de sa prolifération dans :
les aliments oxydants comme le pain blanc, les sucres rapides, les viandes, les fromages gras, l’alcool, la pomme de terre, les produits laitiers, le gluten…
les antibiotiques, corticoïdes, pilules contraceptives, vaccins…
les chimiothérapies, ruinant littéralement la flore intestinale,
le stress oxydatif, qu’il soit d’origine physique, affective ou énergétique,
les pollutions électromagnétiques favorisant l’oxydation par radicaux libres en neutralisant les électrons,
le diabète et la gestion des sucres en général,
les produits chimiques et additifs issus de l’alimentation industrielle,
le mercure provenant des amalgames dentaires et d’aliments saturés,
les carences liées à un manque de nutriments et de vitamines,
la plupart des longues maladies chroniques,
les grossesses difficiles ou rapprochées,
les chocs psycho-affectifs sources de somatisations,
mais aussi, et pourrait-on dire surtout, les variations de pH dans l’organisme.
Un équilibre acido-basique auquel on devra donc être particulièrement attentif, pour limiter, voire stopper complètement la prolifération du Candida.
La candidose provenant dans la quasi-totalité des cas de la consommation de produits issus de l’industrialisation, certains iront jusqu’à parler de pandémie industrielle. Mais dans tous les cas, les statistiques ayant leurs limites, il est conseillé de recourir à une prise de sang orientée vers la détection des Candida, pour être sûr de leur présence comme de leur nature.
Quelques conseils diététiques pour rétablir et maintenir l’équilibre acido-basique
Puisqu’une incompréhension relative des principes naturopathiques et phytothérapiques puisse encore être chose courante, pour traiter efficacement la candidose, il est important de bien assimiler la différence entre un médicament agissant à masquer le symptôme, et un protocole visant à rééquilibrer ou soigner la cause.
Dans le premier cas, un unique remède suffit sans effort particulier, dans le second il est question d’un ensemble synergique de divers remèdes, diétothérapies et méthodes.
Bien que je suggère plus bas une complémentation permettant de diminuer la prise parfois complexe de multiples huiles essentielles et nutriments, cela n’ôte rien au fait que, comme toujours, la base absolument indispensable à une guérison durable réside dans l’équilibre alimentaire.
Or, le Candida étant à la fois potentiellement un sucre, un champignon et une levure, il conviendra avant toute chose d’éliminer tous les sucres rapides et les milieux riches en sucre de votre alimentation, à savoir : le sucre blanc et roux, le miel, le sirop d’érable, le sirop d’agave, les jus de fruits, les fruits (surtout les agrumes), le melon et la tomate, tout comme les produits laitiers dans la mesure où ils sont riches en lactose (le sucre du lait).
A l’inverse, il conviendra de favoriser une alimentation aussi crue et vivante que possible, avec des jus et des salades.
L’équilibre acido-basique étant par définition un équilibre, il dépendra du terrain de chacun. Néanmoins, étant donné qu’à notre époque il pèche bien plus souvent par un excès d’acidité, voici avant tout les aliments alcalinisants à favoriser, avec en tête :
Sarriette en poudre : – 51 (51 d’acidité en moins)
Origan en poudre : – 49
Curcuma en poudre : – 46
Sauge en poudre : – 46
Paprika : – 36
Fenouil (graines) : – 35
Céleri (graines) : – 34
Aneth (graines) : – 33
Cumin (graines) : – 31
Cœur de palmier cru : – 31
Clou de girofle en poudre : – 31
Piment de cayenne : – 31
Piment rouge séché : – 31
Safran : – 29
Piment en poudre : – 26
Poivre noir : – 25
Gingembre en poudre : – 24
Cannelle en poudre : – 23
Coriandre (graines) : – 23
Cardamome en poudre : – 22
Shiitake séché : – 20
Anis (graines) : – 18
Laurier (feuille) : – 17
Romarin frais : -16
Thym frais : – 15
Aneth frais : – 15
Selon les naturothérapeutes, il conviendra d’équilibrer ses repas à plus de 70% avec des aliments alcalins et ne pas dépasser 30% d’aliments acidifiants, voire de s’en passer totalement.
Un protocole thérapeutique de fond
Une fois les aliments puriniques et les sucres mis de côté, et l’alcanisation de l’organisme ré-enclenchée, vous pourrez ensuite consommer les remèdes naturels appropriés.
La nutrithérapie
L’acide caprylique, découvert au XIXème siècle par Jules Buis, extrait à partir d’huile de noix de coco ou de palmier, est largement utilisé pour enrayer la prolifération de levures saprophytes du système intestinal, tel que Candida albicans.
Les vitamines B6, C, E et A seront également très bénéfiques par leurs actions antioxydantes et leur capacité à maintenir un bon équilibre intestinal.
Les minéraux tels que le calcium, le zinc, le fer, le magnésium et le sélénium joueront également un rôle non négligeable dans le combat contre les infections.
Les huiles essentielles de la famille des citrals sont à favoriser, comme celles de lemongrass, de listée citronnée ou de verveine citronnée. Cependant, en usage interne à raison d’une goutte de chaque maximum, soigneusement mélangées à une bonne dose d’huile végétale comme l’huile d’olive par exemple, on pourra ajouter le thym à thymol, l’origan compact et le clou de girofle. Toutefois attention, ces huiles souveraines contre les troubles intestinaux, notamment le thym et l’origan, sont aussi parmi les plus dangereuses, puisqu’elles brûlent la peau et sont particulièrement irritantes pour les muqueuses.
Les probiotiques joueront eux aussi, un rôle prépondérant en matière d’équilibre de la flore intestinale. Tous utiles, exceptés ceux étant inhibés par la forme active du Candida, le plus efficace d’entre eux restera sans conteste l’acidophilus.
Les extraits de pépin de pamplemousse et de feuille d’olivier auront aussi de très bons résultats dans la mesure où ce sont des antibiotiques naturels, ne permettant pas au champignon ou à la levure de muter.
Un protocole auto-thérapeutique pas à pas
Tandis qu’un traitement antibiotique ne doit jamais être arrêté en plein milieu, dans une certaine mesure, il en va de même pour les changements d’alimentation, les détox, l’activation de processus énergétiques et les réactivations du système immunitaire.
Cela étant dit, voici un protocole de trois mois pour réguler les troubles de la candidose, que le Candida soit à l’état de levure ou de champignon. Dans ce dernier cas, il sera tout de même plus prudent de prolonger jusqu’à amélioration.
Pendant toute la durée de la cure :
Détox et changements alimentaires
Une cure d’argile verte montmorillonite ultra-ventilée à raison d’un grand verre d’eau faiblement minéralisée et si possible dynamisée, pour une grosse cuillère (en bois) d’argile, ayant passé douze heures au repos dans le liquide.
Un arrêt progressif des sucres pouvant éventuellement être remplacés par de la vraie stevia en poudre.
Un arrêt progressif des antibiotiques, du tabac, de l’alcool, et de toute consommation chimique.
Une absence totale d’aliments puriniques et acidifiants, au bénéfice d’aliments plus alcalins, favorisant fruits et légumes frais, tout en évitant le gluten.
Une première cure de deux mois de probiotiques, éventuellement accompagnée de lavements du côlon.
gemmothérapiques : Corylus avellana bourgeons, en alternance un jour sur deux, avec Alnus incana bourgeons.
A partir de la 2ème semaine, jusqu’à la fin de la cure :
Reminéralisation et complémentation
Une cure de deux mois d’herbe de blé ou d’herbe d’orge pour reminéraliser, apporter les vitamines nécessaires et purger l’organisme.
Les vitamines et nutriments présentés plus haut, ainsi que les huiles essentielles, par voie orale.
Une cure additionnelle de vitamine C dans la forme la plus concentrée et la plus assimilable possible, pour son apport indispensable en antioxydants.
A la fin de la cure, on pourra faire de nouvelles prises de sang pour s’assurer de la régression de la prolifération du Candida, et prolonger avec une nouvelle cure, après deux semaines de pause, jusqu’au parfait équilibre.
Par la suite, sans une alimentation suffisamment alcaline et prudente, excluant les éléments favorisant l’invasion du Candida présentés plus haut, aucune garantie contre les rechutes n’est assurée. Néanmoins, dans la mesure où le régime alimentaire reste sain et équilibré, toute complémentation pourra se limiter aux vitamines indispensables, avec de temps à autre, une petite cure de probiotiques pour régénérer la flore intestinale.
Pour les enfants ?
Hormis l’utilisation d’huiles essentielles et de lavements, qui leur sont strictement interdits avant sept ans, la plupart de ces conseils sont également vrais pour les enfants. Toutefois il sera préférable d’ajuster une éventuelle complémentation en vitamines et minéraux, proportionnellement à leur poids, c’est à dire de diviser les dosages par deux ou par trois.
Pour les enfants n’étant pas en âge de marcher, limiter toute complémentation à des micro-doses d’EPP.
En matière de santé infantile, l’EPP (extrait de pépin de pamplemousse) remporte sans conteste toutes les palmes. Ce puissant antibiotique naturel est sans effet secondaire et sans danger, mis à part peut-être pour les terrains allergiques au pamplemousse.
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Qu’est-ce que la méthylation ? Très peu de gens le savent, alors que c’est la clé de voûte d’une multitude d’actions vitales au sein de notre organisme. Ce processus essentiel, notamment pour le cerveau et la santé mentale et qui peut être la cause de nombreux symptômes et pathologies, peut faire défaut aux végétariens et aux vegans (mais aussi aux omnivores). Je vous explique tout ça en détail dans cet article complet.
Qu’est-ce que la méthylation ?
La méthylation est un processus métabolique vital qui assure une multitude de fonctions dans le corps. Il a lieu en permanence dans toutes les cellules de notre organisme à un rythme effréné (jusqu’à un milliard de fois par seconde). Biochimiquement, il s’agit d’un processus extrêmement simple qui consiste en la transmission d’un groupe méthyle (un atome de carbone lié à 3 atomes d’hydrogènes, ou CH3) d’une molécule à une autre.
Mais ce procédé, simple en apparence permet à lui seul d’assurer une multitude de fonctions dans le corps humain, comme la production et la régulation de très nombreuses molécules, dont des neurotransmetteurs et hormones dans le cerveau, la détoxification du corps via la production de glutathion (qui n’est autre que l’antioxydant le plus puissant du corps humain), la dégradation de l’histamine dans l’intestin.
Mais aussi et surtout, selon l’une des grandes découvertes de ces dernières années, il permet la modulation de l’expression de certains gènes de notre ADN, via des processus épigénétiques.
L’épigénétique, qu’est-ce que c’est ?
Comme on peut le lire sur le site de l’INSERM1 : « Alors que la génétique correspond à l’étude des gènes, l’épigénétique s’intéresse à une « couche » d’informations complémentaires qui définit comment ces gènes vont être utilisés par une cellule ou… ne pas l’être ».
Dit autrement (et en simplifiant la chose), nous héritons d’un patrimoine génétique de nos parents. Ces gènes nous prédisposent à certaines choses, qu’elles soient positives (comme certaines capacités physiques) ou négatives (comme certaines pathologies). Jusqu’à récemment, nous pensions que nous ne pouvions pas échapper à cet héritage et que nous subissions l’influence de nos gènes quoi qu’il advienne.
L’épigénétique est une science nouvelle, elle montre au contraire, que les gènes ne sont que des prédispositions, mais que leur influence dépendra entièrement de notre mode de vie : l’alimentation, le stress, les pensées, la pollution environnante, etc…
La capacité des gènes à s’exprimer ou non, en fonction du mode de vie, dépendra ainsi entièrement de la méthylation.
Un défaut de méthylation à l’origine de nombreuses pathologies
La méthylation est donc indispensable pour l’entretien, la réparation et la fabrication de nos cellules, la communication intracellulaire, et plus particulièrement l’héritage d’informations épigénétiques d’une cellule mère aux cellules filles lors de la division cellulaire (qui est le mode de reproduction des cellules).
On soupçonne les défauts de méthylation d’être à l’origine d’une grande quantité de pathologies très variées, allant de l’autisme à Alzheimer, en passant par les troubles de l’anxiété, les crises d’angoisses, les troubles déficitaires d’attention avec ou sans hyperactivité, et bien d’autres. Il est donc primordial de maintenir un bon niveau de méthylation dans le corps.
Ce processus essentiel est fonction de deux paramètres principaux :
Les facteurs environnementaux, en particulier l’alimentation
Les facteurs génétiques.
En bref
La méthylation est un processus clé de notre corps, qui a lieu de manière naturelle tout le temps et partout dans notre organisme. Un défaut dans ses rouages, et cela peut être la cause d’innombrables symptômes et pathologies sérieuses. Il est donc important de comprendre comment tout ceci fonctionne, et de savoir si l’on est concerné par un mauvais fonctionnement, qu’il soit hérité ou induit.
Comment fonctionne la méthylation ?
La méthionine, un acide aminé essentiel au cœur de la méthylation
Au cœur de la méthylation se trouve un acide aminé essentiel : la méthionine. Sans elle, pas de méthylation possible ! La méthionine est présente dans toutes les sources de protéines, mais particulièrement abondante dans les protéines animales. Comme son nom l’indique, la méthionine comporte donc ce fameux élément essentiel : un groupe méthyle (qui comme expliqué en introduction, n’est ni plus ni moins qu’un atome de carbone lié à 3 atomes d’hydrogènes).
La transformation de la méthionine en SAM
Cependant en l’état, la méthionine ne peut céder son groupe méthyle à une autre molécule. Il faudra avant cela qu’elle se transforme (en se combinant avec une molécule d’ATP) en sa forme métaboliquement active appelée S-adénosyl-L-méthionine, ou SAM.
Pour rappel, l’ATP (pour Adénosine TriPhosphate) est une molécule clef qui fournit l’énergie nécessaire à toutes les cellules de notre corps (métabolisme, locomotion, division cellulaire, transport, etc…). C’est donc en quelque sorte, la particule énergétique élémentaire et universelle, sans laquelle rien n’est possible dans le corps humain.
La SAM ainsi formée va alors devenir l’un des principaux donneurs de groupes méthyles du corps humain :
On estime qu’environ 80% des processus de méthylation auxquels elle participe ne servent qu’à la fabrication de deux composants (ou familles) indispensables et essentiels pour le cerveau : la créatine et la phosphatidylcholine.
Les 20% restants représentent donc des centaines de réactions, parmi lesquelles celles que nous avons évoquées en introduction.
La dégradation de la SAM en homocystéine
Une fois son groupe méthyle cédé, la SAM, devenue alors SAH (pour S-adénosyl-L-homocystéine), se dégradera en homocystéine (en libérant sa molécule d’ATP précédemment acquise).
Si l’homocystéine ainsi créée peut s’avérer dangereuse en excès (nous le verrons dans la partie suivante), c’est également le cas de la méthionine. En effet, trop de méthionine donnera trop de SAM, et il y a alors risque d’hyper-méthylation.
Le rôle de la glycine pour éviter l’hyper-méthylation
Pour éviter cela, la glycine (un acide aminé présent essentiellement dans la peau et les os) sera utilisée au gré des besoins, pour dégrader la SAM en SAH également, et ainsi éviter une méthylation excessive non souhaitable. La glycine est donc particulièrement importante pour son rôle tampon dans ce processus.
On voit donc déjà ici que plus nous consommons de méthionine, plus nous allons fabriquer de SAM, et plus nous avons besoin de glycine pour tamponner l’excès de SAM.
Méthylation : la fin du cycle de la méthionine et l’excès d’homocystéine
L’homocystéine est connue pour être un marqueur du risque cardiovasculaire, mais également (et plus récemment) neuro-psychiatrique. De fait, bien que nécessaire au déroulement de certains processus, son accumulation n’est pas souhaitable, car elle pourrait provoquer des lésions des cellules endothéliales (les cellules qui constituent l’endothélium, la couche intérieure des veines, qui est en contact avec le sang).
Ainsi, un taux trop élevé d’homocystéine doit immédiatement alerter, non seulement car en soi, l’accumulation de cette molécule pourrait s’avérer dangereuse, mais surtout car il est signe d’un dérèglement du cycle de méthylation, et peut donc entraîner des conséquences pathologiques sérieuses.
Heureusement, l’homocystéine a 3 voies biologiques pour se reconvertir :
Deux de ces voies vont servir à recycler l’homocystéine en méthionine, car l’homocystéine n’est ni plus ni moins qu’une molécule de méthionine sans son groupe méthyle. Il suffit donc de lui rajouter un groupe méthyle pour « re-fabriquer » la méthionine d’origine, et le cycle repart.
La troisième voie servira à fabriquer du glutathion à partir de l’homocystéine.
En bref
La méthylation commence par la méthionine, un acide aminé essentiel présent dans la viande, le poisson, les œufs, les laitages, le soja, etc… Après quelques transformations, la méthionine est donc utilisée dans le processus de méthylation pour fabriquer de nombreux composés essentiels pour le cerveau.
Elle sera alors dégradée en homocystéine, un composé qui, lorsqu’il s’accumule, peut devenir extrêmement toxique pour l’organisme, mais surtout qui indique un problème dans le cycle de méthylation. En ce sens, l’excès d’homocystéine est donc un premier indicateur qui alerte sur une méthylation problématique.
Une fois l’homocystéine créée, l’organisme va donc devoir la recycler d’urgence à travers divers processus. Deux de ces processus vont régénérer de la méthionine à partir de l’homocystéine ; un dernier processus se servira de l’homocystéine pour fabriquer le gluthation.
Méthylation : les 3 voies de recyclage de l’homocystéine
Comment alors se procurer un groupe méthyle, puisqu’il vient d’être cédé ?
La 1ère voie de recyclage via le cycle des folates
La voie royale passe par ce qu’on appelle le cycle des folates. Lorsque l’on ingère des folates (communément regroupées dans la vitamine B9) via notre alimentation, ou de l’acide folique synthétique dans certains compléments, ceux-ci vont subir de multiples transformations enzymatiques dans le but de recevoir un groupe méthyle.
La forme finale et métaboliquement active s’appelle 5-méthyltétrahydrofolate, ou plus simplement 5-MTHF.
Le 5-MTHF devient alors donneur de groupe méthyle pour la vitamine B12, qui de simple cobalamine (= forme de base), passe alors à l’état de méthylcobalamine (= cobalamine + groupe méthyle).
Cette forme peut enfin transmettre à son tour son groupe méthyle tout juste acquis, à l’homocystéine, ce qui permettra donc de recycler la méthionine.
La cobalamine résultante attendra, elle, un nouveau groupe méthyle provenant du cycle des folates. Le 5-MTHF, devenu lui, simple tétrahydrofolate (THF), retournera également dans le cycle pour pouvoir à nouveau recevoir un groupe méthyle. Et ainsi de suite, là encore.
Evidemment, ce cycle ne fonctionne pas en vase clos, et les nutriments (folates, vitamine B12, etc…) finissent tôt ou tard par être dégradés, ou utilisés dans d’autres processus, d’où l’importance d’en apporter suffisamment et continuellement.
La 2ème voie de recyclage via la choline
La deuxième voie de recyclage utilise elle, de la choline, un autre nutriment que l’on classe souvent parmi les vitamines B.
La choline possède déjà un groupe méthyle, mais devra elle aussi être convertie dans une forme « active » appelée triméthylglycine (ou TMG), avant de pouvoir le transmettre (la TMG est parfois abusivement appelée bétaïne, les bétaïnes représentant en réalité un ensemble de composés).
La TMG cèdera alors l’un de ses 3 groupes méthyles à l’homocystéine, et le cycle de la méthionine pourra ainsi continuer.
La 3ème voie de recyclage ou voie de trans-sulfuration
La dernière voie de reconversion de l’homocystéine est aussi la plus importante. Nommée voie de trans-sulfuration (il ne s’agit plus de cycle ici), elle est utilisée pour créer des composants vitaux comme la taurine, mais aussi et surtout, le principal antioxydant du corps humain : le glutathion (aussi appelé GSH).
L’homocystéine va d’abord être catabolisée (= dégradée) via plusieurs transformations nécessitant de la vitamine B6, ainsi que de la sérine (un acide aminé très abondant dans les protéines), pour donner de la cystéine.
Cette dernière va alors s’adjoindre d’abord à l’acide glutamique (ou glutamate sous sa forme ionique, un autre acide aminé), puis à de la glycine, pour former le fameux glutathion. La taurine quant à elle sera fabriquée plus tard dans le cycle.
En bref
Il existe donc 3 voies pour recycler l’homocystéine :
La première repose sur les folates et la vitamine B12, qui après de multiples transformations enzymatiques, vont pouvoir retransformer l’homocystéine en méthionine, et le cycle initial de repartir.
La deuxième repose sur la choline, un nutriment essentiel généralement rangé dans la classe des vitamines B, qui lui aussi subira quelques transformations avant de pouvoir régénérer l’homocystéine en méthionine à nouveau.
Enfin, la dernière voie va transformer l’homocystéine en composés essentiels comme la taurine ou le glutathion, le plus puissant antioxydant du corps humain, grâce à l’intervention de multiples nutriments, en particulier la glycine.
Le fonctionnement du processus de méthylation en résumé
Pour clarifier tout ce que nous venons d’expliquer, la méthylation n’est rien de plus que la transmission d’un groupe d’atomes CH3 (appelé groupe méthyle) d’une molécule à une autre.
Bien que de nombreuses molécules possèdent un ou plusieurs groupes méthyles, elles ne peuvent pas le céder à n’importe quelle autre molécule et souvent, une molécule donnée fournira son groupe méthyle à une autre molécule donnée, qui le fournira à son tour à une autre, etc… Un peu comme une chaîne humaine se passant de main en main le fameux Graal, chaque donneur ayant un receveur attitré, qui devient à son tour donneur pour un autre receveur attitré, etc… Si une personne manque dans le cycle, c’est tout le cycle qui s’effondre.
Ainsi par exemple, les folates vont devenir methyl-folates pour pouvoir donner leur groupe méthyle à la vitamine B12, qui à son tour le donnera à l’homocystéine, qui deviendra alors méthionine, puis cette dernière donnera son groupe méthyle pour de nombreuses réactions (sous sa forme SAM) avant de redevenir homocystéine, qui pourra à nouveau accepter un groupe méthyle de la part de la vitamine B12, et ainsi de suite.
Ce mécanisme indique l’étroite imbrication entre les différents cycles et voies de méthylation, et les nutriments desquels ils dépendent. Bien qu’indispensable à l’ensemble de ces processus, la méthionine subit une conversion en homocystéine qui, si elle s’accumule en excès, peut devenir délétère.
Il est donc indispensable qu’elle soit recyclée par des voies métaboliques qui font appel à d’autres nutriments essentiels : folates, vitamines B12 et B6, choline ou TMG (ou triméthylglycine) et glycine en particulier.
Quels sont les facteurs qui influencent la méthylation ?
Les carences dans notre alimentation : quelles conséquences sur la méthylation ?
A ce stade, il est aisé de comprendre que si l’un de ces nutriments vient à manquer, c’est tout le cycle qui en subit les répercussions, conduisant potentiellement à une augmentation de l’homocystéine, et à tous les effets délétères qu’elle peut engendrer.
La carence en vitamine B12 chez les végétariens et vegans
En particulier, une carence en vitamine B12 empêche le recyclage de l’homocystéine, bloquant ainsi le bon déroulement des processus de méthylation.
Les végétariens (et a fortiori les végétaliens) chez qui ce type de carence peut régulièrement être constatée devraient donc être particulièrement vigilants sur cet aspect.
La carence en folates et glycine chez les omnivores
Mais les omnivores ne sont pas en reste, car leurs diètes habituelles sont souvent déficitaires en deux nutriments essentiels à ce processus : les folates, mais aussi et surtout la glycine. En effet, le rôle de la glycine est de transformer l’excès d’homocystéine en glutathion, ainsi que de tamponner l’excès de méthionine. De ce fait, plus on consomme de la viande, et surtout de la viande maigre, plus nos besoins en glycine augmentent (car étant donné que la viande contient beaucoup de méthionine, l’essentiel de la glycine va être utilisée pour tamponner l’excès qui provient de cette consommation).
Or, la glycine se trouvant essentiellement sous forme de collagène dans la peau et les os (qui ne sont plus tellement consommés de nos jours), les carences en glycine ne sont pas rares.
Les facteurs génétiques qui influencent la méthylation
La méthylation est liée à notre patrimoine génétique
En plus de l’alimentation, la méthylation est étroitement liée à notre patrimoine génétique. En effet, des dizaines et des dizaines de gènes codent pour autant d’enzymes qui sont impliqués dans les divers cycles et voies de méthylation. Ces gènes peuvent présenter de nombreuses variations que l’on appelle « mutations ».
Lorsque la mutation ne touche qu’une seule des deux allèles (ou “versions”) codant pour le gène en question (puisque nous héritons de deux versions de chaque gène provenant de chacun de nos parents), la mutation est dite hétérozygote, et l’enzyme concernée ne verra son activité que partiellement réduite (ou accélérée).
Mais lorsque la mutation touche les deux allèles, elle est dite homozygote, et l’enzyme impactée peut alors voir son activité drastiquement atteinte.
La mutation du gène MTHFR et son impact sur la méthylation
L’un des exemples les plus connus concerne le gène MTHFR, qui code pour l’enzyme du même nom. Cette enzyme est située tout en bout de chaîne du cycle des folates, et sert à la fabrication du précieux 5-MTHF que nous évoquions plus haut.
Une mutation du gène MTHFR peut donc entraîner un déficit en 5-MTHF, qui va alors impacter tout le cycle de méthylation.
La seule manière d’y remédier sera de se supplémenter directement en calcium L-methylfolate, la forme stabilisée du 5-MTHF. En effet, toutes les autres formes de vitamine B9, allant de l’acide folique classique à des formes plus évoluées comme l’acide folinique, devront irrémédiablement passer par l’enzyme MTHFR afin de donner la forme métaboliquement active de folate 5-MTHF.
En bref
Comme évoqué en début d’article, au moins deux facteurs peuvent avoir un impact sur le bon fonctionnement de notre processus de méthylation :
Il s’agit d’une part de notre alimentation, et il s’agit ici d’éviter les carences en certains nutriments essentiels à ce processus.
Et d’autre part, de notre patrimoine génétique qui peut, de base, nous faire défaut en raison de mutations mettant à mal la bonne marche du processus.
Dans ce dernier cas, une adaptation de notre alimentation sera nécessaire.
Comment assurer un processus de méthylation fonctionnel ?
S’assurer d’avoir tous les nutriments nécessaires à une bonne méthylation
La méthionine est donc la clé de voûte de tous ces processus, mais partant du principe qu’elle se trouve dans toutes les protéines, il est assez rare d’en manquer (ce qui peut malgré tout arriver notamment lorsque notre consommation de protéines n’est pas suffisante, auquel cas c’est la première chose à régler).
La seconde chose la plus importante (et la première en réalité, pour la majorité d’entre nous) sera de s’assurer que notre alimentation apporte les nutriments essentiels à la reconversion de l’homocystéine, en particulier : folates, vitamines B12 et B6, choline ou TMG, et glycine.
Où trouver tous ces nutriments nécessaires à la méthylation ?
Les folates
Les folates (ou vitamine B9) se trouvent principalement dans le foie, les légumineuses, ainsi que les légumes feuilles et autres légumes verts (épinards, asperges, brocolis, laitue…) qu’il conviendra de ne pas bouillir pour garder un maximum de folates.
La vitamine B12
La vitamine B12 ne se trouve que dans les produits animaux ou leurs dérivés (puisqu’elle est produite par des bactéries dans le colon), en tête le foie et les fruits de mer (palourdes en particulier), mais toutes les viandes, de même que les œufs et les produits laitiers en contiennent.
La vitamine B6
La vitamine B6 est présente essentiellement dans la viande, la volaille, les abats (foie, rognons,…), le poisson, la levure de bière, le jaune d’œuf et les produits laitiers. De fait, on en manque rarement.
La choline
La choline se trouve principalement dans le foie, le jaune d’œuf, et le germe de blé, alors que la TMG (pour rappel la choline peut se convertir en TMG au besoin) se trouve principalement dans le son et le germe de blé, les épinards ou les crevettes.
La glycine
La glycine est très abondante dans les os et la peau, puisqu’elle est l’un des constituants essentiels du collagène. C’est la raison pour laquelle nous recommandons toujours très chaudement de consommer du bouillon d’os, pour ceux qui le peuvent.
Le magnésium
Enfin, toutes ces réactions impliquent régulièrement de l’ATP, qui nécessite du magnésium pour pouvoir être activé. Le magnésium sera donc également particulièrement important pour assurer une bonne méthylation. On en trouve surtout dans les fruits secs (en particulier les noix du Brésil), les sardines en conserve, les fruits de mer (en particulier les bigorneaux) ainsi que dans la farine de sarrasin (la teneur en magnésium du chocolat reste controversée quant à sa biodisponibilité).
Sans surprise (puisqu’une très grande partie des processus de méthylation y ont lieu), le foie arrive largement en tête des aliments les plus denses nutritionnellement, surtout en regard des nutriments nécessaires à la méthylation. Une petite portion de foie par semaine (ou d’abats en général) pourrait donc être la formule idéale afin de pouvoir dormir tranquille, et ne plus trop se préoccuper de l’apport nutritionnel du reste de notre alimentation !
Les analyses des cycles de méthylation
La science n’en est qu’à ses débuts concernant les analyses ADN en regard de ces processus, bien que certains laboratoires commencent à proposer des analyses concernant la MTHFR.
Aux Etats-Unis, de nombreuses sociétés se sont spécialisées dans l’analyse des enzymes qui sont répertoriées dans les divers cycles de méthylation (et pas uniquement la MTHFR). En utilisant les données brutes issues de l’analyse ADN proposée par le site « 23andme », des sites comme « promethease », « geneticgenie », « nutrahacker » ou « mthfrsupport » vous indiquent vos mutations génétiques, avec parfois des pronostics de santé et des conseils de prises de compléments alimentaires souvent très douteux qu’il vaut mieux à notre humble avis ignorer.
À ce jour, la meilleure analyse des cycles cités ci-dessus est proposée par le site « seekinghealth » et se nomme « StrateGene ». Cette dernière représente graphiquement les enzymes dans leurs cycles respectifs et vous indique avec des codes couleurs leur niveau d’efficacité.
Ces analyses restent cependant à destination d’un public très éclairé, et compte tenu de la complexité des réactions enzymatiques, il nous semble très hasardeux à l’heure actuelle, de pouvoir élaborer des traitements en utilisant ce type d’outils (qui reste à titre informatif très intéressants).
Méthylation : le diagnostic du gène MTHFR pour les femmes enceintes
En France, les diagnostics de mutation de la MTHFR sont de plus en plus répandus, en particulier pour les femmes enceintes ou souhaitant procréer, puisqu’un déficit en vitamine B9 peut induire de graves malformations chez le fœtus. Pour cette raison, on supplémente systématiquement la femme enceinte en acide folique. Mais pour les personnes porteuses d’une mutation MTHFR, l’acide folique ne sera vraisemblablement pas métabolisé (ou pas suffisamment), et la carence en vitamine B9 restera probable.
Si vous êtes enceinte ou que vous souhaitez avoir un enfant, n’hésitez pas à demander à votre médecin un diagnostic du gène MTHFR. Sinon dans le doute, choisissez de la vitamine B9 sous forme méthylfolate de calcium.
L’importance de l’hygiène de vie pour une bonne méthylation
Par ailleurs, comme le rappelle le Dr Lynch, créateur de « StrateGene », il faut garder en mémoire que le fonctionnement de ces enzymes reste étroitement lié à notre hygiène de vie car, elles aussi obéissent aux lois de l’épigénétique.
En attendant de pouvoir s’appuyer sur cette science nouvelle pour des traitements efficaces et novateurs, à ce jour le plus important, en plus d’une alimentation très riche en nutriments qui soutiennent la méthylation, c’est :
De s’assurer un sommeil suffisant et réparateur
De pratiquer une activité sportive régulière
Et de rester éloigné de toute source de stress et de pollution, car tous ces facteurs influencent fortement nos processus de méthylation.
Conclusion
La méthylation est donc un processus en apparence compliqué, mais en réalité relativement simple, et surtout essentiel, puisqu’il constitue la clé de voûte d’une multitude d’actions vitales au sein de notre organisme. Or, il peut être grandement impacté d’une part par notre alimentation, et d’autre part par notre héritage génétique.
Dès lors, il est primordial en premier lieu, de s’assurer d’avoir des apports suffisants en certains nutriments essentiels au bon fonctionnement de ce processus, en particulier les folates, la vitamine B12 et la vitamine B6, la choline, la glycine ou encore le magnésium.
Dans le cas d’une mutation génétique pouvant impacter le processus, ce que l’on peut déceler en faisant un examen de biologie médical (prise de sang), ou via une analyse du séquençage de notre ADN (avec un extrait de salive), il sera important, en plus de s’assurer d’apports encore plus conséquents en ces nutriments, d’avoir une hygiène de vie la plus saine possible (sommeil, activité sportive, stress, pollution, etc.), le fonctionnement de ces enzymes y étant étroitement lié.
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Vous faites de longues nuits et pourtant vous êtes tout le temps fatigué ? Votre problème n’est peut-être pas à chercher du côté du sommeil, mais de l’acidité qui règne dans votre organisme. Faites un simple test et découvrez le protocole pour neutraliser cette acidité excessive avant qu’elle ne provoque de graves complications.
Notre corps est une usine merveilleuse, un mélange subtil et complexe à la fois, de divers processus chimiques et enzymatiques. Un seul grain de sable dans le moteur suffit à le dérégler et à affaiblir de nombreuses réactions métaboliques.
Lorsqu’on parle de fatigue chronique, en naturopathie on pense immédiatement à l’accumulation de déchets acides (lactiques, pyruviques,…) qui ont tendance à diminuer la production d’énergie (ATP) en freinant le fonctionnement du cycle énergétique (cycle de Krebs).
Tel un funambule, notre corps tente constamment de réguler et conserver un état d’équilibre acido-basique. Il est notamment défini par un pH sanguin très légèrement alcalin (7,2 – 7,4) et des urines légèrement acides (6,5 – 6,8), qui pourront varier au cours de la journée.
Véritable pilier de la santé, l’équilibre acido-basique, ou homéostasie du pH, correspond donc à la balance entre notre taux d’acidité et d’alcalinité.
Nos 3 gardiens
Les variations de pH sont normales et récurrentes. Il est important, dans le cadre de l’équilibre acido-basique, de bien différencier l’acidose sanguine et l’acidose tissulaire. En effet, si le pH sanguin varie en dehors de la fourchette de référence, cela nécessite une prise en charge médicale d’urgence.
L’acidose tissulaire, quant à elle, est un état pathologique liée à une incapacité de notre organisme à compenser un excès d’acidité par les mécanismes de régulation qui sont les « gardiens » de notre organisme. On en dénombre trois :
Les poumons : élimination des acides volatiles, au moyen de phénomènes de ventilation.
Les reins : élimination des acides fixes et régénération du bicarbonate plasmatique.
Les systèmes dits « tampons » : ils permettent de moduler rapidement les variations de pH. Le principe est d’équilibrer un acide avec une base, afin d’obtenir un sel « neutre » relativement stable, que l’on appelle « tampon » et qui sera ensuite éliminé par les poumons et les reins.
Quand les gardiens finissent par jeter l’éponge…
Ainsi, si le corps réceptionne et produit plus de déchets acides qu’il ne peut en éliminer, l’équilibre acido-basique est rompu. C’est à partir de ce moment qu’il va tenter de puiser dans ses réserves, des molécules « neutralisantes », c’est-à-dire des minéraux basiques issus des cheveux, des ongles ou des os. Ce phénomène permet de réguler l’acidité, mais déminéralise l’organisme et fragilise les organes concernés.
Le corps va aussi stocker les acides excédentaires dans les tissus conjonctifs, sous la forme de sels cristallisés formés par l’association d’acide et de base minérale (surcharge cristalloïde). Ce sont comme des grains de sable qui gênent le bon fonctionnement des articulations et qui provoque l’acidose tissulaire. Ces « mini-cristaux » peuvent aussi former les fameux calculs si douloureux.
C’est l’accumulation sur le long terme, année après année, qui provoque une acidose métabolique latente (AML), responsable de l’apparition de nombreuses maladies. En effet, avant d’être neutralisé, l’acide agresse les tissus et créé des inflammations chroniques.
Les ennemis de l’équilibre acido-basique
La cause principale du déséquilibre acido-basique est une alimentation riche en :
Protéines animales : composées en grande partie de purines, soufre, phosphore, qui sont des minéraux acides.
Sucres et céréales raffinées : dégradation rapide et partielle qui va générer des acides mobilisant de manière importante les réserves alcalines.
Alcool
Graisses saturées en hydrogène (AGS) : beurre, crème, graisse de porc, de bœuf ou de canard, mais on les trouve aussi dans l’huile de palme.
Café, thés fermentés et cacao.
On pourra également citer entre autres, le surmenage, qu’il soit physique (besoin de glucose augmenté, donc acides lactiques et pyruviques décuplés !), ou mental et intellectuel, la consommation de tabac, de drogues (toutes formes, même douces), et la sédentarité qui favorise le stockage d’acides dans les tissus.
2 tests pour savoir si votre terrain est acidifié
Vous pouvez commencer par répondre à ce petit questionnaire qui vous permettra de découvrir si vous présentez des symptômes d’acidité. Si vous avez répondu OUI à plus de 8 questions, votre terrain est probablement acidifié. Pour un résultat plus précis, vous pouvez réaliser le test urinaire sur 5 jours, présenté ci-dessous.
Test : Souffrez-vous d’acidité excessive ?
Comment mesurer l’acidité dans vos urines ?
Pour faire le test, il vous suffit d’acheter du papier pH en pharmacie.
Le 1er jour :mesurez l’acidité de toutes vos urines. Vous aurez ainsi une meilleure idée des variations au cours de la journée. En effet, il se peut que la première urine du matin au réveil soit très acide, car elle se trouve chargée du nettoyage de toute la nuit (sauf si vous vous levez uriner la nuit). L’urine sera également plus acide après un repas riche en aliments acidifiants (café, sodas, agrumes,…). Dans les deux cas, il n’y a pas à s’inquiéter !
Les 5 jours suivants :mesurez la deuxième urine du matin, celle avant le repas de midi et celle avant le repas du soir. Vous effectuerez ainsi 3 prises par jour. Faites ensuite la moyenne. Ces mesures doivent osciller entre 6,5 et 7,5. Si le pH est inférieur à 4, les reins ne peuvent plus éliminer les urines et les symptômes du déséquilibre peuvent être multiples.
A noter toutefois, que ce test ne permet de voir l’acidité qu’à un instant T, mais pas sur le long terme. Les résultats obtenus peuvent également être faussés par la prise de médicaments (pilule contraceptive, aspirine, corticoïdes,…) ou en cas de pathologies comme les cystites, une hyperuricémie ou des diarrhées.
Mon protocole en 3 étapes pour retrouver l’équilibre
Vous avez effectué le test, mesuré votre acidité urinaire, et vous constatez que vous êtes dans la catégorie des personnes déséquilibrées sur le plan acido-basique ?
Je vous recommande donc de suivre les solutions apportées ci-après. Si malgré leur mise en pratique, les symptômes persistent, je vous conseille de vous rapprocher d’un naturopathe, afin de vous faire aider dans le travail d’élimination.
Le but de ce protocole de détox est de déloger l’acidité excédentaire stockée dans les tissus. Il faut donc casser une structure, les sels minéraux, qui sont difficiles à éliminer car ils s’associent à la graisse et à l’eau, et sont automatiquement stockés dans l’organisme. L’objectif est donc de réactiver la circulation de ces déchets métaboliques et favoriser leur élimination grâce à la technique dépurative du Dr P. Jentschura.
Étape 1 : Rebooster les gardiens et exploser les mini-cristaux
Pendant cette première étape, on va s’assurer que les émonctoires (foie, reins, peau) fonctionnent correctement pour pouvoir drainer les déchets métaboliques, c’est-à-dire les acides libérés par les tissus.
Pour ce faire, on va stimuler votre foie et vos reins grâce aux tisanes de plantes. Vous pouvez préparer le mélange suivant : pour un paquet de 150g environ, mettez à part égales : fumeterre, romarin, chardon-marie, aspérule odorante et camomille matricaire. On recommande 2 cuillères à soupe de ce mélange pour ½ litre d’eau bouillante. Laissez infuser 10 minutes à couvert, filtrez et boire bien chaud dans la journée, durant 20 jours. Cette tisane est déconseillée aux femmes enceintes ou allaitantes et chez les enfants de moins de 15 ans.
Stress : ne noyez pas vos tissus dans l’acidité !
Si vous êtes en période de stress aigu, il faut en profiter pour temporiser la situation car, comme vous tamponnez l’acidité, il ne faut pas en renvoyer pendant le processus. Vous pouvez vous détendre grâce à :
L’huile essentielle de petit grain bigarade, qui sera votre meilleure alliée anti-stress. Pour cela, il vous suffit d’appliquer 3 gouttes en massage, sur le plexus solaire et/ou sur l’intérieur des poignets. Il est possible de renouveler l’opération 2 fois par jour. Ce remède est contre-indiqué pour les femmes enceintes et les bébés de moins de 6 mois.
L’ashwagandha, une plante ayurvédique adaptogène qui permet de calmer le stress et la nervosité, mais aussi de stimuler l’organisme lorsqu’il y a un manque d’énergie. A prendre sous forme de poudre à raison de 1 cuillère à café dans un verre d’eau (ou une compote), le matin pour le tonus, ou le soir pour le sommeil. Déconseillé chez la femme enceinte ou allaitante, en cas d’hyperthyroïdie et d’excès de fer.
Buvez ce cocktail « spécial évacuation »
Une fois que vos gardiens ont retrouvé de l’énergie, il est temps qu’ils se mettent au travail : il faut maintenant dissoudre les « mini-cristaux » en buvant des tisanes alcalinisantes et anti-acides. Vous pouvez opter pour l’ortie, qui est diurétique, anti-inflammatoire et très riche en minéraux (en infusion 30 à 40g par litre), ou la prêle pour sa richesse en silicium et sa capacité à drainer les acides (en infusion à 20g par litre).
Étape 2 : Recharger votre corps en minéraux
Désormais, vos émonctoires fonctionnent à plein régime et les acides sont dissous, il est temps de les neutraliser en apportant à l’organisme des doses importantes de minéraux.
Pour commencer, il faut réformer votre alimentation, qui est l’un des premiers piliers de l’équilibre acido-basique. Ainsi, il est recommandé de favoriser les aliments alcalinisants qui permettent, grâce à leur composition, de réduire l’effet nocif des aliments acides, sur votre organisme. De manière générale, les aliments alcalinisants sont : les légumes (à feuilles vertes, racines et tiges), les fruits (doux et secs), les épices, les herbes aromatiques, les graines germées, les oléagineux, les poissons gras (sardine, maquereau), les algues marines (nori, wakame, isiki).
Pour favoriser une bonne hydratation, buvez au minimum 1,5 litre d’eau par jour, et choisissez une eau qui se rapproche du pH neutre.
La cuisson des aliments est aussi un élément crucial à prendre en considération. On privilégie une cuisson à la vapeur douce, garante des nutriments, et on évite au maximum les cuissons au grill type barbecue, qui seront responsables des réactions de Maillard, délétères pour l’organisme. On veille également à incorporer dans son alimentation une petite part de légumes crus, pris au début des repas.
En parallèle, il est important de reminéraliser en profondeur votre organisme, grâce à cette boisson spéciale : le cocktail du Dr Jarvis, à base de vinaigre de cidre : Mélangez 2 cuillères à café de vinaigre de cidre (biologique et non pasteurisé) avec 2 cuillères à café de miel bio, dans un verre d’eau (25cl). Bien mélanger et boire avant chaque repas, pendant 1 semaine.
Buvez de l’eau de mer !
Les minéraux apportés par l’alimentation ne suffisent pas toujours à neutraliser les acides. Il est donc utile de se supplémenter. Vous pouvez opter pour l’eau de Quinton (plasma marin), une eau de mer micro-filtrée, très riche en minéraux. 20 cl chaque matin, à jeun.
Étape 3 : aidez votre peau à évacuer cette acidité
Les bains alcalins font partie des techniques les plus efficaces pour éliminer l’acide excédentaire. Il s’agit de se débarrasser des déchets résiduels à l’aide de sels alcalins comme le sel d’Epsom ou le bicarbonate de soude, qui rééquilibrent la peau.
Un massage spécial pour « vider les poubelles »
Il vous faudra aussi stimuler la lymphe, qui est essentielle à la circulation métabolique. En effet, elle apporte la nourriture nécessaire aux cellules et emporte les déchets de leur digestion. Ce drainage lymphatique consiste à effectuer un brossage à sec qui permet de libérer les pores de la peau et favorise une bonne élimination. Pour ce faire, munissez-vous d’une brosse à poils naturels (fibres végétales). Je vous conseille de la choisir avec un long manche afin de pouvoir accéder facilement à certaines zones comme le dos, par exemple.
Commencez par frotter le bas d’une jambe et remontez jusqu’à la fesse, puis faites de même sur l’autre jambe. Idem pour les bras, en remontant jusqu’à l’épaule. Finissez par le ventre (on évitera les seins), puis le cou, le dos et la nuque. Ne brossez pas le visage, bien sûr. Evitez également les zones sensibles (coupures, plaies, coup de soleil,…). Réalisez ce brossage, tous les jours avant la douche.
La technique nordique pour éliminer les toxines
Ce n’est pas pour rien que de nombreuses maisons finlandaises disposent de leur propre sauna. Bien sûr la notion de plaisir entre en jeu, mais il s’agit surtout de santé !
La température d’un sauna varie entre 70 et 100°C, ce qui permet d’activer la sudation, processus déclenché par les glandes sudoripares au moyen de l’élévation thermique du corps. Ce processus permet l’élimination des toxines, des acides, la filtration du sang et la revitalisation du système nerveux.
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